Les étoiles de Monte Carlo : Walter Röhrl, le seigneur des anneaux



Alors que les essais Monte-Carlo débutent dès la semaine prochaine, Jeff nous plonge déjà dans la mythique épreuve monégasque en revenant sur les exploits des plus grands pilotes de ce rallye si particulier.

Dans ce premier des trois récits prévus pour cet hiver, c’est l’allemand Walter Röhrl qui est mis en lumière, seul pilote à avoir remporté le Monte-Carlo avec quatre constructeurs différents, et sacré champion du monde en 1980 et 1982.


À vive allure, il arpente les bords du Danube pour visiter les métayers d’un évêché, voilà le quotidien du séminariste Walter Röhrl. Grâce au ski qu’il pratique à bon niveau, le natif de Regensburg rencontre Herbert Marecek, passionné de sport auto et médusé par le talent de son jeune ami. Walter est peu argenté, Herbert finance l’opération pour que le Bavarois prenne le départ du Bavaria Rallye 1968 au volant d’une modeste Fiat 850 d’origine. A 21 ans et à vue, avec Marecek dans le baquet de droite, Walter signe un 2ème temps sur 150 concurrents dans une spéciale en descente… avant d’abandonner.

Un an plus tard, le surdoué revient avec une BMW 2002 de série, toujours avec Marecek et sans reconnaissances et se retrouve 2ème scratch…avant d’abandonner. En 1970, Marecek achète une vieille Porsche 911 et la confie à son poulain à l’occasion du Bavaria Rallye qui compte pour le championnat d’Europe. A mi – course, Röhrl est leader devant Sandro Munari… avant d’abandonner ! Marecek écrit à tous les journaux du pays pour crier : …« mon ami Walter est le meilleur pilote du monde, faites lui essayer une vraie voiture de course et vous verrez »… Le magazine « Rallye Racing » le prend au mot… et ils ont vu ! Le jeune Allemand signe un contrat chez Ford. Röhrl serait peut être devenu évêque, il sera le « pape du rallye » …

Paysages majestueux, routes mythiques, hivers polaires quand la burle se déchaîne sur les hauts plateaux, l’Ardèche appartient au patrimoine mondial du rallye. L’Ardèche, le Monté Carlo et Walter Röhrl ont une histoire commune. Ce sont les racines profondes de notre passion.

L’édition 1973 est mythique ! Sur 270 partants, 140 sont bloqués par la neige au départ de Burzet. Personne ne peut plus avancer ni reculer. Quelques pilotes se retrouvent piégés là – haut, à 1425m d’altitude. La tempête fait rage sur le plateau de Lachamp – Raphaël, le plus haut et le plus Sibérien village d’Ardèche, beaucoup y laissent leurs espoirs, d’autres font sensation. Avec leurs 650 clous par pneu, les A110 franchissent les congères, notamment celle d’Andruet qui signe un scratch mémorable ! Dans la Madone, en slicks sur le verglas, Jean Claude prend des risques insensés pour venir à bout de la Berlinette d’Andersson et remporter la plus belle victoire de sa carrière.

Cet exploit occulte la première participation à une épreuve mondiale d’un longiligne allemand de 26 ans, inconnu en France. Au volant d’une Opel Commodore GSE, le pilote de RFA passe le plateau de Lachamp – Raphaël et la ligne l’arrivée, sans faire d’erreurs, en signant des chronos étonnants et en annonçant que son but ultime n’est pas de devenir champion du monde… mais de gagner le Monté Carlo. Sur ces routes, Walter Röhrl sera bientôt l’homme à battre avant de devenir une véritable légende, principalement grâce à ses 4 victoires à Monaco avec 4 constructeurs différents.

L’ancien séminariste revient au Monté Carl’ en 1975. Il est champion d’Europe en titre et pilote toujours une lourde Opel Commodore. Il claque le 5ème temps sur la neige de St Bonnet le Froid, au milieu des Lancia Stratos, Fiat Abarth et autres Berlinette. Le moteur de la teutonne casse dans le Moulinon mais l’exploit est prémonitoire.

En 1976 il termine 4ème scratch au volant d’une Kadett GTE, devant Clark, Alen et Fréquelin bien mieux armés. Il échouera à nouveau au pied du podium en 1978 mais c’est en 1980 que le talent du grand Walter se concrétise enfin.

Lors de cette 48ème édition très enneigée, l’association Röhrl – Fiat 131 – pneus Pirelli est intouchable ! Dans le Moulinon – Antraigues, le Bavarois relègue sont suivant, Waldegård, au volant de la même monture, à 2 minutes en 36km ! Darniche, vainqueur l’année précédente, monte sur la 2ème marche du podium final, mais à plus de 10 minutes du teuton. En fin de saison, Walter décrochera son premier titre mondial.

1982, 50ème édition, 750 km de chronos attendent 299 partants. Face à la révolutionnaire Audi Quattro de Mikkola, c’est sur les portions propres que Röhrl construit son succès avec son Opel Ascona 400. Grâce à l’efficacité de son pilotage épuré, il crée des écarts abyssaux ! Walter est inattaquable ! Notons la 8ème place d’un jeune Cévenol enthousiasmant de facilité au volant d’une R5 Turbo, Philippe Touren.

1983, les routes sont sèches et le rallye devient un sprint hallucinant. Le champion du monde en titre pilote alors la célèbre Lancia 037, son équipier est le très rapide Markku Alen. Une fois encore, Röhrl écrase le rallye et survole les spéciales Ardéchoises. Une fois encore, il signe un chrono fantastique sur son terrain de prédilection du Moulinon – Antraigues. Alen est KO ! Andruet, lui aussi au volant d’une 037, ne s’en remettra pas ! Le maître des cols Allemand parvient à boucler les 37km25 en 24min30… chrono jamais battu par la suite, pas même par Auriol et sa Delta Intégrale en 90 ! L’Allemand déclare pourtant avoir réalisé une spéciale mitigée, ses pneus trop tendres se sont dégradés à mi – parcours, le contraignant de piloter du bout des doigts, tout en finesse… Son équipier finlandais encaisse 34sec et humilié, décide de tout tenter dans le chrono suivant de la Souche – Col du Pendu. De son propre aveu, Markku prend des risques insensés, frôle la correctionnelle à de nombreuses reprises, attaque au delà de ses limites pour reprendre … une seule seconde à Walter en 25km. Lorsqu’il revêt sa combinaison de pilote, le séminariste devient le diable. Au Col de la Chavade, il reste encore 19 spéciales mais nul besoin de sermon, la messe est dite !

