La malchance poursuit Vincent Dubert



Avant dernière manche du Championnat du Monde Junior des Rallyes, le Tour de Corse n’a pas failli à sa réputation de juge de paix mécanique.

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Un rallye ? Non, un marathon. Peu de spéciales mais très longues, la gestion de la mécanique avait un rôle déterminant. Partis prudemment dans la première boucle avec la gestion des freins comme leitmotiv, Vincent et Alexandre concèdent quelques secondes dans la première spéciale puis un choix de pneus trop sécuritaire dans la suivante n’a pas aidé le jeune Aixois. Deuxième boucle, Vincent et Alexandre en difficulté avec les freins nous racontent « Nous avons eu des soucis de freins dans l’ES3 sur les 35 derniers kilomètres et dans la suivante la sensation à la pédale ne me permettait pas de m’exprimer correctement. Notre choix de pneus dans cette deuxième spéciale était meilleur, mais il n’a pas porté ses fruits. C’était une journée très longue et sans assistance, l’objectif était de ramener la Citroën DS3 R3 Max intacte à Bastia, c’est chose faite. »

Deuxième journée, en compagnie du chat noir Corse. Deux crevaisons en deux spéciales, la matinée ne commence pas de la meilleure des manières. Vincent confie cependant que les set-up trouvés en essais lui procurent de très bonnes sensations de pilotage qui ne portent à nouveau malheureusement pas leurs fruits. « Les sensations sont bonnes malgré une alerte au niveau des freins dans la première spéciale de la boucle, si nous ne tenons pas compte des crevaisons le rythme est bon. » déclare Vincent à la Média Zone de mi-journée.

Une météo capricieuse se dresse dans le ciel de l’épreuve insulaire ; pouvant alors redistribuer les cartes car rappelons que Vincent s’était montré particulièrement habile en Allemagne dans des conditions incertaines. Malheureusement dès les premières encablures de la spéciale 7, Vincent et Alexandre sont enclins à des coupures moteur persistantes « Nous avons perdu de la puissance avec des coupures moteur sur quelques kilomètres puis, avons calé définitivement. Alex et moi avons tout tenté pour relancer le moteur avec les pièces que nous avions à bord, mais rien n’y a fait. C’est terriblement frustrant car nous avions à cœur de briller lors de cette seconde boucle après nos deux crevaisons de ce matin ». La raison de cet abandon : Le capteur d’essence haute pression qui a flanché. La faute à pas de chance.

Bénéficiant de la règle du Rally 2 en écopant de 7 minutes par spéciale non courue, c’est donc avec 14 minutes de pénalité que Vincent et Alexandre repartent le dimanche, dernière journée de course.

Cette dernière journée commence par la plus longue spéciale du rallye avec 53,79 kilomètres, une spéciale disputée dans des conditions particulièrement délicates. En effet Vincent déclare à l’arrivée « Un virage sec, un virage humide, des conditions éprouvantes additionnées à la gestion des freins puis pour couronner le tout, nous avons été gêné par un de nos confrère en JWRC sur les derniers kilomètres ». Fort heureusement la dernière spéciale se déroule sans encombre et emmène la Citroën DS3 R3 Max vers la ligne d’arrivée à Porto-Vecchio en 6ème position. Vincent déclare « Alex et moi sommes très contents de franchir la ligne d’arrivée en dépit de tous ces déboires mécaniques, nous tenions à remercier Citroën Racing, AFC Racing et toute notre équipe et entourage. » Au championnat, les jeux sont faits pour l’acquisition du titre mais rien n’est joué pour les places d’honneur. Vincent et Alexandre auront à cœur de jouer ces dernières car seulement 10 points séparent la deuxième et la cinquième place qu’occupent Vincent et Alexandre. Rendez-vous au Pays-de-Galle pour l’ultime affrontement JWRC édition 2016.

Contact presse : Erik Agostinelli – Racing Management




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