Degout : « Je suis un privilégié »



Après Marielle Grandemange, championne de France des rallyes Terre, entretien avec Jérôme Degoût, également titré cette année avec Jean-Marie Cuoq mais sur asphalte.

Titré sur terre l’an passé avec le pilote ardéchois, Jérôme Degout a encore connu une année couronnée de succès cette saison. Pour lui, cette année 2015 restera pourtant difficile avec le décès de son ami Frédéric Comte au rallye du Mont-Blanc.

En 2016, son calendrier débutera dès le Monte-Carlo avec un premier départ en championnat du monde des rallyes.

Jérôme, quel bilan fais-tu de ton année 2015 aux côtés de Jean-Marie Cuoq en championnat de France asphalte ?

Bonsoir et meilleurs vœux à tous pour commencer.

Avec le titre asphalte décroché avec Jean-Marie Cuoq, 2015 peut paraître comme une année fabuleuse mais ce titre me laisse un sentiment partagé avec la perte de notre pote Fred au Mont Blanc. Pourtant tout avait si bien commencé avec des victoires au Touquet, au Charbo et la grosse remontée à l’Antibes, pour marquer de gros points. Au Rouergue,des crevaisons nous ont empêché d’espérer se battre pour la victoire mais le souvenir du 720 dans Moyrazes restera gravé dans ma mémoire. Puis il y eu ce maudit Mont-Blanc…

Ce titre est bien sûr dédié à Fred et toute l’équipe AFC Racing.

Je suis très fier d’être champion asphalte car sur le plan National c’est le titre ultime et la boucle est bouclée avec la Terre en 2014 et la Coupe de France en 2010 et 2011. En plus d’être associé, avec Marielle Grandemange sur la terre, au doublé historique de Jean-Marie c’est inoubliable, avec une équipe en or et dévouée autour de nous qu’il faut remercier.

Tu étais aussi présent sur deux manches terre avec Eric Rousset, comment se sont passés ces rallyes à bord de la Xsara WRC ?

Effectivement, j’ai remplacé au pied levé Christophe Sauce qui avait encore un peu mal aux côtes suite à la sortie au Lozère.

Alors Cardabelles à oublier, une spéciale .

Par contre au Vaucluse,on a fini et Éric avait vraiment envie de voir l’arrivée après plusieurs abandons. L’objectif a été atteint avec en plus des bons moments de plaisir avec la Xsara, Éric et son équipe qui sont au top. Vraiment une belle rencontre avec eux.

Tu démarres l’année avec un rallye mythique et à bord d’une voiture de la catégorie « R5 », peux-tu nous parler de ton prochain rallye ?

Le Monte-Carl’,un rêve de gosse, qui plus est avec une spéciale qui passe chez moi,là même où j’ai appris à aimer le rallye quand j’étais enfant avec le passage du Rallye de la Matheysine. Je vais découvrir le Monte-Carl, la Fabia R5 et Matthieu Margaillan que je n’ai jamais copiloté. Ceci, je le dois à mon pote Alex Chioso qui a pensé tout de suite à moi suite à son indisponibilité professionnelle.

J’espère que je serai à la hauteur des attentes de Matthieu. Je vais aborder ce rallye en toute humilité comme un débutant, car le Monte-Carl c’est un monument, il ne faut pas l’oublier mais avec une motivation sans faille. Et nous avons la chance que Romain Roche et Mathieu Arzeno ont accepté d’être nos ouvreurs.Leur expérience sera primordiale. Pour un copilote, il est très important d’avoir des gens sur qui s’appuyer pour la préparation et sur le déroulement d’une telle épreuve.

Quel sera ton programme de co-pilote en 2016 et avec qui ?

A l’heure actuelle, je n’en n’ai aucune idée à part le Monte-Carl. De toute façon, chaque année je dis que c’est ma dernière année et puis je continue alors j’espère faire quelques belles épreuves du championnat de France et les rallyes autour de chez moi.

Je suis un privilégié, je ne sais pas si je le mérite mais vivre ses rêves d’enfants,c’est pas offert à tout le monde alors pourquoi ne pas continuer à rêver dans ce monde et cette société où la réalité est souvent cruelle…




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  1. MARTIN dit :

    Un grand copilote qui on l’espère repartira en championnat de France…