La perf’ du week-end : Henry Baldrichi



Dans ce nouveau week-end de Coupe de France, évidemment largement tronqué à cause du COVID-19, deux épreuves ont pu tout de même se dérouler sans problème : les Côtes du Tarn et la Ronde de la Giraglia.

C’est sur cette dernière épreuve que l’on a trouvé notre perf’ du week-end avec Henry Baldrichi, vainqueur du groupe F2000 au volant de sa Citroën Saxo et 11e au scratch.

Comme pour chaque « perf’ du week-end », Henry a pu revenir en longueur sur sa performance, évoquant aussi ses débuts en rallye et son avenir.

Avant de parler de ton week-end, peux-tu te présenter rapidement et notamment évoquer tes débuts en rallye ?

« J’ai 39 ans, je suis marié et j’ai un petit garçon Alexandre qui a 6 ans. Je vis sur Bastia et je bosse dans l’immobilier. J’ai débuté au rallye de Corté 2002 sur une AX N1 avec mon ami Laurent Goia qui fait partie de l’organisation de la Ronde de la Giraglia. La Saxo est une auto que nous avons entièrement construite « maison » avec mon beau frère Thomas et quelques amis (suite à une grosse sortie en 2012) pour arriver progressivement à l’auto dans son état actuel. »

Le week-end dernier, tu disputais la Ronde de la Giraglia. Quel est ton avis sur cette épreuve et ses spéciales ?

« La Giraglia est le rallye qui m’a donné envie de franchir le pas étant jeune, le tour de Corse aussi sûrement un peu, mais c’est surtout la Giraglia, donc quand on se met au départ de la 50e édition, on a envie d’aller au bout surtout, mais de bien figurer aussi. La 1ere étape était quasi nouvelle pour moi et je dois dire que la spéciale de Canari était vraiment belle. Très compliqué, mais belle. Je regrette par contre les longues liaisons sur cette étape mais je suis sûr que l’organisation va nous trouver une solution différente pour les futures éditions. Pour la 2eme étape c’est du classique sur lequel on roule tous depuis plusieurs années, donc c’était un mix assez intéressant. »

As-tu hésité à participer à cette épreuve suite aux incertitudes de son déroulement et la situation du pays ? Est-ce que l’organisation a été rassurante vis à vis de tout ça ? 

« J’ai toujours eu confiance en l’organisation de cette épreuve et l’équipe de Daniel Baldassari. Ils sont très motivés et je leur tire mon chapeau pour le boulot énorme qu’ils ont produit pour qu’on puisse rouler ce week-end. Leur sérieux n’est plus à mettre en défaut. »

A la fin de la première journée, tu avais déjà fait une grosse différence en F2000. Pensais-tu avoir une telle avance après quatre spéciales ?

« Oui en effet, je m’attendais à une grosse bagarre avec Yoan Corberand qui roule très vite partout et que j’avais déjà croisé à la finale à Albi l’an dernier. On savait que le juge de paix du rallye serait la longue spéciale de Canari de nuit. Au 1er tour, on a eu un peu de mal à se lâcher mais de nuit, tout s’est très bien passé et j’ai pu attaquer comme je voulais. On fait un gros trou sur Yoan (environ 50 sec) mais je ne pensais pas parvenir à faire autant d’écart. Malheureusement, Yoan est sorti assez fort dans la spéciale suivante mais je n’ai pas eu de nouvelles car je n’ai pas ses coordonnées, je le salue donc par cette interview et j’espère que tout va bien pour lui et sa copilote. »

Au final, tu termines au 11e rang en remportant le groupe F2000. Quel est ton sentiment global à l’arrivée ?

« La 2eme étape a été pour moi une étape de gestion sur un terrain que l’on connaît très bien. C’est un peu frustrant mais il fallait rentrer l’auto. J’ai connu 2 abandons consécutifs sur ce rallye donc je voulais vraiment conjurer le sort (lol). On termine quand même à une très belle 11e place au milieu de grosses autos donc le contrat est entièrement rempli pour nous. »

Comment pourrais-tu nous décrire ton auto et le plaisir pris à son volant ?

« Comme dit plus haut, on a conçu l’auto nous meme avec mon beau frère Thomas et mon beau père Marcel que je remercie énormément car sans eux je ne pourrais certainement pas rouler.

Mon ami Steven Amghar aussi a beaucoup aidé pour faire progresser l’auto dans le bon sens. On essaie de gommer les défauts au fil des années et bien qu’elle ne soit pas encore tout à fait aboutie, c’est une auto très fiable, très homogène, qui me permet de faire de très bons résultats et me procure beaucoup de plaisir au volant. C’est une « petite kit car » on dira.« 

Est-ce que ce rallye marque la fin de ta saison ? As-tu prévu de rouler en 2021 et pourquoi pas sur la finale comme en 2019 ?

« On a prévu de rouler au Mare E Machja en Novembre (s’il a lieu…) et on verra ensuite pour le reste. J’ai adoré rouler sur une finale donc on lorgnera le classement en fin de saison et le budget pour essayer d’en refaire une.

Je voudrais remercier mes copilotes Fred Corsi, Laurent Michon Brunetti qui me font confiance à chaque rallye et bien sûr ma petite femme avec qui je devrais rouler au Mare E Machja. Je remercie aussi tous mes partenaires, amis et famille qui me permettent d’être au départ à chaque fois.

Et enfin merci à Rallye Sport pour cet interview et tous les articles que l’on peut lire chaque week-end !

Ah et merci aussi à Travachisse plousse. »





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Gilles Costes
Gilles Costes
28 jours il y a

Merci de regarder la perf en vh de Patrick Vernet avec un gt !!!!!!!