Bonato : « On a pris vraiment beaucoup de plaisir »



En cruel manque de compétition depuis la mi-mars et plus précisément le rallye Touquet dans son cas, Yoann Bonato a regoûté au plaisir du rallye dans des conditions course le week-end dernier au rallye du Trièves.

Non loin de chez lui, le pilote des 2 Alpes ainsi profité de cette épreuve régionale pour reprendre ses marques et ainsi préparer une fin de saison qui s’annonce très intéressante. 

Pourquoi rouler sur ce rallye du Trièves ?

« En fait, c’est une proposition de Benj’ (mon copilote). Il a fait le tour des rallyes qui existaient par chez nous et a repéré le Trièves, un rallye que j’ai fait à l’âge de 16 ans en copilotant mon père. C’était d’ailleurs mon tout premier rallye. C’est une histoire sympa !

Sans la COVID-19, nous n’aurions pas eu l’occasion de faire ce rallye mais c’était vraiment chouette comme opération. On en a parlé au début du mois de juillet avec Benj’. Comme le moteur du Touquet était encore en révision, CHL m’a mis à disposition une autre C3 R5, mais ça revenait au même.

Pour ce Trièves, je tiens à féliciter toute l’organisation, qui malgré le contexte, a continué à bosser dur pour maintenir leur épreuve dans des circonstances très particulières et difficiles. Il fallait beaucoup de courage vu la situation. En plus de ça, ils ont bien tenu leurs engagements en versant les primes et les récompenses habituelles aux concurrents.

Pour nos partenaires aussi, c’était important de se montrer après cette période sans visibilité. »

Et côté course ?

« Déjà, il ne faut pas penser qu’en régional le niveau est plus faible qu’en championnat, c’est complètement faux. On espérait gagner le rallye, mais je n’en avais vraiment pas la certitude. Le régional dans son ensemble, a toute sa place dans le calendrier. »

Quel bilan tires-tu d’une telle participation ?

« Bien que j’ai eu la chance de rouler en essais, on se rend bien compte que rouler en course, c’est bien différent. L’entraînement ne remplacera jamais la course. Comme par exemple les changements de spéciales, la gestion des départs et des pneus froids, et tous les aléas liés à la course.

On a pris vraiment beaucoup de plaisir, l’ambiance était bonne et on a bien vu que tout le monde était content que le rallye redémarre, leur joie était plus marquante que d’habitude, les spectateurs avaient des étoiles dans les yeux.

Pour nous, c’était bien de faire cette course, et ce n’est pas de trop de l’avoir fait. Je n’irais pas à dire que c’est un handicap de ne pas rouler avant le Mont-Blanc, mais nous sommes bien contents d’avoir eu cette opportunité. »

Quel est ton avis sur les mesures appliquées par rapport au COVID ?

« Il va falloir pérenniser les mesures et les protocoles sanitaires jusqu’à la fin d’année. En respectant les mesures, on évitera d’être pointé du doigt, je parle du rallye en général, même si certaines mesures peuvent paraître discutables par moment, nous n’avons rien à dire. Nous nous devons d’être irréprochables pour permettre le bon déroulement des rallyes. »

As-tu une préparation prévue pour le Mont-Blanc ?

« Je vais rouler pendant trois jours du côté des 2 Alpes avec Citroën, tout juste à côté de la maison, je pourrais y aller avec ma Panda 4×4 verte toute rouillée ! On va continuer le développement de la C3 R5 pendant trois jours pour des évolutions qui arriveront prochainement. »

Avant ça, j’ai également pu rouler à deux reprises avec Michelin pour effectuer du développement. »

Tu as également participé au Michelin Rally Days à deux reprises. Comment c’était ?

« L’organisation était vraiment top et je ne dis pas ça car c’est mon copilote qui en était le responsable ! Cela a permis aux amateurs de pouvoir reprendre en conditions course avec un encadrement très professionnel. Les gens étaient super contents, c’est une bonne initiative.

De mon côté, les gens venaient me voir pour me demander des conseils. J’étais là pour donner mon avis et non pas la solution. Donc j’ai pu intervenir sur la pression et la température des pneus par exemple. Il faut bien avoir en tête qu’un pilote n’est pas un ingénieur. »

Un dernier mot peut-être… ?

« Oui je voulais préciser que j’étais bien content d’avoir participé au Trièves car cela m’a permis de faire des nuits car j’ai eu une petite fille il y a quelques jours. »




S’abonner
Notifier de
guest
5 Commentaires
le plus récent
le plus ancien le plus populaire
Inline Feedbacks
View all comments
jmb17
jmb17
1 mois il y a

Cette C3, avec Yoann, bonne auto

Racing74
Racing74
1 mois il y a

Super ce Yoann! J’adore sa mentalité, et félicitations pour sa fille !!