Peugeot remporte le centenaire




PEUGEOT REMPORTE LE CENTENAIRE En 1985, il y a eu Ari Vatanen, vainqueur après une remontée d’anthologie. En 2009, Sébastien Ogier y a conquis la...

s la première victoire internationale de sa jeune carrière. Cette année, Bryan Bouffier et Xavier Panseri, engagés par Peugeot France, ont réalisé un autre exploit en passant, en une seule spéciale, de la septième à la première place. Ils ont, ensuite, magistralement préservé leur position. Peugeot voulait conquérir le « Monte-Carlo du centenaire ». Mission accomplie…

Triomphe d’une stratégie
La magie du Monte-Carlo, c’est son caractère unique. Les pilotes ont beau être les meilleurs, l’équipe être la mieux organisée, certains choix techniques, de pneumatiques ou des faits de course, peuvent à chaque instant tout remettre en question. Mercredi 19 janvier, à l’issue de la première étape, les 207 Super 2000 ne sont pas devancées sur leur valeur, mais à la suite d’un choix inapproprié de pneus (gommes trop tendres). Vingt-quatre heures plus tard, à la fin de la deuxième étape et avec l’arrivée de la neige, la situation est inversée, avec quatre Peugeot dans les cinq premiers et un Bryan Bouffier passé, en une seule spéciale, de la septième à la première place.

Les 207 S2000 gardent la main jusqu’au bout
Vendredi 21 janvier, la troisième et dernière étape est divisée en deux parties distinctes. Le matin, une seule spéciale est prévue, sur la route du retour à Monaco, puis, après une après-midi de repos, la « Nuit du Turini » est composée d’une boucle de deux spéciales nocturnes, à parcourir deux fois. A 6h30 du matin, lorsque les équipages Peugeot s’élancent, leurs objectifs sont divers. Bryan Bouffier (Peugeot France et son réseau) veut conserver sa première place. François Delecour (Peugeot privée) songe à se préserver du retour de Freddy Loix, troisième. Guy Wilks (Peugeot UK), quatrième, a pour priorité de marquer des points dans le cadre de sa campagne IRC 2011, Stéphane Sarrazin (Peugeot France), cinquième, tient absolument à remonter dans le top trois et Petter Solberg à tomber des chronos !

Avec huit meilleurs temps en treize spéciales, la 207 Super 2000 fut, de loin, la voiture la plus performante de ce 79ème Rallye Monte-Carlo. Dès le matin, Sarrazin en offre un bel exemple en remportant l’ES9. Le soir, il grimpe en quatrième position, mais une boîte de vitesses bloquée sur le quatrième rapport contrarie sa remontée. La 207 S2000 de Bouffier-Panseri se montre d’une fiabilité exemplaire et le pilote Peugeot France gère magnifiquement le rythme de son pilotage pour s’imposer de main de maître. « Je n’étais pas le plus rapide au début et la situation n’a pas été toujours très simple à gérer. C’est la plus belle victoire de ma carrière », s’exclame le vainqueur. « Je me demande si, un jour, une autre pourra être aussi grande. Gagner à Monte-Carlo, c’est magique ! »

Démonstration d’ensemble des Peugeot
Meilleur performeur sur l’ensemble du rallye (quatre meilleurs chronos), Stéphane Sarrazin conquiert au finish une place sur le podium mais pointe en retard sur le port pour offrir cette position au pilote Peugeot UK, Guy Wilks, qui jouera le championnat cette saison. L’équipage Wilks-Pugh qui a réussi un très beau rallye sans commettre la moindre erreur, entame ainsi de belle façon sa campagne 2011 en IRC. Avec quatre voitures dans les cinq premiers, Peugeot réussit une magnifique démonstration d’ensemble. « Cela prouve la valeur de notre 207 Super 2000, le talent de nos équipages et la qualité de notre organisation », résume Olivier Quesnel, directeur de Peugeot Sport. « Il faut savoir rester humble, à Monte-Carlo, même après un triomphe, car celui-ci a nécessairement été construit par divers faits de course. Quand il a neigé, nos rivaux ont commis des erreurs de stratégie. Nous étions là pour en profiter et nous emparer de la tête. Ne boudons pas notre plaisir : cette troisième victoire à Monte-Carlo, pour le centenaire de l’épreuve, a, pour Peugeot, un parfum exceptionnel. »

Enfin, soulignons la prestation du Norvégien Petter Solberg qui découvrait la voiture et a été d’emblée un grand animateur de ce rallye Monte Carlo. Il en fut même la clef lors de la deuxième étape. Il a amené sa Peugeot 207 jusqu’à la fin de la dernière spéciale avant d’être victime d’une panne d’alternateur.

Classement final :
1. Bouffier-Panseri, Peugeot 207 S2000, en 3h32’55.6 ;
2. Loix-Miclotte, Skoda Fabia S2000, à 32.5 ;
3. Wilks-Pugh, Peugeot 207 S2000, à 1’19.7 ;
4. Sarrazin-Renucci, Peugeot 207 S2000, à 1’21.9 ;
5. Delecour-Savignoni, Peugeot 207 S2000, à 1’22.4 ;
6. Hänninen-Markkula, Skoda Fabia S2000, à 1’29.3
7. Solberg-Patterson, Peugeot 207 S2000, à 3’45.9 ;
8. Vouilloz-Veillas, Skoda Fabia S2000, à 4’47.8 ;
9. Kopecky-Stary, Skoda Fabia S2000, à 7’45.9 ;
10. Basso-Dotta, Peugeot 207 S2000, à 8’46.0 , etc.

Communiqué Peugeot Sport





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