Aix les Bains, lundi 23 Janvier 1984, changement de décor et d’équipe. Il fait un froid glacial, les routes sont très enneigées et le géant Allemand a choisi de rejoindre Audi. L’art des choix ! La Quattro est l’arme fatale mais Röhrl n’a jamais piloté de quatre roues motrices. Ses équipiers sont Hannu Mikkola et Stig Blomqvist, spécialistes de la neige et du pilotage des transmissions intégrales. Dés la troisième spéciale, en Haute-Loire, dans la forêt boréale de Saint Bonnet le Froid, le nouveau pilote de la firme Bavaroise relègue le Suédois Blomqvist à 30sec en 25km. Un acompte… Puis arrivent l’Ardèche, le Moulinon, le couperet. Devant la remise d’Antraigues, la rituelle tarte aux myrtilles a un goût amer pour les Scandinaves. Walter devance Hannu de 56 sec et Stig de 1min08… tout en déclarant ne pas encore savoir exploiter sa monture. Röhrl et la Quattro deviennent les « amants diaboliques ». Le pilote Audi est aussi un expert dans la guerre psychologique ! Il est un héros anticonformiste, solitaire, franc, refusant tout compromis. Le champion Allemand semble étranger à son statut de star. Walter ne changera pas. Il pratique le ski, le vélo, il aime retourner chez lui à la campagne prés de sa femme Monika, il ne fume pas, ne boit pas…C’est un ascète qui a besoin de peu si ce n’est d’entériner qu’au volant et au Monté Carlo… il reste le meilleur du monde ! Avec la révolutionnaire Quattro de la marque aux 4 anneaux, le seigneur Allemand décroche en 1984 sa 4ème victoire Monégasque !

« L’ogre de Bavière » a réussi cet exploit unique de remporter 4 Monté Carlo avec 4 marques différentes. Dans quelques jours, seul le « loup du Champsaur » sera en mesure d’égaler ce chef d’œuvre…

Röhrl a marqué l’Ardèche et la discipline par ses exploits, sa classe autant que par une quasi – absence d’erreurs. Il fut précurseur dans cette priorité donnée à la motricité, à l’efficacité, aux trajectoires tendues, à la recherche de fluidité, dans l’absence obsessionnelle de corrections au volant. Il utilisait parfaitement toute la largeur de la route, sans jamais dépasser la limite et avouait ne jamais piloter à plus de 95%.

Röhrl reconnaissait peu et disait n’avoir aucun respect pour les pilotes qui limaient les spéciales. Quelques unes de ses déclarations restent célèbres : « un type ne doit pas apprendre à piloter, il doit avoir ça en lui, d’instinct »… ou bien : « je n’ai roulé que deux ou trois fois vite dans ma vie. C’était lorsque j’étais énervé. Le reste du temps, j’étais sous contrôle »… Walter Röhrl avait l’Ardèche au cœur et admirait un seul pilote : Jean Luc Thérier.

L’Allemand revient de temps en temps arpenter les spéciales qui ont fait sa légende mais comme nous, il se sent aujourd’hui orphelin et sait que le Monté Carlo sans la montagne Ardéchoise, c’est une hérésie.

Il fallut attendre les années 2000 pour revoir un pilote exercer une telle domination sur le Monté Carlo. Mais ceci est une autre histoire …





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  1. bernard dit :

    un pur bonheur que de se replonger dans ces années magiques qui ont forgé ma passion.. MERCI

  2. Spectator dit :

    je vient de lire le post de Sylvain qui dit « OK pour LES étoiles du MC à condition de voir qu’il n’y avait et n’y a eu qu’UN Seigneur des Anneaux » » . Je crois que le seigneur des anneaux est une allusion à Audi et non au MC… et puis je ne suis pas sur de comprendre ton allusion « aux boches » ni quand tu dit « Schumacher à Séville tout frais » qu’est ce que ça veut dire? Merci

  3. Sylvain dit :

    Pour y avoir répondu ailleurs, la recherche systématique du « meilleur de tous les temps » est pour moi un concept qui n’a aucun sens (et pas seulement dans le rallye)… justement Walter Rörl en est la « preuve », ce pilote a un tout petit palmarès (par rapports à d’autres), sauf que énormément de personnes l’ayant vu passer ne pourraient seulement imaginer que quelqu’un indique sérieusement un autre que lui en parlant du plus grand.

    Chez nous on était pour Andruet, après j’ai été bluffé par Vatanen, après j’aimais Alen, après Auriol, etc mais un passage Röhrl avait en soi quelque chose de qualitativement différent : voiture équivalente, route équivalente et pilote incomparable.

    Un français dans les années 80 ne pouvait pas soutenir un allemand : les récits sur les boches existait encore, on avait Schumacher à Séville tout frais, MAIS il était impossible de ne pas réaliser ce qui se passait sous nos yeux.

    OK pour LES étoiles du MC à condition de voir qu’il n’y avait et n’y a eu qu’UN Seigneur des Anneaux.

    Je me suis fait récemment un reportage en entier en allemand, que je ne pige pas, sur Röhrl au San Remo avec une 037 officielle, il y a encore son nom à la peinture dans certaines ES, des gens qui l’arrêtent dans la rue pour lui dire « mais vous étiez le mythe de mon père », c’est hallucinant et pour qui l’a vécu de près ou de loin, potentiellement très émouvant.

  4. sebenfer dit :

    Ca, c’était avant les ravages de David Richards… Epoque incomparable

  5. JMB17 dit :

    Sur ce thème des étoiles de Monte Carlo, Jean Ragnotti aurait toute sa place. Il a gagné le MC avec la 5 Turbo en 81, il a également fini second avec la « planche à roulettes » en 78. Il vient d’annoncer sa retraite totale ….à 74 ans ! Nombreux sont les amateurs de sport auto qui le connaissent. Un pilote aussi surdoué qu’adorable….et facétieux !
    En bref, il a excellé dans toutes les compétitions, même si le rallye était sa discipline de prédilection. Il a gagné en monoplace, en rallycross, en circuit comme en rallye, cascadeur avec Rémi Julienne etc…Il a même refusé un contrat de pilote de F1 car il considérait le rallye comme plus amusant. Après le rallye, il fut de très nombreuses années ambassadeur de Renault et Alpine.
    Personne très attachante, il fait toujours le délice des amateurs de sport auto.
    Lorsque son emploi du temps lui permettait, il venait (de nombreuses années) avec plaisir dans notre région, au rallye d’automne piloter la R5 Turbo ou la berlinette avec comme navigateur le propriétaire local du bolide. Il adorait raconter plein d’anecdotes croustillantes ….Je me souviens qu’il a monté le « vieux » maire de Bords M. Tranquart, dans la Maxi turbo. Ils ont fait la spéciale. Une grande partie de rigolade, comme toujours avec Jeannot !! Bref une personnalité rare ! Un pilote aussi facétieux que surdoué.
    Je vous suggère de regarder sur internet son interview de août septembre 2019, un vrai régal.

