N.Ciamin : « Pas un rallye facile pour nous »



En arrivant en Estonie au début du mois, Nicolas Ciamin n’avait plus disputé le moindre kilomètre de compétition depuis début février…et un rallye historique en BMW M3. Pour cette reprise, le jeune niçois a été appliqué marquant des points importants de la sixième place.

Après tant de mois passés en dehors des spéciales, nous avons fait le point avec Nicolas.

Avant d’évoquer l’Estonie, quelle a été ton activité ces derniers mois ?

« J’ai pu faire beaucoup de sport pendant le confinement. Ensuite, j’ai roulé sur circuit en participant aux deux premières manches de la Ligier JS Cup. Je vais peut-être pouvoir rouler à une 3e et une 4e manche, il faut voir. Ce sont des courses de six heures et c’est très intense. Ce n’est pas facile car il y a un très bon niveau. Les équipes sont homogènes et on a pu voir que les teams ont beaucoup bossé pendant l’intersaison. On manquait un peu de rythme pour le podium. C’est une voiture qui va vite, qui est sympa et on a pu faire mal de kilomètres. »

Sinon tu roules également beaucoup en essais ces derniers temps.

« Oui en effet. D’abord avec la BMW M3 de Pierre Vonic, qui pour la petite histoire, m’avait accueilli dan son entreprise pour mon stage en 3e. Il y avait une évolution à faire avec des amortisseurs PKM, une marque que je connais bien après avoir roulé avec Albarth. J’ai fait la mise au point de la voiture pendant une journée.

Ensuite une R5 Turbo dont le préparateur est mon parrain, et qui est ancien employé de mon père ! Je n’avais jamais eu l’occasion de la piloter après avoir fait énormément de tours en copilote. Encore avec des suspensions PKM mais avec des réglages plus importants à faire qu’avec la BMW. C’est beaucoup plus vieux qu’une M3 mais le train avant est pas mal. Piloter une R5 Turbo, c’est un peu spécial.

Enfin une Mitsubishi Galant de Car Museum Club, un lieu de gardiennage pour les voitures de prestige. Il fallait faire du roulage et c’était un déverminage et il faudra continuer à la fiabiliser. C’est vraiment un gros potentiel avec un gros moteur. Pour du VHC, ça peut être une sacrée arme.

Et aussi la C3 R5 sur asphalte pour reprendre le rythme avant l’Estonie. Se remettre avec Yannick dans les notes.

Parlons de l’Estonie maintenant, quel est ton bilan de cette épreuve ?

« Pour l’Estonie, on a pu faire 350 km d’essais pendant trois jours, c’était une préparation au top. J’aurais préféré faire un rallye avant, type Lettonie, mais ce n’était pas le même budget. Ce n’était pas un rallye facile pour nous. Le premier jour était bon, l’équipe était satisfaite, moi aussi, j’étais à ma place, sans sortir la grosse attaque. On avait comme référence Ostberg (même auto et pneus), et être à 8 dixième au kilomètre était honnête. Dans certains partiels, j’étais à une demi-seconde, d’autres à 1s5. C’est dans le rapide où je suis le plus loin finalement.

Dan l’après-midi, le terrain était très différent. Dans les portions rapides dures, il y avait plus de grip, alors que dans les endroits plus mous, c’était complétement différent.

Le deuxième jour, les spéciales étaient plus étroites et il y avait un peu plus d’humidité. J’étais un peu bloqué, je n’avais pas trop envie de la sortir alors que je n’étais pas vraiment en bagarre. Au final, j’aurais pu gagner une place en étant mieux, je n’ai pas vraiment pris de plaisir ce jour là.

Quelle note te donnerais-tu ? 

Je dirai 14-15/20 le premier jour, l’équipe était très contente ensuite. Mais seulement 8-9/20 le lendemain. Chez Citroën, ils étaient plutôt contents, notamment de l’écart du premier jour. »

Que penses-tu de la progression d’un très jeune comme Oliver Solberg ?

« Je ne suis pas surpris, il a déjà montré qu’il est très vite. Il a une préparation idéale et jamais vue dans l’histoire du rallye. Il doit passer 2 jours par semaine dans sa Polo. Tu ne peux pas lutter face à ça. Il roule dans des conditions exceptionnelles. »

Comment vas-tu préparer la Sardaigne ?

« Mon équipe a fait beaucoup d’efforts et je vais rouler sur terre ce week-end au rallye Adriatico dans le cadre du championnat d’Italie Terre des rallyes. Il y aura notamment Bulacia au départ avec qui j’ai été en bagarre en Estonie.

J’espère être proche des gars de tête, la Sardaigne est un rallye que j’aime bien. »

Et hormis le WRC, d’autres épreuves sont envisageables ?

« Pas facile d’en rajouter. Eventuellement Antibes car mes partenaires locaux sont intéressés, mais il y a plus de chances que l’on n’y soit pas que l’on y soit. »




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Marco
Marco
1 mois il y a

C’est bien dommage que par manque de budget il ne puisse pas être à égalité avec les autres parce qu’il a un sacré coup de volant et il sait tout conduire.
solberg c’est le Rovenpera suedois.

jmb17
jmb17
1 mois il y a

Je réédite :
En fait de Ciamin, t’en connais un rayon toi Bazire, de Scie à Main !! Ta spécialité.