Ribaud : 2016 pour apprendre, 2017 pour gagner



A bientôt 23 ans, Quentin Ribaud compte déjà une belle expérience en formule de promotion avec une première saison en Opel Adam, suivie de la 208 Rally Cup cette année.

Actuellement septième du championnat, le pilote vauclusien espère décrocher un premier podium d’ici la fin d’année. Après sa huitième place au Terre de Lozère, Quentin revient longuement sur son parcours en rallye depuis ses débuts en 2013.

Quentin, peux-tu nous parler de tes débuts en rallye notamment avec la Renault Clio ?

J’ai débuté au rallye du Sarrians en 2012 avec une Clio Williams N3. Je me souviens qu’on avait signé le 8ème temps scratch dans la spéciale de Suzette dans des conditions difficiles puisqu’il avait neigeait dans la nuit. Cela reste un super moment.

Ensuite, en 2013, on a disputé cinq rallyes et c’est à partir du rallye de la Drôme que Benoît Balme a débuté à mes côtés. Au Picodon, dans la spéciale d’Eyzahut, on signe à nouveau le 8ème temps devant Fagot-Revurat et Belhomme qui avaient les Ragnotti. Au second tour, on parvient à être à 1s3 de Belhomme et on termine 3ème de classe. Enfin, on achève la saison au Sarrians où l’on remporte notre première victoire de classe.

Pour 2014, on vend la Williams et on achète une Clio Ragnotti. Pas mal de soucis mécanique nous pénalisent en début de saison et une sortie à Venasque alors qu’on était en tête du groupe N nous refroidit un peu. Grâce à Didier Giraud et toute ma famille, on remonte l’auto rapidement mais le moteur casse à la Sainte-Baume.

Du coup, vu que l’on voulait se qualifier pour la Finale de La Rochelle, on est allé rouler ailleurs pour marquer le maximum de points. A l’Ain-Jura, on réalise deux 6ème temps scratch devant Michaud, Boschung ou Capelo Nobre mais on termine derrière eux au final. Puis à la Côte Chalonnaise, on remporte enfin une victoire de classe devant Lamarche avant de s’imposer à nouveau à Autun face à Michaud.

Ce fut une bagarre exceptionnelle dont je me souviendrais longtemps !

Enfin, nouveau succès au Picodon en N3 avant de partir à la Finale où malheureusement l’embrayage casse dans l’ES3…

L’an dernier, tu roulais au sein de l’Opel Adam Cup, au niveau pilotage comment as-tu trouvé cette Adam ?

C’était une auto vraiment sympa à piloter malgré le manque de chevaux. La châssis était vraiment top et avec les pneus Avon, l’auto glissait souvent donc c’était assez excitant au volant. Elle avait un rapport qualité/prix imbattable tant le coût d’entretien fut peu onéreux et la fiabilité exemplaire puisqu’on a terminé les 10 rallyes disputés à son volant !

Tu as obtenu plusieurs podiums, une saison réussie avec Benoît Balme ton copilote ?

Oui ce fut au-delà de nos espérances. On avait tout à découvrir : les rallyes, la voiture, le rythme d’une formule de promotion et dès le Lyon-Charbo, on signe un scratch dans Chiroubles. A Mâcon, on monte sur notre premier podium aux côtés de Jouines et Rouillard. C’est un moment inoubliable !

Ensuite, au Mont-Blanc, on termine à nouveau 3ème comme aux Cévennes où on signe deux scratchs face à Jouines et Bernardi. Ce fut vraiment une saison quasiment parfaite pour nous avec aucun abandon et trois podiums en six courses.

Cette saison, on te retrouve en 208 rally Cup, pourquoi ce choix ? Que penses-tu de la Peugeot 208 R2 ?

L’Opel Adam Cup s’arrêtant, on avait pas forcément le choix : le Trophée Clio R3T n’offrait pas une carotte alléchante pour nous, le Citroën Racing Trophy Junior rentrait dans sa dernière année et le Citroën Racing Trophy représentait un coût trop élevé pour nous. Du coup, on a vendu l’Adam et acheté une 208 R2. Pour le coup, on est remonté d’un cran avec une vraie auto de course !

Elle a un châssis fabuleux, on prend vraiment beaucoup de plaisir à son volant.

Quels sont tes résultats dans la Cup sur terre et asphalte ? A ton avis, où dois-tu encore progresser ?