    • Sylvain dit :

      Vu qu’on parle de « qu’est-ce que c’était chouette avant », Röhrl en reco sur Audi 200 Quattro en 1987, quelle tristesse… vraiment…

  6. PierreetSo dit :

    Et oui une autre époque…

    Et oui c’est maintenant qu’il faut une époque plus humaine …Plus respectueuse des hommes et de la nature !

  7. Beej dit :

    Merci pour ce super article. Quels souvenirs me reviennent ! Une autre époque, plus « Humaine »…

  8. Lo Joanòt dit :

    750 Km de spéciales………….et pas des spéciales de 2 Km.

    • Joebarf16 dit :

      Tour de Corse je ne sais plus quelle année : ES des Aggriates au départ de PORTO, 105 kilomètres si je ne m’abuse ?
      Et sans direction assistée s’il vous plait !
      Et sans ligne droite de plus de 58,78 m, j’ai mesuré moi-même…

      • rh74 dit :

        Mon père m’a raconté qu’ils changeaient les pneus au milieu de ce genre de spéciale. Vous pouvez me le confirmer?

        • Sylvain dit :

          Si j’ai bonne mémoire, au moins Lancia avait tenté un coup du genre dans l’ES de Sisteron-Thoard, cela n’avait pas donné de bons résultats.

          • bazire dit :

            Tout a fait Sylvio je m’en souviens , c’est la spéciale ( j’y suis allé plusieurs fois ) mixte par excellence du MC mais elle doit pas dépasser les 40 bornes je crois ….mais sur des spéciales a l’époque au tour de Corse comme dit Job et avec les moyens actuelles pour changer les roues je pense que ça serait bénéfique , mais bon ces longues spéciales n’existent qu’au Dakar et je doute qu’avec les règlementations XXL sur la sécurité de notre chère FIA ça puisse se faire un jour …

          • Buz dit :

            Salut Sylvain. Je me souviens de la spéciale de Chamrousse au lieu dit les Seiglières en 1983. La montée sur une sorte de chemin forestier en sous bois était toute verglacée et au changement de direction sur la route principale qui monte a Chamrousse, Lancia a changé les pneus pour mettre des slicks vu que le reste de la spéciale était totalement sèche. Résultat, scratch de Blomqvist de mémoire avec l’Audi.

          • Sylvain dit :

            @buz vu que t’es de là-bas, t’as jamais été au Col de Porte pour des essais neige sur la petite route qui en hiver était une piste de ski de fond? une fois j’ai vu le TTE sur cette route/chemin…

          • Buz dit :

            Oui Sylvain. J y ai vu Auriol avec la Celica en 93 ou 94!!! Je dirais plutôt 93 puisqu’il me semble que la voiture avait encore les couleurs de 92. Le col de Porte!!! J ai eu le privilège de le faire a côté de Bertrand Balas en 91 dans une intégrale 16S et plus récemment dans une M3. Des moments inoubliables. Si le bassin grenoblois était une terre de rallyes par le passé elle est aujourd’hui une terre d écolos !!! Malheureusement

          • Sylvain dit :

            @buz moi j’ai fait une aprème là haut où il y avait Auriol et KKK, mais je ne saurais dire l’année, des aller-retour du plein clou au slick sur une espère de chemin forestier toujours plus damé. Un copain avait été averti par les gérants de l’espèce de station de ski qu’il y avait là haut et il avait la voiture, moi je me déplaçais exclusivement avec le 22 😀

            Ce jour là, j’avais discuté avec un manager (pas les mains dans le cambouis) qui me disait que selon lui ça allait déjà plus vite que les groupes B du fait de la liaison au sol.

          • Buz dit :

            Absolument Sylvain. Cette « deuxième » génération de GA etaient de vraies autos de courses. Les records des GB commençaient a tomber, Même si c est difficile de comparer les routes d une année a l autres, en fonction des conditions climatiques. Liaisons au sol, freinage, démocratisation de l électronique, système bang bang, arrive des boites séquentielles, même si Audi avait fait débuter une boite semi auto au RAC 85, et puis les moteurs n etaient pas encore bridés, ca arrivera en 95. Michèle Mouton disait deja fin 90 que ca allait certainement plus vite qu a l epoque des groupe B.

  9. Jean Dridéal dit :

    Loin de moi l’idée de rallumer les braises entre les anti et les pro, mais techniquement Rohrl n’est pas le seul à avoir gagné le MC avec 4 constructeurs différents : Ogier aussi, en 2009 avec Peugeot lorsque le rallye était en IRC, puis avec la VW Polo, la Ford Fiesta et enfin la Citroën C3…

    On peut même parier, ou pas, sur un 5ème constructeur pour 2020…

    Sinon merci RS pour ce genre d’article, c’est super pour les jeunes qui n’ont pas connu cette glorieuse époque

    • S.L dit :

      La nuance c’est aussi 4 constructeur et des technologies différentes
      2 propulsions moteur avant
      1 propulsion moteur central
      1 4 roues motrices moteur longitudinal

      Sans enlever au mérite d’Ogier mais passer d’une WRC à une autre maintenant est pour eux (les bons) pas aussi traumatisants .

      Jean Pierre Nicolas a fait une saison avec 504 coupé / Porsche et pige en Escort (peut être même Kadett GTE ou Ascona ==> faut que je révise !

      • riri73 dit :

        Très sympa ta piqure de rappel au niveau de la techno des véhicules à cette époque. En 1980 on avait 40 ans de moins et certains comme moi étions trop mômes et surtout trop incultes en technique pour percevoir les profonds changements qui étaient en train de se mettre en place..

