Côme Brasseur, le jeune du Limousin



Après deux années d'apprentissage en 106 S16 N2, Côme Brasseur a enchaîné les victoires de classe l'an passé avant de passer en A6 avec une belle réussite.

Lors du dernier rallye du Clain, ce jeune pilote a même décroché une première victoire de groupe au volant de sa modeste 106 S16. A la clé également, son meilleur résultat scratch avec une sixième place.

Carte d’identité

  • Nom : Côme Brasseur
  • Age : 25 ans
  • Région : Limousin
  • Copilote : Jérémie Chatard
  • Voiture : Peugeot 106 S16 A6
  • Métier : Auto entrepreneur en installation de PLV et support publicitaire
  • Début en rallye : 2011 en copilote, 2012 en pilote

Bonjour Côme. Tout d’abord, comment es-tu arrivé derrière le volant d’une voiture de rallye ? J’imagine que ton oncle, Jean, n’est pas étranger à cette passion.

Contrairement à beaucoup de personnes au sein du sport auto, je n’ai pas baigné dedans depuis tout petit. J’aimais regardé les courses de F1 le dimanche mais j’étais plutôt branché foot. J’étais allé voir quelques rallyes et j’aimais bien ça mais c’était loin d’être une passion. Ce n’est qu’a mes 20 ans, quand mon frère Nicolas à pris le volant de façon régulière, que j’ai eu l’occasion de monter à droite. Sans vraiment comprendre dans quoi je m’embarquais. Je n’y connaissais rien aux histoires de groupes, de classes et du déroulement d’un rallye vécu de l’intérieur.
Mais qu’a cela ne tienne, ca m’a tout de suite plu, dès la première spéciale. J’ai eu l’occasion de copiloter également mon oncle dans sa 206 RC A7 et Benoit Tabaud (Porsche 996 et 206 Super 1600). Et forcément, il y a un moment où cela démange de passer derrière le volant. Nicolas m’a donc bien gentiment prêté sa 106 (F2/13 à l’époque) et est passé à droite pour me copiloter au Rallye du Sud Berry en 2013. Après des débuts un peu balbutiants et avec quelques conseils de Nicolas, les chronos s’améliorent et on termine 19ème Scratch et 2ème en F2/13 dans des conditions qui s’étaient dégradées au fil du rallye. Fin 2014, je fais acquisition d’une 106 N2 et l’aventure commence.

Après une saison à droite aux côtés de ton frère Nicolas, tu débutes réellement au volant en 106 S16 N2 et les victoires de classe s’enchaînent jusqu’à mi-2015. Avant de voir tes premiers chronos, avez-tu une idée de ton potentiel ? 

Non pas du tout, je n’avais jamais eu l’occasion de piloter quoi que ce soit avant, mise à part un kart quelques fois en loisir avec des copains.

Tu as du recevoir quelques conseils dans la famille ?

Finalement pas tant que ca. Nicolas m’avais juste dit d’être plus cool après mes 2 premières spéciales. Après, Jean m’a beaucoup appris techniquement sur l’auto mais je n’ai pas eu de conseils niveau pilotage. Et je pense que c’est mieux comme ça car c’est en expérimentant et en se remettant en question qu’on apprend.

Depuis août 2015, tu roules en 106 S16 A6 et de gros résultats sont rapidement arrivés avec notamment trois top 10 et une victoire dans le groupe A au dernier rallye du Clain. Parle-nous un peu de ton auto et de sa préparation ?

Quand on est passé de la N2 à la A6, seule la boîte de vitesses à été changée. On a mit une boîte BE3/5 de 106 coupe et une admission d’air GrA. Vraiment rien de foudroyant, tout le reste est resté en version N2. Le but étant de faire évoluer l’auto petit à petit selon le budget disponible. Mais on n’était pas largué pour autant contrairement à ce qu’on se disait avec Jérémie Chatard (mon copilote).
Cet hiver, grâce a une année réussite professionnellement parlant, j’ai pu m’offrir une boîte 6 à crabot et des étriers AP racing 4 pistons. Les trains sont toujours d’origine et le moteur est, lui aussi, toujours en version N2.

Comme l’an passé à Samer, envisages-tu de participer à la prochaine finale des rallyes ?

Etant malheureusement le seul jeune du comité Limousin à rouler régulièrement, la qualification à la Finale est d’ores et déjà acquise. J’aurais malgré tout grand plaisir à venir défendre les couleurs de mon comité à Lunéville.

Quel est justement ton programme jusqu’à la fin de l’année ?
Nous serons au départ du Rallye du Limousin dès la semaine prochaine pour découvrir le Championnat de France puis ce sera la Côte Chalonnaise courant juillet. Pour le reste, rien n’est figé mais j’ai toujours à coeur d’aller découvrir de nouveaux rallyes dans d’autres régions. Le rallye d’Autun, le Coeur de France, le Charlemagne, l’Indre ou encore l’Automne – La Rochelle sont envisagés.

Tu as la particularité de rouler sur la même auto que ton frère Nicola. Pour l’instant qui domine ? C’est sans doute un peu spécial de se battre contre lui ?

L’année dernière, on se tirait bien la bourre et ca s’est joué parfois à pas grand chose, notamment au Vienne et Glanne où il gagne pour 9 dixièmes à la fin. La pluie était souvent mon alliée pour faire des chronos devant lui. Mais il a énormément progressé sous la pluie à la Finale de Samer et malgré les évolutions de cet hiver sur ma 106, il est toujours devant mais je ne perds pas espoir. D’un point de vue extérieur, ca peut paraitre spécial mais c’est une saine rivalité qui nous fait progresser tout les deux je pense. 

En début de saison, tu avais évoqué la possibilité de rouler en Challenge N2 Série. Est-ce encore un objectif pour l’année prochaine ?

C’est vrai que ce challenge m’intéresse beaucoup mais faute de budget, ca ne s’est pas concrétisé cette année. Et malheureusement, le très faible nombre de concurrent me fait craindre le non renouvellement l’année prochaine. Mais j’aurais vraiment aimé avoir la possibilité de me mesurer à de très bons pilotes dans une Formule de Promotion pour pouvoir avoir une idée de mon potentiel. Maintenant, je réfléchis plus à la possibilité d’aller faire de la Terre pour progresser dans mon pilotage.





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