A.Fourmaux : “On a surpris pas mal de monde” (Chronique – Suède)



Après un début de saison plutôt prometteur au Monte-Carlo, Adrien Fourmaux est passé à la vitesse supérieure en Suède, parvenant à signer le premier podium de sa carrière.

Surtout, le Français a rivalisé pendant la grande majorité de l’épreuve face à Elfyn Evans, multiple vice-champion du monde, et ancien vainqueur sur ce terrain. Comme à l’issue de chaque manche du mondial, Adrien est revenu avec nous sur son week-end de course.

Les questions/réponses des lecteurs seront diffusées demain dans un article spécifique.

Au lendemain de ton podium en Suède, quel est ton sentiment ?

“Ce week-end, on a surpris pas mal de nos concurrents, de spectateurs, mais aussi notre équipe. Elle ne nous voyait pas franchement là au départ. Et moi, j’espérais bien sûr, mais je ne pensais pas être à ce niveau. Pour preuve, j’ai voulu demander des conseils à Mikko Hirvonen, mais il a refusé, car il ne pouvait pas me répondre vis à vis de Toyota (il est responsable du programme des jeunes japonais).

C’est incroyable de voir nos performances sur ce rallye alors qu’il s’agissait de mon quatrième rallye sur la neige. Je ne compte pas volontairement celui de Suède en 2020 qui était quasiment sur la terre.”

Tu retiens plutôt ce podium ou tes performances face à Evans ?

“Plutôt cette capacité de me battre avec Elfyn sur l’ensemble d’une journée à conditions égales. On perd beaucoup dans le premier inter de la première spéciale, puis après, on fait jeu égal jusqu’au soir. Elfyn, c’est quand même le pilote n°1 de Toyota, une référence, qui a gagné Finlande et Suède à la fois !

Le samedi matin, on voulait y croire. Après la première du matin, c’était difficile d’en prendre dix sur lui. Puis finalement, on a pu gérer un peu mieux nos pneus que lui en fin de journée. On a su garder cette deuxième place et j’en suis très satisfait. On a bien géré le coup.”

Comme au Monte-Carlo, tu as connu une journée de dimanche plus en retrait, c’était volontaire ?

“Oui, le but était de rentrer et de valider les gros points du samedi. On a eu un peu de chance en plus, car Taka nous a fait un petit cadeau en faisant une faute. Comme ça, on termine 5e du dimanche et on prend trois points de plus.

Maintenant, il faut justement progresser sur ce point. Quand j’assure, il faudrait perdre un peu moins de temps que ça. On a vu que ce n’était pas évident pour Lappi non plus qui a perdu encore plus que nous. Quand on lâche un peu, on en prend trop pour l’instant. Avec une telle voiture, tu n’as pas le choix de t’engager pour qu’elle marche.”

Un rallye sans problème ni frayeur pour toi finalement.

“Oui, l’auto a parfaitement marché du début à la fin. Je suis forcément un peu frustré du samedi soir avec notre contact dans la neige au virage où Grégoire (Munster) est sorti. J’ai eu l’alarme 150m avant le virage et c’était déjà trop tard pour le freinage. Je pensais que c’était le virage d’avant et je n’ai pas eu le temps de vérifier un peu plus.

Mais ce qui m’a surtout marqué, c’est l’histoire avec Tänak qui roulait au ralenti. Autant j’ai regardé l’erreur avec Munster après le rallye, autant pour Tänak, j’ai voulu revoir tout de suite car je me suis vraiment fait peur. On a un système SAS qui nous prévient quand une voiture est à l’arrêt, mais pas quand elle est au ralenti. Il faudrait pouvoir améliorer ce système car c’était très dangereux. J’étais en 5e quand même !”

Ce rallye de Suède a été particulièrement délicat en termes de conditions, notamment le vendredi après-midi. Comment peux-tu nous décrire ça ?

“Franchement, de l’intérieur, c’était affreux. Il y avait une telle quantité de neige fraîche sur la route. J’avais deux voitures devant moi et ce n’était pas la position idéale. Il y avait des traces dans tous les sens et c’était impossible de les suivre. Parfois, on faisait une troisième trace. Le grip était proche de zéro avec cette neige humide, c’était comme de l’aquaplaning. Alors tu fais avec ce que tu as en essayant de perdre le moins de temps possible. C’était tellement facile de se poser. C’était vraiment incroyable de rouler dans de telles conditions.

On peut comparer le pilotage à ce que fait un skieur. Tout en trajectoire, mettre du latéral pour tourner comme un skieur avec les carres de son ski.”

Les journées de samedi et dimanche étaient plus normales finalement pour un Suède. Est-ce que l’usure des pneus a été importante ?

“En vrai, c’était plutôt correct. Les clous n’aiment pas la terre et tout le monde le sait. Il fallait faire attention aux pneus sur la boucle de l’après-midi, mais rien de très différent de ce qui se passe sur la terre.

Comment se préparer pour le le Kenya ?

“Je n’ai pas roulé avec cette voiture sur la terre depuis fin 2022. Et comme nous n’avons pas le droit de tester réellement pour le Kenya, je vais devoir me contenter d’un petit roulage sur la terre en mars sur la base M-Sport.”





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Dav03
Dav03
1 mois il y a

Mdr maintenant tout le monde le pomade sur RS avant c’était un nul il fait que casser les bagnoles mdr mes fermé vos bouches bande de faux culs sérieux

Martini29
Martini29
1 mois il y a

Bonjour, c’est quoi ce système d’alarme dont il parle avant sa frayeur ?