Cette saison, on savait qu’on allé “prendre” sur terre, mon expérience se limitant à deux Terre de Vaucluse avec une Saxo et une 206 XS. Du coup, j’ai beaucoup travaillé avec Laurent Clutier de Drive Control avant d’attaquer au Terre des Causses et cela fut payant. On termine 8ème et on signe un temps scratch. Là pour le coup, on en revenait pas !

En revanche, on est passé à côté de l’Antibes : soucis de frein, réglages pas idéal et manque de confiance avec l’auto. Je freine pied gauche depuis l’Adam et pour l’Antibes, j’ai du repasser au pied droit. Du coup, on a jamais pu rouler correctement. Le terre de Langres partait mal aussi, on était seulement 11ème le samedi soir mais dimanche, on a vraiment attaqué fort et on remonte 4ème en faisant deux scratchs. On loupe sûrement le podium à cause d’une crevaison mais on reste super heureux de ce résultat. Enfin, au Lozère, on se bat pour le podium et on crève dans l’ES4. On parvient à remonter 5ème avant la dernière boucle et on crève à nouveau !

On retombe 8ème et on loupe une occasion de passer Carella, Toedtli et Solans au Championnat…

Je dois progresser sur mon rythme en course : je suis capable de faire de très bon temps comme d’en faire des mauvais sans trop savoir pourquoi. Sur terre, je pense que mon pilotage est de plus en plus propre, en revanche, il faut absolument travailler sur la lecture du terrain. Depuis le début de saison, on a crevé trois fois en courses et trois fois en essais !

Sur asphalte, l’Antibes m’a déstabilisé et je ne sais pas vraiment si on va être compétitif au Vosgien.

Quels seront tes objectifs sur cette fin de saison et as-tu envie de continuer dans la même formule de promotion en 2017 ?

L’objectif principal est d’être présent sur les trois dernières épreuves de la saison. Je sais qu’on sera au rallye Vosgien mais le reste, c’est moins sûr. A priori, on a le budget pour terminer mais il faut absolument rester sur la route. Au niveau sportif, on a une carte à jouer au Vosgien vu que ce sera nouveau pour tout le monde mis à part pour William Wagner. J’ai vu qu’Eddy Marchal venait faire une pige en 208 aussi. Je pense qu’il sera performant également. On aimerait bien donc monter au moins une fois sur un podium cette saison et terminer dans le top 5 du Championnat.

Pour 2017, on va tout faire pour repartir en 208 Rally Cup, on pourra enfin capitaliser sur notre année d’apprentissage et pourquoi pas viser le titre.

Quels sont tes partenaires, team et autres qui te soutiennent sur ton programme rallye 2016 ?

Cette année, on roule avec le Team CHL Sport Auto. C’est une équipe formidable, de vrais passionnés et très professionnels à la fois. Lucien, qui a en charge notre 208 sur la saison fait un boulot incroyable ! Les ingénieurs qui nous suivent sur les rallyes, Franck Evrard et Florent Peronnet nous permettent de progresser très rapidement en trouvant de bons réglages.

Le coordinateur Victor Bellotto est également une pièce maîtresse dans l’organisation des épreuves, des séances d’essais et il est indispensable pour le bon déroulement de la saison.

J’adore cette équipe ! Christophe Lecureux est très ouvert également et cela permet de pouvoir discuter sans problème.

Après, Alain Bonneton est un de nos partenaires cette saison. C’est grâce à lui que nous avons pu rentrer chez CHL. Il nous aide sur la saison et je l’en remercie encore. Daniel Giroud de R.Tec est également partenaire, je discute beaucoup avec lui et il m’apporte un vrai plus sur mes réglages et ma gestion de course. Laurent Clutier et Christian Domergue m’ont énormément appris sur le pilotage sur la terre et grâce à eux on a pu évoluer rapidement.

Ensuite, Garage Barnouin, Gan Assurances, GRM Groupe Régis Malcles, Hôtel Arène, ABP Menuiserie Véranda, Drive Control, WEEC, Espace Automobile et Réponses à tout nous soutiennent depuis quelques années et je les remercie encore de leur aide !

Je ne peux pas oublier pour terminer mon copilote qui fait un travail incroyable, il a même fait un crédit pour acheter une partie de la 208 !

A 20 ans, il est passionné à 120% et il est très compétiteur comme moi donc on se pousse mutuellement. Enfin, ma famille qui me suit depuis mes débuts et qui fait de gros sacrifices pour qu’on puisse rouler, je les remercierai jamais assez de leur soutien tout comme celle de mon copilote. Un très grand merci à eux.

Je remercie aussi Yoann Bonato qui est venu sur une séance d’essais pour m’apporter de précieux conseils.




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