        • Sylvain dit :

          Tu sais y’avait pas besoin d’être sorcier 😉

          Quand t’avais les yeux « faits » pour voir passer des Fiat 131 et/ou des Ascona 400, si tu voyais arriver une Lancia 037… tu comprenais vite fait qu’un truc clochait 😀

          Mon baptême de la 037 a été mon baptême du premier tête à queue (ou 360?) en passager… en séquence : sprint en vélo + c’était quoi? + je sais pas un truc bizarre une voiture de circuit? une M1? + non ça doit être une Lancia, monte on va aller voir + aller assez vite pour entendre + aller trop vite et avoir la chance de ne pas se fracasser…

          Les recos c’était des heures d’attentes, sauf quand il y avait LE pilote qui avait assez de mémoire/sympathie pour passer un coup de fil avant…

          J’envie les jeunes générations qui se font les journées d’essais d’aujourd’hui : objectivement tu vois plus de GROS PASSAGES que sur une ES*, tu es toujours placé au mieux, etc etc etc

          • riri73 dit :

            En 1980, j’étais pile au milieu des années collège et à cet instant totalement ignare dans le domaine technique, ce qui ne m’empêchait pas d’adorer les sports méca à 4 et 2 roues. Mais du coup en passant totalement à côté de plein de trucs.

          • Sylvain dit :

            Ah mais moi alors je n’y comprenais RIEN, et rien n’a changé 😀

          • riri73 dit :

            Oops, l’Audi Quattro est arrivée en rallye en 81 pas en 80. Mais bon, toujours est il qu’il y a eu match entre les modernes et les anciens et en 2-3 ans les turbo et les 4RM ont réglé définitivement leur compte aux atmo et aux propulsions et plus rien n’a jamais été comme avant. 40 ans plus tard, on est à l’aube d’un 2ème bouleversement vraiment funeste. Souhaitons au thermique de ne pas dire « la FIA m’a tuer »

    • S.L dit :

      Par contre OK pour le 5ème constructeur !
      Je l’espère aussi

      Je pense que passer d’une Polo à une Ford est assez équivalent à passer d’une C4 à une DS3
      Mais ça risque de relancer la guerre des anti !!!!!!

  10. rh74 dit :

    On est passé d’un rallye fait pour les spectateurs à un rallye fait pour les téléspectateurs.
    La grande différence est là.
    On ne peut être qu’admiratif de ces pilotes. Sans doute l’age d’or du sport auto en général.

    • JP FORNESI dit :

      Vous avez totalement raison ! Comme on est passé d’un foot-ball pour des spectateurs dans un stade le dimanche après-midi, à un foot-ball people.
      Cela est vrai , et le pilotage d’instinct au seul filing du pilote a disparu , pour laisser la place à un pilotage stratège ,technique .
      Je vous rejoins lorsque vous dites que les années 1970-1980 « étaient l’age d’or du rallye et du sport automobile en général.
      Pour autant , je crois au caractère inéluctable des choses ,de ce point de vue je pense que le retour au pilotage pur , à des moteurs plus classiques faits de puissance intrinsèque va s’avérer à terme indispensable afin de permettre à plus de constructeurs de participer et de donner davantage de chances à plus de pilotes .Il en va de l’intérêt et de la pérennité du sport automobile en général

  11. JMB17 dit :

    Bonjour, je n’ai pas lu tous les commentaires ci-dessous, trop longs. Mais quelqu’un a-t-il parlé des exploits extraordinaires de Jean Ragnotti et Guy Frequelin (formidables 2ème et 3ème au scratch Monte Carlo 78 avec petites R5 groupe 2 trac avant ),
    Et d’Alain Oreille le double champion du monde groupe N, vainqueur au scratch d’un rallye de Cote d’Ivoire 89 avec une p’tite R5 groupe N

    Bref, âgé de 66 ans, ayant suivi passionnément les rallyes et les pilotes du championnat du monde depuis le début, je vous livre mon classement parmi les vainqueurs d’au moins un rallye de ce championnat
    Ce classement tient compte de nombreuses qualités diverses : belle personnalité, gentillesse, virtuosité, charisme etc… des pilotes « toutes générations ». J’en conviens c’est donc totalement subjectif et critiquable (non exhaustif bien sûr) :

    1ers : j’adore Jean Ragnotti, Seb Loeb et Alain Oreille
    2èmes : j’aime beaucoup Jean Luc Thérier, Jean-Claude Andruet, Michèle Mouton, Walter Röhrl, Ari Vatanen, Jari-Matti Latvala
    3èmes : j’aime bien Guy Frequelin, Bernard Darniche, Marcus Grönholm et Sébastien Ogier, Ott Tanak
    4ème : je n’aime pas Thierry Neuville
    Sportivement….

    • Sylvain dit :

      Oui c’est subjectif…

      Mais les images médiatiques (ce qui compte aujourd’hui) et les personnalités réelles peuvent aussi ne rien avoir en commun.

      Ici on a souvent qui casse du sucre (en pensant avoir raison) sur Ogier… si après tu te vois une vidéo ou en plein MC (en course donc!) ils sont en train de changer de pneus dans sa zone et parle avec des gens/fans du coin, tu comprends vite qu’il y a un côté humain très différent de l’image en conférence de presse.

      Idem pour Neuville, d’autres le trouvent pas sympa (et en sont convaincus), quand tu vois ses interviews hors contexte, ou encore son plan en Corsa en Belgique… ça ressemble beaucoup aux pilotes d’autrefois.

      Nous on a eu un pilote d’autrefois qui, en course, s’est arrêté juste à la sortie de l’ES, pour s’excuser de son passage pas très généreux (« je suis en tête dite aux gars de comprendre »)… genre « ils ont dû se faire mal aux mains pour m’applaudir et moi je ne suis même pas passé à 110%, pardon » 😀

      Je crois que les gars d’aujourd’hui ne sont pas forcément différents, par contre le contexte lui l’est.

  12. Roumic67 dit :

    Voir les autos sur la neige à St Bonnet dans tous les sens même en ligne droite à pleurer. J’ai depuis 50 ans suivi le championat du monde et de France. Les temps changent, toujours du plaisir.
    Un papy de 72 ans et toujours sur le bord d’un rallye d’Allemagne pendant 3 jours avec son petit fils Nicolas.

