Yann Clairay se surpasse en Alsace




Le Lavallois Yann Clairay a réussi des performances de premier plan pour sa deuxième participation au Rallye de France Alsace. L’an passé, il avait terminé...

tte manche française du Championnat du Monde des Rallyes à la 3ème place des deux roues motrices au volant d’une Renault Clio R3.

Derrière une prudence de façade, il dissimulait une farouche volonté de faire au moins aussi bien cette année avec une Citroën DS3 R3T, considérée comme la référence de la catégorie… mais qu’il n’avait jamais conduite avant le shakedown ! Yann n’a pu atteindre l’arrivée, mais le bilan est ultra positif : avec neuf Top 3 dont 4 meilleurs temps, en 13 spéciales véritablement disputées, il a de toute évidence franchi un gros « step » dans son parcours de rallyman. Quand à sa carrière de pistard, elle va connaître un tournant intéressant dans les semaines à venir…

Ce séjour en Alsace a commencé dans la douleur pour Thomas Roux, le copilote de Yann, victime d’un virus et de nausées fort désagréables pendant les reconnaissances. Heureusement, la forme est revenue pour la spéciale d’essai, et le premier contact avec cette fameuse DS3. « De l’avis général, il n’est pas évident de s’adapter rapidement à cette auto, mais je me suis tout de suite senti à l’aise et en confiance. Nous ne nous sommes pas emballés pour autant dans la super spéciale de Strasbourg. La route était grasse, nous avions un gros numéro et comme on partait en ordre inversé, les autres ont profité de l’assèchement de la route. »

Le rallye débute réellement vendredi 5 mai avec deux boucles de trois spéciales et une épreuve dans la ville de Mulhouse en fin de journée. « Nous sommes partis prudemment avec l’ambition modérée d’évoluer à une seconde au kilomètre des meilleures deux roues motrices. Nous avions les notes de l’année dernière, mais il a fallu prendre d’autres repères car la DS3, avec son turbo, autorise des reprises à plus bas régime que la Clio. Par conséquent, un virage « 90 » qui passait en 1ère avec la Renault pouvait se négocier sur le 2ème rapport avec la Citroën. Pourtant, j’ai eu immédiatement un bon feeling, on ne se faisait pas de « chaleurs » et j’ai pu hausser le rythme sans avoir l’impression de prendre de gros risques. »

En effet, à l’exception de l’ES2, Yann et Thomas figurent constamment parmi les trois premiers, accèdent à la 2ème place de la catégorie dès l’ES4 et s’offrent un premier meilleur temps dans l’ES6 ! Mais la troisième étape sera à la fois synonyme de satisfactions et de désillusions : « nous sommes repartis samedi avec beaucoup de confiance, on était vraiment bien dans la voiture et on sentait que ça allait vite. Je me suis juste loupé sur une équerre dans la première spéciale de la journée, sans dégâts mais le moteur a calé ce qui explique les 14 secondes perdues. »

Par la suite, Yann aligne trois meilleurs temps en trois spéciales disputées. Il peut encore espérer mettre la pression sur le pilote de l’Equipe de France Stéphane Consani, qui pilote lui aussi une DS3 et ne compte que 1’10’’3 d’avance au terme de l’ES11. Mais juste après l’annulation de l’ES12, la DS3 n°76 tombe en panne d’essence sur le routier. « Avec cette voiture, on savait qu’il ne fallait pas se fier à la jauge à cause de la mousse obligatoire dans le réservoir. Il y a un deuxième indicateur qui calcule le nombre de kilomètres restant, en fonction de la conso. Nous pensions avoir assez d’essence, mais le système n’est pas fiable à 100% et ça, on ne le savait pas ! »

Arrivé avec 17 minutes de retard au pointage, l’équipage Clairay/Roux écope de 2 minutes 50 de pénalité. Seul Courtois, sur Clio R3, est passé devant. Les chances de podium restent intactes, jusqu’à une modification du classement de la quatorzième spéciale, la plus longue du rallye avec ses 43 kilomètres. « Nous pensions vraiment avoir réussi notre plus belle perf du rallye, malheureusement personne ne s’en est aperçu ! Nous avions repris une trentaine de secondes à Consani et Courtois malgré deux kilomètres au ralenti à cause d’une voiture en feu dans la spéciale. Dans la soirée, on a appris qu’un temps forfaitaire nous avait été appliqué. »

L’écart grimpe à 6’31’’9 avant la dernière étape, qui promet d’être pluvieuse. Les commissaires sportifs décident pourtant d’interdire de retailler les pneus, or… il n’existe pas de pneus pluie chez Pirelli. « Vu les risques et les écarts, le jeu n’en valait plus la chandelle et j’ai préféré renoncer. Nous étions bien déçus, mais d’un autre côté, la progression est significative par rapport à 2011, on a fait de belles choses dans ce rallye… »

A bientôt pour évoquer le retour de Yann en circuit avec une marque prestigieuse





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  1. Kaizer Sauzée dit :

    « Les commissaires sportifs décident pourtant d’interdire de retailler les pneus, »

    On nous oblige à acheter des casques homologués, des baquets et des harnais neufs tous les 5 ans, des arceaux de sécurité de la mort, des vétements ignifugés, etc, etc…

    Et on INTERDIT aux équipages de retailler les pneus quand il pleut !
    Ils deviennent fous ou quoi ???

    Ils ne savent nous parler sécurité que pour dépenser de l’argent, mais pensent-ils vraiment à la sécurité des équipages ? J’en doute fortement.

    Et si il y avait eu une sortie avec de grosses conséquences ? Cela aurait été la faute de qui ?

  2. Kaizer Sauzée dit :

    On nous oblige à acheter des casques homologués, des baquets et des harnais neufs tous les 5 ans, des arceaux de sécurité de la mort, des vétements ignifugés, etc, etc…
    Et on