Pellier : « Je suis plutôt perfectionniste »



Après avoir écrasé le championnat de France Junior l'an passé, Laurent Pellier évolue en Citroën Racing Trophy cette saison à bord d'une DS3 R3.

Au terme des deux premières manches, le jeune pilote français âgé de 21 ans, occupe une superbe deuxième place derrière le « redoublant » Yohann Rossel. Afin de préparer les prochaines échéances et notamment le Terre de Langres fin juin, le haut-savoyard a pu continuer son apprentissage lors du dernier rallye Terre du Diois, deuxième manche du championnat de France des rallyes.

Après ce beau début de saison, l’occasion était belle d’aller à la rencontre de Laurent pour tirer un premier bilan.

Laurent, avec ton copilote Benoît Neyret-Gigot, début de saison au Touquet dans le Citroën racing trophy avec une deuxième place, plutôt prometteur pour la suite ?

Oui, le rallye du Touquet nous a permis de confirmer que nous étions dans le rythme. Cette année il y a un gros niveau en Citroën Racing Trophy, et au Touquet nous sommes restés un temps en lice pour la victoire face aux redoublants. Ensuite j’ai commis un tout droit qui nous a fait lâcher prise. Mais avec Axel Garcia on s’est livré à une grosse bataille lors de la seconde journée, c’était un régal et ça promettait pour les manches à venir !

Comment s’est déroulée la seconde manche sur le mythique parcours de l’Antibes Côte d’Azur ?

A Antibes nous avons vécu un rallye en demi-teinte. Dès le second chrono, dans le Col de Bleine, on lâche presque une minute. J’ai fais 1/3 de la spéciale sans frein, avec la pédale au plancher, on freinait juste avec le frein à main… Les plaquettes arrière se sont fendues à force ! On a subi la même chose ou presque dans le second tour. Pourtant on était parti plus calmement pour gérer nos freins. Au début on pensait que je freinais mal et que je faisais surchauffer mes freins. Mais je n’avais pas un bon ressenti avec ma pédale et je n’étais pas en confiance. Au final après le premier tour du Turini, sur le routier, après avoir à nouveau purgé les freins avec Benoît, j’ai retrouvé un bon feeling avec la pédale de freins. Dans le chrono suivant, on fait le temps devant Yohan Rossel et Denis Millet… Je n’ai plus eu aucun souci de freins ensuite. Malheureusement le rallye était joué ou presque. Yohan avait trop d’avance pour que l’on puisse revenir, Denis a été contraint à l’abandon, et nous n’avions « plus qu’à rentrer ». Le côté positif est que l’on n’a pas fait d’erreur malgré nos ennuis, mais c’est quand même frustrant de ne pas pouvoir jouer la gagne à la régulière quand la mécanique s’en mêle. On a eu de la chance de finir deuxième. On prend surtout de gros points pour la suite du Trophy et c’est le principal.

Afin de te perfectionner sur la terre, tu étais au départ du Causses et du Diois, es-tu satisfait de ton rythme sur la terre et quels sont les points que tu dois améliorer avec la DS3 R3 ?

Dans l’ensemble oui je suis satisfait mais malgré tout, je me méfie. Comme je l’ai dis plus haut, cette année la barre est haute en Trophy. Il faudra donc voir si l’on est dans le coup ou non lors d’une épreuve avec mes concurrents directs. Aux Causses on termine devant toutes les 208, alors que la bataille a été intense jusqu’au bout. C’était vraiment une surprise pour nous. On a mis du temps à trouver les réglages dans un premier temps. Ensuite quand j’étais à l’aise avec l’auto on a pu attaquer et se faire plaisir. On a effectué une belle remontée, c’était top !

Je sens bien que l’on a encore de la marge pour progresser sur la surface. Au Diois, on a essayé des « trucs », sur l’auto, et sur nous (Benoît et moi) avec une préparation en amont différente aussi. Aux Causses on redécouvrait plus ou moins la terre. A Die on préparait les prochaines échéances sur terre du Citroën Racing Trophy. C’était mon premier rallye avec la voiture terre du Lycée Henri Laurens. On sortait de l’Asphalte et nous n’avons pas fait d’essais en amont. Il fallait se remettre dedans et nous devions valider ce que l’on essayait tout en signant des temps sympas. Le premier jour, on avait énormément de balayage, on s’élançait au milieu des 4 roues motrices, il fallait faire notre trace. En plus nous avons eu pas mal de soucis avec le turbo et un support moteur nous a finalement contraint à l’abandon.

Néanmoins nos temps étaient sympas quand la voiture fonctionnait puisque nous avons signé le 7ème temps scratch absolu sous la pluie avec 17s d’avance sur « Fx Blanc ». Des points à améliorer il y en a et il y en aura toujours. Je suis plutôt perfectionniste quitte à en devenir presque lourd des fois. Ce n’est pas Benoît qui dira le contraire !

Il y a énormément de remise en question. Ce qui est certain c’est qu’en découvrant au fur et à mesure la voiture sur chaque surface, il y a forcément des points à améliorer. Bien souvent, c’est du détail, mais pour le rallye suivant, on essaie de les corriger.

Afin d’être présent sur plusieurs manches cette saison, quels sont les partenaires qui te suivent cette année ?

Dans un premier temps, je tiens à remercier Citroën Racing ainsi que le Lycée Henri Laurens pour notre beau programme. Ensuite il est vrai que nous avons pu l’étoffer grâce à mes propres partenaires. Du plus petit au plus grand, ils croient en nous, et nous aident tous au maximum de leurs possibilités ! Je les en remercie à nouveau et j’espère que comme l’année dernière leurs entreprises pourront s’associer à de bons résultats.

J’aimerai aussi remercier mon équipe de l’ombre ! Ma famille est très présente et active pour que je puisse réussir ! Il y a aussi les bénévoles qui nous donnent un coup de main toute l’année lorsque l’on organise des événements avec mon association pour rapporter des fonds.

Enfin il y a Benoît. Lui aussi fait des efforts importants et m’apporte beaucoup dans le baquet de droite. Il se donne au maximum, ce qui est vraiment important et rassurant pour moi.

Sans cet ensemble de partenaires et de proches, je ne pourrais être là où j’en suis et encore moins poursuivre l’aventure !

Ceci dit, je recherche toute l’année de nouveaux partenaires, notamment pour monter un programme mondial. Si toutefois un généreux chef d’entreprise venait à lire cette interview… !





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