Jacques Amblard, l’homme aux 500 rallyes



Depuis une quarantaine d’années, Jacques Amblard sillonne les routes de la coupe de France au volant de « petites » autos, d’une Samba groupe N en passant par une Honda Civic N2, avant d’évoluer sur une Citroën AX GTi A5.

Jacques-Amblard-lhomme-au-500e-rallye

Toujours passionné et prêt à repartir pour sa 50e licence la saison prochaine et un 501e rallye, le pilote rhodanien cumule les plaisirs en étant navigué par sa fille Julie depuis 2011. Dans cet interview, Jacques revient sur ses aventures en rallye mais également sa vision des épreuves d’aujourd’hui.

Jacques, tu viens de « vivre » ton 500 eme rallye, comment as-tu commencé en sport automobile ?

J’ai commencé par hasard en rallye, poussé par des amis car je pensais que les rallymen étaient des pilotes doués avec un niveau supérieur au mien. Et les bons résultats sont arrivés tout de suite ce qui m’a vraiment motivé.

Tu as piloté différents véhicules au cours de ces années, quelles voitures gardes-tu en mémoire ?

J’ai eu 38 autos différentes et celles qui sortent du lot pour moi, sont les Honda car très performantes et d’une fiabilité hors norme.

Quels sont tes plus grands souvenirs, sur quels rallyes et avec quel copilote ?

J’ai deux souvenirs gravés dans mon coeur, bien que mes 127 victoires de classe m’aient aussi procuré beaucoup de bonheur.

C’est d’une part dans une épreuve de 24 km avec une victoire en Samba groupe N devant 89 autos et une place de 3ème scratch au rallye du Pays du Gier 1990.

A l’époque de la Samba, j’avais un ami qui m’a copiloté 12 ans puis en 1990 c’était la mère de Julie.

Mais je pense que mon plus grand bonheur a été le début de Julie à mes côtés, dont le Charbonnières pour ses 16 ans et 3 mois.

As-tu apprécié tes participations aux différentes finales des rallyes ?

Les finales ont toujours été plaisantes car on luttait avec les meilleurs et c’était toujours un gros dépaysement avec des routes très diverses et l’occasion de découvrir toutes ces belles régions de France.

En 2010, au Lyon-Charbonnières une jeune copilote débute à tes côtés,elle était de nouveau avec toi pour ton 500 eme rallye, des grands moments pour toi ?

Oui avec ma fille c’est une super complicité. La reconnaissance nous permet de découvrir des restaurants sympas, des gîtes très accueillants et le partage d’un bon repas est un vrai plaisir pour nous deux.

-Quels regards portes-tu sur les rallyes en France ? Quelles sont les différences avec les épreuves de tes débuts ?

Actuellement, ce qui est décevant, c’est lorsque l’on regarde les listes d’engagés et le niveau financier nécessaire pour bien se classer au général.
Même dans les petites autos, je vois mes concurrents passer 2 trains de pneus par épreuve alors que moi je fais 10 rallyes avec le même train.
Il y a eu deux mesures quand même ces 10 dernières années qui vont dans le bon sens. C’est le parc d’assistance unique qui permet de se grouper à plusieurs et qui sur une saison fait une grosse économie de carburant et d’usure du fourgon.

Et la décision de la fédé de supprimer la caducité des autos. Je peux donc espérer rouler longtemps avec mon AX.

Quels conseils tu donnerais à un jeune qui veut débuter et réussir en tant que pilote ou copilote ?

Pour un copilote, je conseillerais de rouler avec un pilote qui pratique depuis longtemps et qui pourra lui apprendre toutes les ficelles.
Personnellement, quand Julie n’est pas dispo, je prends des jeunes qui débutent et j’en ai déjà formé quelques-uns. Pour les pilotes, ce qui me paraît le mieux c’est la location.

Pour 5 à 600 euros on peut louer pour un régional. Et parfois au 1er rallye, la personne va se faire peur ou être dégoutée par son classement et l’investissement dans une auto serait du gaspillage. Bien sûr à ce prix, ce ne sera pas une grosse auto, mais on peut débuter sans avoir de fourgon et de remorque à acheter et voir ensuite.

En 2017, sur quelles épreuves on pourra voir le pilote aux « 500 rallyes » ? Partant pour 600 rallyes ?

Je vais avoir un autre objectif, c’est de continuer l’entraînement physique, garder la forme, la passion étant toujours là comme au premier jour. Mes 12 km de footing de tous les matins, quelque soit la météo sont là pour. Julie m’a déjà dit qu’elle aimerait bien fêter ma 50ème licence, ce serait super.

Dans notre région, on est entouré de beaux rallyes, donc je pense tourner aux environs d’une dizaine d’épreuve.

Je suis toujours content de parler de ce qui a fait toute ma vie et de faire partager cette passion.
Merci à vous.




Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

  1. roumic67 dit :

    Le vieux « con « que je ne suis pas encore, va vous dire que je courrais avec l’auto qui me servait pour aller au travail le lundi.
    Si les jeunes qui débutent veut faire le scratch au premier rallye avec une auto de pointe qu’ils aillent plutôt à la pêche.
    Et vive Jacques qui passe de bons moments derrière un volant.
    Salut