Chroniques du Portugal (Quentin Giordano)




Il ne restait que quelques kilomètres dans le dernier chrono de la journée du vendredi. Jusque là, la DS3 n°55 avait construit une course régulière,...

rs de la 5e place dans le peloton du Junior WRC et l’équipage pouvait raisonnablement entrevoir de rejoindre le parc fermé avec de belles perspectives, pour cet apprentissage sur terre au niveau mondial. D’autant plus que la semaine en Algarve, n’avait pas réservé de mauvaises surprises, mises à part des reconnaissances un peu perturbées.

Retour sur une première manche mouvementée :
 »Depuis le Luxembourg, nous avions atterri à Lisbonne, le Lundi, avant de récupérer notre voiture de recos qui avait fait le voyage en camion, depuis Nancy ».

Direction Faro, pour les vérifications administratives :
 »Trois cents kilomètres d’autoroute, sous une pluie battante, c’était déjà assez impressionnant’‘.

Des trombes d’eau qui ont d’ailleurs forcé les organisateurs non seulement à modifier les reconnaissances, mais aussi à raccourcir certaines spéciales. Pour finir la journée de mercredi, le shakedown (spéciale Test) s’était bien passé, tout comme le premier chrono en ville, à Estoril (5e), et les cinq spéciales qui ont ont suivi.
Mais est arrivée Almodôvar 2, la 7e spéciale du Rallye du Portugal. Almodôvar et cette crevaison qui n’a fait, pour Quentin et Guillaume que corroborer une certitude d’avant saison : à ce niveau, la moindre erreur se paye cash… :
‘On n’était pas loin de l’arrivée, alors on a d’abord essayé de continuer. Mais la jante s’est découpée, avant de se coincer autour de la bielette de direction et on ne pouvait plus avancer …  ».

En fait, quelque chose qui n’arrive qu’une fois sur mille, mais la galère ne faisait que commencer :
‘Tout était tellement bloqué qu’il nous a fallu 30 minutes pour enlever ce qu’il restait de la roue. »

Au vu du temps perdu, le plus intéressant était d’abandonner et de reprendre le lendemain en super-rallye, pour les six spéciales du samedi.  »On est reparti 12e, mais dans la première boucle, on s’est aperçu qu’il y avait un amortisseur cassé. Seulement l’après-midi, nous avons pu rouler normalement et le soir, on était 11e ».

Trois spéciales restaient au programme, le dimanche, avec un objectif :  »Le dixième était à quarante secondes, et on a décidé d’aller le chercher ». A la sortie du premier chrono, la chose était bien engagée, puisque Quentin, au prix d’un 4e temps, était revenu à 10 secondes. Il n’ y avait qu’à continuer sur la lancée …

« Mais dans la deuxième spéciale, je suis sorti trop large d’une épingle et j’ai abîmé le radiateur et la direction assistée… ».

Ce nouveau contre-temps est heureusement resté sans conséquences, puisque Quentin et Guillaume ont pu rallier Faro, à la 10ème place, malgré tout, et empocher le précieux point qui allait avec. Un point et des enseignements :
 »On sait maintenant que, sur la terre, on peut entrer dans le top cinq, il faut trouver le bon tempo pour ne pas faire de faute…’‘.

Dans un peu plus de deux mois, le Rallye de Pologne, sera donc bien un nouveau challenge.

Communiqué de presse en PDF





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