  13. Vincent dit :

    Merci Bazire, étonnant de trouver un « confrère  » ici, une personne qui a vécu cette époque. Cela rend nostalgique en effet ! Un monde perdu en quelque sorte, une ambiance autrement plus agréable qu’aujourd’hui propre à une époque révolue.
    Je trouve très surprenant et providentiel que vous citiez ce moment où avec la fameuse « Biche » comme copilote, Andruet avait crevé au Turini et malgré tout, réalisé gagné le Monte avec un pneu clou à plat. C’est un fait qui m’avait vraiment marqué également.
    A ce propos, on ne regrettera pas de taper sur Google et de regarder les images :
    « Andruet crevaison Monte Carlo 1973 »
    Je me souviens aussi de certaines images sur la revue « Virage », ancêtre de Sport Auto.

    J. L. Thérier ? Ce qui impressionnait particulièrement Rorhl, c’était sa vitesse sur route ouverte à tout le monde, son côté intuitif, réactif, dingue. Précisons aussi que c’était le Lucky Luke du passage de vitesse manuel, vif comme une baffe de Bruce Lee.

    N’oublions pas la comète Sandro Munari. Celui-là, il m’impressionnait beaucoup tant il était capable d’imposer sa loi de façon implacable avec sa Stratos Allitalia. Il devint pilote essayeur pour le compte de Ferrari à Modène.

    Un pilote extrêmement sympathique et abordable en la personne de Bernard Darniche qui ne rechignait pas à discuter longuement avec vous.
    Bref, des vrais hommes tout « simplement », dotés d’une vie riche, ayant beaucoup à dire et à transmettre.

    Question pilotes actuels, je ne pense pas qu’on puisse dire que S. Ogier est le meilleur pilote du monde. Cela n’est plus valable aujourd’hui. La roue tourne.
    Le seul coéquipier qui a été parfois, assez souvent il faut le dire, plus rapide que lui dans la même Ecurie, c’est le Champion du Monde actuel : Tanak.
    C’est celui qui reprend les gaz le plus tôt et qui les conserve ouverts à fond le plus tard. Il possède un control-car et un sang-froid exceptionnel. C’est un gars du Nord qui sait garder la tête froide. C’est pourquoi il est actuellement le pilote le plus rapide du plateau.

    Selon moi, le plus beau pilote à regarder n’est autre que Neuville ! Un toucher de volant et un pilotage dignes d’un Rembrandt. Un pilote flamboyant.

    Le pilote le plus mature, c’est évidemment Ogier, dont on pourrait dire qu’il a été durant plusieurs années le plus complet, titre qu’il partage aujourd’hui sur les 3 marches du podium mondial avec Tanak et Neuville.

    On pourra citer 2 pilotes très spectaculaires en raison de leur style de pilotage : Mikkelsen et Paddon, 2 grands attaquants. Sordo et Lappi aussi naturellement.
    Ne nous y trompons pas : chacun à des degrés divers, tous ces pilotes du Top 10 sont doués d’un talent tout à fait exceptionnel.

    • JP FORNESI dit :

      J’ai connu les deux époques du championnat du monde .Je suis toujours avec autant de passion les pilotes actuels, que je vibrais aux exploits des anciens qui m’ont donné la passion du rallye.
      La comparaison entre les deux générations est difficile voire impossible.Trop de paramètres ont changé au niveau des voitures ;Plus grande stabilité et tenue de route, grosses progressions des pneumatiques, informatique à bord impressionnante etc…
      Pour autant je considère que les pilotes actuels sont plus dans la stratégie de course que les anciens ,qui pilotaient à l’instinct .
      Je ne hasarderais pas à comparer Loeb , Ogier , Neuville Sordo à Munari Biason Toivonen etc…
      Je considère qu’à des époques différentes, les deux générations de pilotes sont des gens exceptionnels , bourrés de talent et c’est ce qui nous fait aimer le rallye

    • bazire dit :

      Merci encore Vincent pour ce récit sur ces belles années du Rallye avec un grand R………
      Et surtout ne te gêne pas d’un mettre partout ( de tes récits ! ) ça nous changes de certains coms longués de chez longanisse et bien soporifiques sur le maryline up ( je sais toujours pas ce que ça veut dire ! ) de tel team ou de donner des leçons de gestion aux dirigeants…
      A bientôt …
      PS . j’ai achété mon premier Sport-Auto en 69 ou 70 puis Echappement a partir du n° 9 , puis Auto-Hebdo , Virages , Scratch etc ….Enfin tous ce qui était sport méca , on avait pas internet pour suivre les rallyes en direct mais on avait des revues super bien documentés et bien sûr les nombreux déplacements en live et aussi l’action avec le kart …

  14. Pascal dit :

    Oui Vincent, écrivez un bouquin sur vos souvenirs du Montecarl, je serai votre premier lecteur … bravo pour vos commentaires

  15. Jeff Boulet dit :

    Pour un passionné de rallyes et du Monté Carlo comme moi, le parcours du pilote Allemand ne peut que susciter louanges et admiration. Je n’arrête pas l’histoire en 1984 mais c’est la série de victoires de Röhrl qui s’arrête là. Je ne peux malheureusement parler de tout, un livre ne suffirait pas. En 1985, le pilote Audi est battu par Ari Vatanen qui fait la course de sa vie mais aussi par la révolutionnaire 205T16, la Quattro et son moteur avant commence a sentir le poids des années. Röhrl fera quand même le scratch dans St Bonnet le Froid, Lalouvesc, la Souche, Burzet… En 1986, il pilote la surpuissante mais peu maniable Quattro S1, il rencontre de récurrents problèmes moteur, une crevaison et… un héroïque Henri Toivonen qui réalise un des plus grands exploits de l’histoire de la discipline. En 1987, Walter réussi un improbable et dernier podium, sur la neige, avec une encombrante 200 Quattro…

  16. stratos38170 dit :

    super article et supers souvenirs avec ce bruit mythique de la quattro !!!
    rendons hommage aussi à RMC qui nous faisait vivre ce rallye avec ces nuits magiques du mardi (parcours commun) puis la fameuse nuit du turini (du jeudi soir à vendredi matin) avec BERNARD SPINDLER comme commentateur.
    La passion du rallye pour moi est venu de ces grands moments qui nous faisaient rêver …..
    Cétait toute une ambiance…

    • bazire dit :

      Tout pareil voir plus bas . Spindler et les journalistes qui étaient aux arrivées de spéciales dont je me souviens plus les noms , tout jeune ado ces nuits là étaient magiques !….
      Mais dès l’âge de conduire sur le bord des routes de l’ardèche surtout avec la spéciale mythique du Burzet puis avec regret du coté de Digne soit une vingtaine de MC a peu près dont le dernier était sur une victoire de Loeb avec la C4 …

