L’Allemagne en quatre éditions



Même s’il a été souvent le théâtre de domination sans partage, illustré notamment par les neuf victoires de Sébastien Loeb, le rallye d’Allemagne a également offert des scénarios plus inattendus depuis son intégration en 2002 en WRC.

Parmi ces quinze éditions, nous en avons ainsi retenu quatre, avec à chaque fois un vainqueur différent : Loeb, Ogier, Sordo et Neuville.

2014 : Hyundai et son inattendu doublé

Pour la deuxième année consécutive, Sébastien Ogier, le grand favori, se loupe au volant de sa Polo après seulement cinq spéciales. Cet abandon profite à son coéquipier de chez VW, Jari-Matti Latvala, bien calé derrière le pilote français jusque là. 

Largement dominateur au départ dimanche matin, le pilote finlandais dévale une vigne et abandonne sa Polo en contre-bas de la route. Dans la spéciale suivante, Kris Meeke, alors propulsé en tête, se loupe également en arrachant une roue de sa DS3. A deux spéciales de l’arrivée, Thierry Neuville en profite pour prendre les commandes, s’imposant finalement devant son coéquipier Dani Sordo.

Sortie de Latvala en 2014

2013 : Sordo ouvre son compteur, Neuville patiente

Alors que Sébastien Ogier est sorti d’entrée, Jari-Matti Latvala prend bien la relève chez Volkswagen. Samedi après-midi, alors qu’il compte quinze secondes d’avance, le finlandais part à la faute sous la pluie.

Dès lors, la fin de rallye voit un duel entre Dani Sordo, pilote officiel Citroën, et Thierry Neuville pilote M-Sport. A la recherche d’une première victoire en WRC, les deux hommes sont séparés par seulement trois secondes avant l’ultime chrono. Dans celui-ci, le belge fait une excursion hors-piste mais sauve sa deuxième place derrière un Sordo aux anges.

Abandon de Latvala en 2013

2011 : Loeb trébuche enfin  

Depuis 2002 et son arrivée en WRC, le rallye d’Allemagne a toujours été remporté par Sébastien Loeb, intouchable sur ce terrain. Cette année-là en 2011, la tension est extrême chez Citroën entre le roi Loeb et l’intrépide Ogier.

Alors que les Citroën DS3 WRC écrasent la concurrence face à des Ford dépassées, les positions sont figées chez les Rouges le vendredi soir, Loeb devant s’imposer contre Ogier. Le lendemain, ce rallye prend une tournure inattendue avec la crevaison de l’alsacien, offrant ainsi la victoire au gapençais après un week-end sous haute tension.

Crevaison de Loeb en 2011

2007 : Loeb conquérant, Duval retrouvé

Face à un Sébastien Loeb restant sur une série de cinq victoires en Allemagne, François Duval livre une grosse prestation au volant d’une Xsara WRC privée. Après une année 2006 difficile avec une Skoda de chez First, le pilote belge retrouve toute sa pointe de vitesse et mène ce rallye après six spéciales !

Si à l’arrivée, le français s’impose confortablement, beaucoup retiendront la deuxième place acquise par Duval face aux pilotes officiels.





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  1. Tonio dit :

    Et Neuville qui avait détruit sa caisse au shakedown avant de gagner non?

  2. roland59 dit :

    la seule de Sordo, la 1ère de Neuville, déjà la petite histoire Loeb/Ogier… et la perf de Duval…
    oui quelques scénarios inattendus et, faut bien le dire, « réconfortants »(sauf 2011) tant l’ADC, mais pire une majorité de championnats WRC furent monotones et ennuyeux du fait de dominations écrasantes et de trop d’absences…
    heureusement, 2017 nous a proposé une vraie compétition, digne de ce nom, avec de nombreux vainqueurs sur différentes voitures et 2018 est bien lancé pour être encore mieux… il était temps… enfin de mon point de vue.