Le grand huit




Au terme du rallye de Grande Bretagne ou ils ont remporté leur huitième victoire de la saison, Sébastien Ogier et Julien Ingrassia ont répondu à...

lors de la dernière conférence de presse de la saison.

Sébastien, la dernière victoire de la saison est pour vous ! Comment vous sentez-vous après ce rallye difficile ?

Sébastien Ogier « C’était un vrai Rallye de Grande-Bretagne, avec des conditions difficiles pendant trois jours. Il n’y avait aucune possibilité de se détendre ce weekend. Même samedi matin, quand on s’est retrouvé à la tête d’une solide avance, je n’arrêtais pas de répéter à chaque interview que c’était difficile, vraiment pas simple, qu’il fallait continuer à piloter en évitant chaque portion piégeuse. L’erreur d’Andreas [Mikkelsen] l’a prouvé. Tout le monde attaquait et n’importe qui serait sorti à cet endroit en prenant la route en premier. Je suis très content de cette victoire, c’est une super façon de finir la saison. »

Les conditions étaient difficiles ce weekend, n’est-ce-pas ? En particulier sur les seconds passages ?

Sébastien Ogier « Ce ne sont pas les pires conditions que j’ai connues ici. Pour ma première participation, en 2008, il y avait de la glace et de la neige, c’était vraiment très difficile, d’autant qu’on n’avait que des pneus durs. Cette fois aussi c’était compliqué. Il vaut toujours mieux éviter les soucis quand on a trois jours comme ça. Avec Jari, on a attaqué fort. Mais dans ces conditions c’est peut-être encore plus difficile de piloter prudemment que d’attaquer. L’équilibre entre les deux est difficile à trouver. Il ne faut pas être trop lent, sinon on perd ses sensations, on a l’impression que le set-up n’est pas bon et que rien ne va. C’est une dure bagarre contre soi-même pour trouver le bon équilibre. »

Est-ce que vous commencez à aimer le rallye de Grande Bretagne maintenant ?

Sébastien Ogier « L’année dernière, déjà, j’ai commencé à vraiment l’apprécier. Comme je le disais avant le départ, les spéciales sont vraiment belles et c’est un super rallye. Mais c’est aussi un énorme challenge. En tout cas, avec désormais deux victoires, on commence à bien s’entendre. C’est presque de l’amour ! »

2014 a été une saison fantastique pour vous, mais il ne reste que deux mois avant le Monte-Carlo. Vous avez hâte d’y être ?

Sébastien Ogier « Je suis assez fatigué. Je crois qu’on a tous dépensé beaucoup d’énergie cette saison. C’est Mikko et Jarmo  qui sont en vacances maintenant ! J’ai encore un mois d’essais et de célébrations avant de pouvoir prendre une pause. Je vais apprécier ces moments, mais j’ai hâte d’être en vacances et de recharger mes batteries. Je veux savourer ce moment. Je n’ai pas particulièrement hâte de débuter la nouvelle saison, on n’a pas tellement de temps de pause. »

Julien, félicitations pour cette dernière victoire de la saison. Qu’est-ce-que ça fait ?

Julien Ingrassia « Comme l’a dit Seb, on a dépensé beaucoup d’énergie et de concentration. On mérite maintenant de passer du temps avec nos familles et les amis pour qui on n’a pas eu assez de temps pendant la saison. Le sentiment qui prévaut, c’est la satisfaction. C’est génial de décrocher un deuxième titre et de confirmer qu’on peut gagner sur toutes les surfaces. On sait que la prochaine saison va arriver très vite. On va donc profiter des prochains jours. »

Aimez-vous le Pays de Galles ?
Julien Ingrassia « Il n’y a peut-être pas d’amour possible entre nous autres Français – les froggies – et les Rosbeefs – les Anglais… »

C’est la porte à côté, le Pays de Galles !

Julien Ingrassia « C’est vrai. Je dis toujours à Seb dans la voiture que j’aimerais venir ici en mai ou juin, pour passer un week-end prolongé et apprécier les paysages. Et aussi pour apprendre un mot de gallois, parce que je n’en connais pas encore un seul ! C’est un très beau pays. »

Vous avez reçu le Trophée Michael Park ce weekend…
Julien Ingrassia « Je n’ai pas eu le temps de dire quoi que ce soit à ce sujet car le rallye débutait immédiatement après. J’ai été surpris de recevoir ce prix. Je n’étais pas au courant et je n’y pensais pas. C’est un honneur. Il faut toujours penser à Michael Park et à sa famille, aux personnes qui le connaissaient, même si ça n’était pas mon cas. Et puis, bien sûr, c’est une reconnaissance pour ce que j’ai fait durant cette année et j’en suis très fier. Merci. »





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