  17. hydrodan dit :

    Il faut quand même modérer ce panégyrique, l’article arrête l’histoire en 1984 et oublie 1985 et sa superbe bataille avec Vatanen

  18. Buz dit :

    Pour moi le plus grand de la discipline durant la période ancienne version des rallyes où les épreuves faisaient le double de kilométrage voir parfois le triple des épreuves d’aujourd’hui . Aurait-il une 3e couronne s’il n’avait pas fait le choix fin 80 de partir chez Mercedes ou si il avait voulu faire des programmes complet. Homme de défis mais aussi de polémiques. N’avait-il pas déclaré en 1982 lorsqu’il luttait pour le titre face à Mouton et sa quattro que même un singe pouvait gagner au volant d’une Audi. Pour sa première course avec l Allemande il gagnera le Monte-Carlo devant les deux anciens champions du monde Blomqvist et Mikkola qui connaissaient la voiture par coeur. Auto Hebdo avait alors titré: Un singe en hiver, comme pour eteindre définitivement la polémique . J’ai eu souvent l’occasion de voir passer le grand blond et son style était toujours le même il ne surpilotait jamais, il maîtrisait parfaitement son sujet et ne cassait que rarement des autos, avec a sa droite le grand Christophe Geistdorfer, pratiquement indissociable du Monsieur Walter. J’ai en mémoire les reconnaissances du Monte-Carlo 85 du côté d’Uriage les Bains ou il avait été super sympa , alors qu il donnait souvent cette impression d etre froid et distant. j’invite la nouvelle génération de passionnés à regarder le reportage d’auto vidéo de 1985 ou il parle de « son » sport et ou il disait: « quelle chance d’avoir connu cette période parce que il y avait une certaine folie mais comme tout dans la vie plus c est fou plus c est passionnant ». Merci Jeff de nous faire partager ces moments qui ont bercés mon enfance et ma jeunesse.

  19. Rallye04 dit :

    Les vrais année des monte carlo son derrière avec 8h au total de spécial, des spéciales de 80 km un choix unique de pneu pour la durée de rallye… et j en passe.

  20. le grand blond à la godasse de plomb dit :

    le Monte Carl sans l’Ardèche est une hérésie. Un seigneur ce Rohrl et un bel hommage à un rallye aujourd’hui disparu. Heureux d’avoir vécu ça.

  21. GG dit :

    Ça fait plaisir de revivre ces histoires, de nous rappeler l’immense talent du pilote allemand. De faire un petit clin d’oeil à Auriol, Touren, et Therier qui étaient de véritables funambules. Quand on lit ça et qu’on pense aux 4 victoires de Rohrl avec 4 constructeurs différents, au palmarès d’Ogier sur cette épreuve, et avec des titres de champion du monde avec 2 constructeurs, et des victoires en WRC avec 3, et les titres d’un pilote comme Kankkunen, avec 3 marques différentes, sur des autos de générations différentes, aussi bien en groupe B qu’ en groupe A, on voit bien que les époques et la médiatisation, ont bien changés, et qu’ un pilotes comme Loeb, malgré sont talent, et ces titres uniquement avec Citroën, et vraiment tout petit, face à ces gars là !

    • Ailef dit :

      Incroyable… Walter Rohrl, présent en Allemagne lors des premières éditions du WRC là bas disait, après s’être rendu dans les ES, qu’il avait vu passer plusieurs pilotes, mais un seul pilote de rallye. Il parlait de S. Loeb. Sérieusement, si les deux se respectent (et ils savent de quoi ils parlent), on pourrait, soit acquiescer, soit la boucler, mais pourquoi dénigrer ? Pourquoi les opposer alors qu’entre eux, il y a du respect ? En 2004/2005, ls Xsara volaient dans les vignes de Moselle : mon Gr.B moi, je n’ai jamais rien vu de pareil là bas depuis. Encore et toujours, la critique est facile alors que l’on devrait juste savourer! J’ai eu le privilège de voir les deux évoluer (j’avais 11 ans quand j’ai croisé Walter en championnat d’Allemagne, souvenir inoubliable) et p…n, quel pied !

    • Delta 86 dit :

      Loen tout petit, il ne faut pas exagérer, Loeb ou ogier avec des groupes B auraient été cdm à cette epoque

      • JACK dit :

        Quand on compare la qualité des titres et le nombre de victoires obtenues avec différents constructeurs, Loeb n’a effectivement rien à voir avec les plus grands pilotes de l’histoire.

  22. jluc13600 dit :

    c EST TOUT DE MËME INCROYABLE;
    iL Y A UN SUPER ARTICLE SUR UN SUPER PILOTE ET IL Y A TOUJOURS QUELQUES ESPRITS ETROITS POUR PARLER QU I DE NEUVILLE QUI DE OGIER ET MËME SOUS ENTENDU DE LOEB
    QUELLE TRISTESSE

    • RIRI38 dit :

      Quand tu lis le com de GG il a raison à 100 % ! On comparent souvent les pilotes, et le problème de Loeb c’est que beaucoup de ces fans ne connaissent le rallye que depuis 20 ou 25 ans seulement ,et n’ont rien connus des grandes années du championnat du monde, et ne connaissent pas l’histoire de ce sport. Il se contentent de se ratacher aux 9 titres de Loeb, ce qui leur fait baver que des conneries sur les forums ! Je sais que certains ne vont pas apprécié, mais c’est la stricte vérité, et le ressenti de nombreux connaisseurs.

      • natlin dit :

        beaucoup de personnes connaissent le rallye depuis 15 ans a peine je dirais, d’ou le fanastisme pour loeb, le dieu vivant

      • sx24 dit :

        Parce que connaitre le rallye depuis 35 ans te donne plus d’expertise que depuis 25 ans ? Ceux qui allaient voir le MC en 1955 peuvent penser qu’en 1980 c’était de la rigolade, il y avait des usines derrière, etc, etc…Par pitié, arrêtez avec cette connerie de constructeurs différents. Tout est tellement plus optimisé, qu’il est aujourd’hui plus difficile, de passer d’un modèle à l’autre chez le même constructeur, que de changer de marque il y a 40 ans.
        Quoiqu’il en soit un top pilote l’aurait été, quelle que soit l’époque!!!

    • Buz dit :

      Ouai c est affligeant. N importe quel sujet que tu aborde, il se retourne toujours sur Neuville ou Ogier. C est désespérant. J ai pas connu Paul Colteloni ou Per Carlsson, mais si il y a un sujet dessus, je ne parlerai pas des autres, je me contenterai de lire et de savourer.

