Maintenant la pratique (2/3- Devenir Copilote)



Après avoir appris et effectué les démarches obligatoires pour devenir copilote, il est temps de rentrer dans le vif du sujet avec une première rencontre avec son prochain pilote et l’apprentissage d’un système de notes.

Tout d’abord, il peut être utile de demander un exemple d’un road-book (document officiel d’un rallye) à une ASA pour apprendre la lecture des différents symboles composant un road-book. Si sa compréhension est simple, il faut néanmoins pas la négliger et être attentif à sa lecture. Il est tout de même recommandé de se l’approprier, en notant par exemple avec de la couleur, des cases présentant des cas spéciaux et importants (exemple avec 2 distances très courtes entre 2 indications). Lors des reconnaissances (comprenant les liaisons, il est conseillé de rayer chaque case du road-book au fur et à mesure où elles sont franchies. L’utilisation d’un tripmaster peut largement aider dans cette tâche.

Revenons à la rencontre avec le pilote. Sur une bonne journée, il faut apprendre à se connaître et surtout comprendre le système de notes utilisé par le pilote. Au préalable, il peut être utile de regarder des caméras embarquées de son pilote pour s’adapter le plus rapidement possible, et pourquoi pas, écrire des notes directement issues des vidéos et s’amuser à les retranscrire.

La diction que souhaite son pilote est aussi très importante, certains préfèrent des copilotes avec un tempo plus rythmé et marquant, d’autres vont préférer un ton plus calme et monotone. Il faut absolument tout comprendre du système de notes de son pilote pour avoir les notes les plus claires et les plus fluides possibles. 

En ce qui concerne « le bon moment pour donner une note », il faut se mettre à la place du pilote. Toutefois, certains préfèrent avoir les notes avec beaucoup d’avance (Ogier par exemple), d’autres non. Des pilotes veulent parfois des répétitions entre deux virages espacés de longues distances. Il faut avoir en tête que les distances sont là pour rassurer le pilote, c’est un paramètre essentiel. (Exemple : il vaut mieux dire Droite 120° pour 20M Croisement Gauche 30 / Autre exemple : Ciel à Fond 200m…ou Ciel à Fond et 200m quelques secondes après).

Pour appliquer tout cela, il est utile de s’exercer pour se mettre dans des conditions réelles de reconnaissances sur un parcours planifié auparavant avec son pilote.

Dans un article à paraître cette semaine, un lexique de notes sera disponible.

Pour cet exercice, le copilote doit utiliser son premier cahier de notes et travailler avec la même application que lors de ses futures reconnaissances. Il est conseillé d’écrire assez gros pour avoir une clarté de notes idéales, ce qui est fortement utile sur des parties bosselées. En général, on parle de cinq lignes par page sur une feuille A4. Certains copilotes vont utiliser différentes couleurs pour noter des pièges, d’autres des symboles particuliers. L’important est de retranscrire parfaitement les indications du pilote, et si une écriture particulière peut aider, pourquoi pas.

Il est utile d’avoir filmé cette mise en pratique pour la retravailler derrière à la maison et préparer au mieux son premier rallye.

Avis de Maxime : « Par exemple, pour des notes qui s’enchaînent, je vais  les souligner, pour des pièges, je préfère entourer avec parfois du rouge. »

A l’issue de cette première rencontre, le copilote est normalement prêt à disputer sa première épreuve. Dans le prochain article, on évoquera la prochaine et dernière étape de cet apprentissage : les reconnaissances et l’avant-course.




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Pat
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Pat

Perso j’ai été cop 10 ans en national et quelques cf 1ère div,j’ai toujours mi mes notes au propre, jamais utiliser celle d’un autre, pris beaucoup de repères et toujours suivie au ballan du corp

Régis Froment
Invité

Pour ma part éviter recopier les notes au propre sur un autre cahier . On est tjrs plus à l’aise avec les notes que l’on a prise en direct . Crayon a papier gras et gomme pour faire du nettoyage . Pas de recopiage . Ca évite les erreurs .

jmb17
Invité
jmb17

Comme dit l’ami Froment : « Avoir du blé, pour faire du sport auto, ça aide » !

Kaizer Sauzée
Invité
Kaizer Sauzée

Un ch’ti truc : notre cerveau interprète plus vite un dessin qu’il ne déchiffre un mot. En plus un p’tit dessin prend moins de place que le mot correspondant et va plus vite a prendre en note.

jmb17
Invité
jmb17

Sauzée prend les notes, pendant que la nausée prend les sottes.

Albe
Invité
Albe

Une chose de sûre, le copilote doit comprendre le pilotage de son pilote et sentir, avec ses fesses (vaut mieux sentir avec que des….), les réactions de l’auto. Évidemment, il ne regarde pas la route en permanence mais doit la ressentir par le comportement du véhicule et les transferts de masse. De plus, il doit être capable de gérer les hauts et les bas de son pilote, son mental, son rythme en spéciale…..en un mot le rassurer et, aussi, le décharger de toute la partie administrative, c’est essentiel. La prise de notes et leur recopiage requièrent beaucoup d’application et de… Lire la suite »

jmb17
Invité
jmb17

A l’béret basque mon ami ! Plaisanterie mise à part, je suis totalement d’accord avec toi sur le fait de ressentir les réactions de l’auto. Pour ma part, c’était avec la berlinette que ce phénomène était le plus flagrant, criant même. Certainement parce que cette voiture était très basse, très légère et d’un tout petit gabarit. Avec elle, en rallye, je ressentais absolument tout avec les fesses et le dos. Chaque dérive, chaque écart du train avant, chaque trou ou bosse de la route etc…étaient directement, immédiatement transmis (téléguidés) au cerveau en grande partie par le dos et les fesses,… Lire la suite »

Albe
Invité
Albe

Merci jmb pour ce témoignage et, en effet, je te trouve bien sérieux…..ou peut-être au repos car tu t’es surpassé un peu plus haut!