Des points pour rester maître de son destin (Quentin Gilbert)




Vainqueurs de la dernière manche, Quentin Gilbert et Rémi Tutélaire se présentaient au départ du Rallye Terre des Cardabelles en deuxième position du Citroën Racing...

trois points du leader Jean-Sébastien Vigion.

« C’est une première victoire que d’être au départ, puisque nous avons complètement remonté la voiture après le Rallye de France. Merci à mes proches et aux mécaniciens de PH Sport qui ont travaillé comme des fous pour que je puisse aborder cette épreuve dans les meilleures dispositions », soulignait Quentin. « Je voudrais rééditer ma performance du Terre de Lozère, mais ce n’est pas l’objectif premier. Je vais avant tout chercher à me caler sur mes adversaires directs au classement général. »

Le rallye débutait plutôt bien pour Quentin, qui profitait des trois premières spéciales pour ‘caler’ ses notes en vue du second passage. Très régulier, il regagnait l’assistance de mi-journée en deuxième position, à 8’’7 de Consani : « Pour l’instant la course se déroule conformément à nos objectifs, je suis vraiment concentré pour éviter les erreurs. Je crains particulièrement les crevaisons, car de nombreuses pierres ressortent au fil des passages. »

Le pilote de la DS3 R3 ne croyait pas si bien dire : dans l’ES5, le pneu avant-droit explosait peu avant l’arrivée et Quentin lâchait 40’’ d’un coup. Il bouclait la première journée au 5e rang, à 45’’ de la tête. « Je roulais sans trop en faire et je ne sais pas vraiment où j’ai crevé », expliquait-il. « Il est clair que la victoire n’est plus jouable à la régulière. Je dois maintenant rallier l’arrivée pour marquer un maximum de points. »

Dimanche, le rallye se déplaçait au nord de Millau. Evoluant toujours sur un bon rythme, Quentin se faisait piéger à quelques kilomètres de l’arrivée de l’ES8 : « La voiture a fortement décollé sur une bosse avant d’atterrir sur le pare-chocs. Nous avons raclé le sol et nous nous sommes arrêtés contre un petit arbre. Il n’y avait pas de dégâts, mais nous avons perdu plus d’une minute, le temps que les spectateurs viennent nous aider à sortir des fougères ! Je connaissais cette bosse, qui était déjà là l’an passé, mais j’ai été surpris par la réaction de la voiture. »

Huitième du Citroën Racing Trophy, Quentin attaquait dans les deux dernières spéciales. Il passait Mathieu Arzeno avant d’échouer à 4’’ de Sébastien Chardonnet : « Nous avions fait un choix de pneus en pariant sur une arrivée plus tardive de la pluie. Sinon, j’aurais récupéré la 6e place. »

Quoi qu’il en soit, cette 7e position permettait à Quentin de marquer de précieux points pour le Citroën Racing Trophy. « Ce n’était pas mon week-end et je ne suis vraiment pas content de moi », reconnaissait le pilote de Châtenois. « Mais au moins, les choses sont claires désormais. Si je gagne le Rallye du Var devant Jean-Sébastien Vigion, je remporterai le Citroën Racing Trophy. C’est mieux que de devoir compter sur des contre-performances d’adversaires et je suis donc maître de mon destin. Nous allons mettre à profit les semaines qui viennent pour préparer au mieux ce rendez-vous capital pour la suite de ma carrière. »





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