  23. JP FORNESI dit :

    Merçi pour ce rappel nostalgique .Ce furent des moments historiques du championnat du monde avec des autos mythiques et des pilotes de grand talent !

    Ils ont écrit les plus belles pages du Tour de Corse , avec les Audi, Fiat Abarth, Lancia 037 etc….Quelle merveilleuse descente du Col de Verde et la traversée de Ghisoni pour remonter le Col de Sorba.
    Quel magnifique passage de nuit au « virage d’Albitreccia »!

    Merçi encore à ces grands que furent Rhorl Biason ,Bettega, Andruet Darniche , Mouton , Ballas,Béguinetc….

    Le sieur Todd alias » petit jean  » devrait en prendre de la graine ……..

  24. riri73 dit :

    Toujours aussi agréable de lire les articles ou les posts de Jeff.

  25. Delta 86 dit :

    Ah lala!!! Descente du col du granier en chartreuse en 86, des millers de personnes, le bruit de Quatro on l entendait à plusieurs km instant magique, j en ai la nostalgie, Rohl 1 très grand !!!!

  26. walter dit :

    Ah mon pote Walter…………………
    Pas tout lu l’article car je connais Walter presque par cœur !
    Au fait ce n’est pas le seul pilote a avoir gagné au MC avec 4 constructeurs différents !
    Ogier avec Peugeot même si en ERC, Volkswagen, Ford puis Citroën…………………………………….

  27. roland59 dit :

    puisqu’il s’agit d’étoile.. puis de MC…
    pour moi, la1ère « découverte » ce fut à Ypres 76 sur Kadett GTE pour mettre fin à une série de victoires belges… puis suivirent des grands noms…: Darniche, Pond, Béguin, Andruet, puis Biasion qui reste à ce jour le seul CDM avec Walter à avoir gagné Ypres… sans oublier une autre étoile qui brille encore de bien trop loin: le regretté Toïvonen …
    nom de Zeus, comme les souvenirs prennent plus de place que les projets…

    • walter dit :

      Ton pote NEUNEU a aussi gagné a Ypres, non ! Ah oui mais il est pas champion du monde, jamais certainement, enfin comme d’autres belges, les vrais champions du monde !
      Toujours 2è le Neuneu, mérite pas le titre de Poulidor des rallyes, Poulidor c’est trop bien pour lui !

      • roland59 dit :

        Ragnotti aussi… sans être CDM… 🙂
        même Meeke… le dit casseur…
        quant au torpilleur… il est toujours attendu… et serait le bienvenu… 🙂

    • S.L dit :

      Je pense sincèrement que le depaysement entre une polo WRC et une C3 est nettement moindre qu’entre une Ascona 400 (propulsion moteur avant) une Lancia 037 (moteur central) une Quattro 4×4 (moteur longitudinal )

      Passer d’une Ford à une C3 n’est pas plus dépaysant que passer (au hasard d’une Xsara à une C4 !……….

      Mais ça c’est pour les rois de la guegerre des Sen.

  28. Vincent dit :

    On se jetait dans les bas-côtés cachés sous plus d’1 mètre de neige avec mon défunt père, sur les routes de St Bonet Le Froid en 1973. Le paysage nocturne était « paradisiaque » pour un dingue de rallye comme moi, même si j’avais 12 ans à l’époque. Cette route chargée de 20 à 30 cm de poudreuse qui ondulait dans ces forêts glaciales, les faisceaux des rampes de phares qui rayaient le ciel noir, le son rageur des accélérations, et surtout, ces Berlinette Alpine qui jouaient au crabe et glissaient comme dans un slalom géant dans la poudreuse.

    J.C. Andruet, pilote-folie, parfois imbattable tout simplement lorsqu’il était « en transe », restera le grand coup de coeur de ma jeunesse, lui qui m’a tenu dans ses bras et serré contre lui à quelques kilomètres du Casino de Charbonnières, alors qu’il était arrêté avec son Alfa au bord de la route « ouverte ». Un homme de coeur, plein de relief, à des années lumière du pilote robot et lointain que la technologie et la mentalité actuelles ont tendance à façonner…

    Tous les ans, sans exception, j’ai eu la grande chance de pouvoir me geler de la tête aux pieds dans les spéciales du Monte Carlo jusqu’aux GR. A qui remplacèrent les GR. B (la chute en termes de spectacle était trop grande). Les WRC actuelles constituent un super spectacle, heureusement pour le Rallye mondial. Le très bon article ci-dessus a tellement raison de dire que sans l’Ardèche, le Monte Carlo est comme « hérétique ».

    Bref, désolé de me raconter comme ça, mais W. Rorhl que j’ai pu « admirer » de près bien des fois a été mon deuxième « coup de coeur ». A l’époque des Opel Ascona 400, des Fiat 131 Abarth (quel son !) et des Gr. B (quels monstres !), je passais la dernière nuit du Monte Carlo, la « nuit du Turini » (Turini dont je garde un très mauvais souvenir, un spectateur ayant fait dégringoler un rocher de 30 kg sur 15 mètres de pente raide, rocher qui s’est cassé en 2 sur ma hanche alors que je souffrais d’un cancer en phase terminale + bien d’autres événements sinistres) à écouter à la radio, dans mon lit, la façon dont il allait régler le compte de ses collègues et adversaires dans l’arène des Alpes Maritimes.
    Rorhl était un pilote « mixte » : rallye-circuit. Ce n’est pour rien que plus tard, il fera équipe et jeu égal avec le furieux Hans Stuck qui envoyait entre 200 et 250 km/h sur les routes ouvertes à la circulation du Jura avec sa Porsche Bi-turbo, la en ligne, là en crabe entre les rangées d’arbres, au point d’en faire vomir son passager d’alors, pourtant pilote F2 450 CV en côte !

