Spéciale terminée pour Daniel…




Après une pause d’un peu plus d’un mois, le WRC retrouve le haut de l’affiche ce week end, en Argentine.

Direction Cordoba (au nord du pays) et la pampa, pour cette cinquième manche du calendrier.

ipages officiels et autres privés vont s’expliquer pendant quatre jours.

Tracé sur des pistes alternant portions très rapides et routes de montagne relativement piégeuses, le parcours du rallye se décompose, comme l’année passée, en quatorze spéciales avec, en guise de dessert et de Power Stage (spéciale dont le classement particulier attribue des points aux trois pilotes les plus rapides), deux passages dans le fameux tronçon de « El Condor ».

78, le compte est bon !
Samedi 4 mai 2013, la DS3 affublée du numéro 1 termine justement, les 16,32 kilomètres du second passage d’El Condor, avec un sixième temps anecdotique puisque la victoire est acquise depuis la veille suite à l’erreur de Sébastien Ogier. Alors « rouillés » par le manque de roulage, le couple neuf fois champion du monde remporte toutefois sa 78ème victoire. Sébastien Loeb et Daniel Elena ne le savent pas encore mais c’est là qu’ils signent leur dernier succès en championnat du monde des rallyes. Plus qu’une huitième victoire consécutive en Argentine synonyme de record absolu (Sébastien Loeb a certes remporté à neuf reprises le rallye d’Allemagne mais non consécutivement), c’est une véritable page du rallye qui s’achève et se tourne.

Ils ont mis un point d’honneur à terminer une carrière 5 étoiles.
Un mythe peut en cacher un autre. Il fallait forcément une spéciale mythique pour voir le couple neuf fois champion du monde, mettre un terme à cette carrière 5 étoiles, sur une dernière victoire (certes la carrière de Sébastien Loeb et Daniel Elena s’est arrêtée du coté de Cleebourg à l’occasion du dernier rallye de France, mais de manière si impromptue et tellement inhabituelle, qu’il fallait et valait mieux conclure sur une note positive). « El Condor » fait partit donc d’un club très fermé dans lequel, se présentent quelques spéciales, qui à elles seules ont fait, et font encore l’histoire de la discipline (même si celles-ci ont la fâcheuse et mauvaise habitude de disparaitre des programmes des rallyes actuels). La Finlande a son Ouninpohja, le Monte Carl a son Moulinon, le RAC son château de Margam et l’Argentine a aussi son morceau de bravoure.

Les argentins vous souhaitent la bienvenue dans leur pays ou le soleil brille même sur leur drapeau.
Chaque année, on assiste au même rituel en suivant le rallye d’Argentine. Des hordes de spectateurs envahissent la pampa, tel un véritable pèlerinage et montrent à quel point il est possible, pour un pays où la culture footballistique est fortement présente, de ne pas se focaliser que sur le ballon rond en pleine période de coupe du monde. En effet, et malgré la météo changeante (l’Argentine est située dans l’hémisphère sud, et l’automne s’y est installé depuis plus d’un mois), c’est près d’un million de passionnés qui affluent sur le bord des routes lors de chaque édition. Le Paris Dakar, présent en Amérique du Sud depuis 2009 peut d’ailleurs en attester, s’il fallait encore s’en convaincre.

Les nombreux pièges du parcours pourraient jouer des tours à certains.
Sportivement parlant, le plus grand nombre espère (à moins que l’auteur de ces quelques lignes ne soit le seul) assister à une lutte intense pour la victoire. Certes, ces dernières années, le suspens pour la première place finale a toujours été de courte durée, mais l’Argentine réserve régulièrement des surprises en ce qui concerne les accessits (Martin Prokop y a notamment réussi son meilleur résultat au volant d’une WRC en 2012 avec une quatrième place finale). Et il serait bien imprudent d’oublier que l’année passée, Sébastien Ogier, alors en lutte pour la victoire, a commis une erreur, qui lui a couté quelques dizaines de secondes et toute chance de victoire. Cela dit, un record pourrait déjà tomber dans l’escarcelle de Volkswagen ce week end en cas de victoire d’une Polo (actuellement le record du nombre de victoires consécutives d’une voiture d’une même marque est codétenu par Citroën et Volkswagen avec 8 succès. Pour rappel, il faut remonter au rallye d’Allemagne 2013 pour voir une « concurrente » signée une victoire, en l’occurrence Citroën et Dani Sordo). Un dernier détail qui pourrait avoir son importance, aucun pilote engagé cette année n’a inscrit l’Argentine à son palmarès.

Objectif record !
A la manière d’un Daniel Elena qui clôturait toujours les spéciales parcourues par un message à l’attention de l’équipe Citroën, il ne me reste plus qu’à vous souhaiter un bon rallye… « Chronique terminée pour Arnaud ».

Chronique par Arnaud Guygrand





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  1. LOSSE Jean-François dit :

    J’aime ce genre de texte ..!

  2. gaëtan dit :

    Comme est oublié un fait de course non négligeable qui s’est produit la première journée de course du rallye d’Argentine 2013 où Ogier est resté bloqué par Sordo et a perdu une grosse dizaine de secondes. Sans cet incident qui n’a pas été sanctionné et donc à la régulière, Ogier finissait la première journée avec une trentaine de secondes d’avance (et non pas seulement un peu plus de 16 secondes d’avance). Et là pouvait certainement s’écrire une autre histoire certainement plus suédoise…

    • quoique... dit :

      fallait bien qu’il y en ait un qui grince des dents… après des années de disette ça a été si dur que ça d’avoir un français neuf fois champion du monde???

      • gaëtan dit :

        Ce n’est absolument pas remettre en cause le talent de Séb Loeb que de rétablir la vérité sur des faits de course. Sinon, cela s’appelle traverser la réalité et les faits et non pas grincer des dents…à moins que cela ne fasse grincer des dents certains à qui l’on rappelle ces faits de course…

  3. gaëtan dit :

    Intéressant. Néanmoins, ce qui me gêne est qu’il y a une sorte de réécriture de l’histoire comme d’ailleurs sur d’autres sites. Les problèmes techniques dont ont souffert Seb Ogier et sa Polo (problème de frein à main, amortisseurs, etc.) ont disparu et sont donc totalement occultés. Le résultat aurait pu être très différent sans ces problèmes comme l’a reconnu par exemple le magazine Echappement à l’époque.

  4. makkarinen dit :

    Que de bons SOUVENIRS ! MERCI encore et pour tout SEB et DANIEL .

  5. natlin dit :

    bravo arnaud pour ce papier!