    Il y aurait tant de choses à dire sur d’autres pilotes de renom, comme H. Mikkola, un autre pilote monstrueux, qui a gagné un Monte Carlo sur la même monture que le grand Walter.
    Bref, je pourrais écrire un bouquin retraçant tous ces souvenirs…

    • bazire dit :

      Très émouvant ton récit V incent comme celui de Jeff qui ma fait raviver des souvenirs impérissables de ce grand du rallye au MC…..Je l’ai vu passer avec 2 fois quand il a gagné , a chaque fois c’était très impressionnant de vitesse et de trajectoires au cordeau style circuit surtout avec la groupe B ……
      Et ne sois pas désolé d’écrire tes souvenirs car je crois qu’on est de la même génération mais moi j’ai pas ton talent a raconter ….
      Bien a toi ….
      Je voudrais dire aussi et Jeff ne vas pas me contredire ou pas mais le grand Walter a déclaré que Ogier était le meilleur d’entre eux après sa victoire au MC cette année, mais cité l’immense JL Thérier ça me va aussi !..

      • bazire dit :

        J’allais oublier aussi un très très grand du rallye qu’était JC Andruet , j’avais suivi son exploit sur radio MC toute la nuit de mon lit quand il avait crevé sur sa berlinette avec les commentaires de Spendler , mémorable !….

      • Vincent dit :

        Merci beaucoup Bazire, je vous réponds en commentaire général (normal), si cela peut intéresser d’autres personnes aussi qui n’ont pas connu cette époque.
        Si vous allez au Monte cette année, je vous souhaite un beau spectacle !

  29. mantaluke dit :

    magnifique commentaire, absolument passionnant à chaque ligne….un vrai régal !!! MERCI

  30. pli74 dit :

    Merci RS pour cet article. Tout est dit, y compris les commentaires de WR.
    Une autre façon de voir la course et les épreuves mythiques comme le Monte-Carlo.
    Rien à voir avec les  » ersatz » que la FIA nous propose en ce moment.
    Merci encore

    • pli74 dit :

      Ah, j’ai oublié de préciser que la photo de l’article m’a fait chaud au coeur, la Kadet GTE jaune/noir 1er version. J’ai eu la chance ou le privilège d’en avoir une…..La boite ZF ….jamais loupé une vitesse, même en les passant à la volée. Et les travers faciles à contrôler….Que du bonheur.
      Maintenant on a des voitures « traine couillont » aseptisées et surtout informatisées…..
      il est ou le bonheur ??????

  31. enriche dit :

    Quelles merveilleux souvenirs des MC 79/83, 20 jours (reco avec des mulets et 8 jours de rallye) eh oui Messieurs… (parcours de liaisons, de classements et nuit Finale)… pas de tapis rouge… (nuits et jours), 250/300 engagés avec 15/20 prétendants aux podium…
    Mr Walter, lors des recos dans l’Ardèche, ai eu la chance de ma vie de côtoyer ce GRAND Monsieur, parce que j’appartenais à la firme adverse Dieppoise, de monter à côté de ce maître négociant en virage dans un mulet Quatro…
    Mon Dieu Mamilla… respiration entre chaque virage… et moment de refaire surface à la descente de l’auto (Antraîgue), à coté du Fox c’était impressionnant mais là… il y avait tout…
    Je me permets de remercier ce Grand Homme simple, réservé, et tellement talentueux…
    Merci Walter…

  32. Jl dit :

    Walter Röhrl rien que le nom…. Si je ne me trompe pas champion du monde sur la fiat 131 devant une Audi quattro, Michele Mouton.

  33. Régis dit :

    Ca m’a tiré une larme.. L’ardèche, le frisson ressenti aux rugissements lointains résonnant dans l’étroite vallée du Moulinon, annonçant l’arrivée imminente et tant attendue de la quattro sport, le monstre, la bête sauvage, et son meilleur dompteur..!

  34. Chrispatagonie3 dit :

    Que de souvenirs à attendre ces champions dans des conditions dantesques au Col de la Fayolle….

  35. jdmz dit :

    Tout à fait d’accord avec Space Cowboy. Tout est dit. Grand Monsieur qui n’a pas vécu dans le cocon d’une seule écurie entièrement vouée à sa cause et qui a couru à une époque où ils étaient 6 et plus à pouvoir gagner, dont le très grand et regretté Jean-Luc THERIER. 4 victoires au Mte avec 4 voitures différentes, entre autres. Que dire de plus ?A l’époque, chez AUDI, on considérait qu’il était celui qui arrivait à utiliser le plus le potentiel de la voiture, et ce à 75 %…….J’ai fait plusieurs Monte-Carlo et je me souviens de la spéciale de la Chartreuse en 1983 (262 inscrits) où moi, petit privé avec une Kadett GTE, j’étais en clous, alors que THERIER faisait le scratch en slicks. Et il ne fallait pas trop se traîner pour être dans les 100 premiers pour la dernière nuit. Belle époque.

  36. Guil dit :

    Super article. C’est toujours un plaisir de venir sur votre forum. Une question : Ogier l’a gagné aussi avec 4 constructeurs il me semble ?(Peugeot 207, Citroen, vw, ford) oui il y avait de L’IRC mais sur le principe ça fait 4 constructeurs sur cette magnifique épreuve. Mais j’avoue que c’est extrêmement rare et une belle performance. Chapeau à tous ces pilotes quelques soit leurs résultats.

  37. capitole dit :

    il ont oublier de dire qu’il allait faire le M-C Historique en 2020

  38. chartreuse dit :

    hs : quelqu’un a des info sur le lieu des essais du monté carlo 2020 ?

    je suis preneur .

  39. gecko dit :

    maitre Walter, joli papier merci.

  40. Space Cowboy dit :

    Walter Rohrl… Un dieu du pilotage qui ne savait même pas qu’il avait ce don. Jusqu’au jour où on lui a dit. Et de là, une ascension fulgurante, jusqu’au titre de champion du monde. Un homme d’une rare élégance, qui n’a jamais fait que ce qu’il voulait. Le genre qui dit à son patron : « Je n’irai pas au 1000 lacs. » Et qui n’y va pas, sans que personne ne songe à le mettre à la porte ! A mes yeux le plus grand.

  41. Patate dit :

    Tout simplement génial , du haut de mes 22 ans et étant pas loin de la haute Loire j aimerai le revoir là haut je n ai pu le voir que à Gap

    • ROUXE dit :

      Merci pour ces bons souvenirs.
      NB : La photo de la Fiat était au Portugal

      • B2B dit :

        Rohrl !

        Effectivement, un grand, peut etre le plus grand….

        A noter qu’il sera au depart du MC historique cette annee (sur Porsche).

        Et oui, a cette epoque, certains pilotes etaient des pur sangs spectaculaires.
        Toivonen, Andruet, Kullang, Alen et tant d’autres.
        Avec un petit faible pour 2 trop souvent oublies : Brookes et surtout …Airikkala !