Märtin : « Content de l’avoir fait »



A 43 ans, Markko Märtin a tourné la page du WRC depuis bien longtemps, et le retrouver au volant d’une WRC de dernière génération a été une belle surprise le week-end dernier en Estonie.

Avec pour seul objectif de découvrir ces nouvelles WRC et prendre du plaisir, l’ancien pilote officiel Subaru Peugeot et Ford s’est pris au jeu, signant des chronos à une seconde au kilomètre des meilleurs…enfin du meilleur plutôt, c’est à dire Ott Tänak !

Si la vitesse était au rendez-vous à certaines reprises, la fatigue et la complexité de piloter de telles voitures à la limite ont parfois freiné son élan.

« C’était fatiguant ! J’étais crevé après la première journée. Sérieusement, on oublie vite le travail que cela demande de piloter ces voitures. Je peux le faire sans problème, mais c’était plus difficile de trouver la motivation pour attaquer à la limite. Je n’avais disputé aucun rallye depuis plusieurs années et aucun vrai rallye dans une voiture adéquate depuis près de dix ans. C’était donc intéressant et je suis content de l’avoir fait. Je ne connaissais pas cette génération et c’est la raison pour laquelle j’étais présent : mieux comprendre son fonctionnement. »

D’un point de vue technique et principalement aérodynamique, le pilote estonien avoue que les nouvelles WRC sont d’une efficacité redoutable et demandent un pilotage réellement différent de ce qu’il a connu entre 1999 et 2005.

« C’était plutôt cool quand j’ai commencé à ressentir l’aéro. Je me disais « Ah, voilà… » et l’on peut commencer à jouer un peu avec. C’est assez stupéfiant de prendre un virage en sixième vitesse. Si le moteur continue de tirer, on reste pied au plancher et les appuis vous permettent de passer le virage. On reste assis et l’on tourne le volant… C’est très différent de ce dont j’avais l’habitude. Ma mémoire est peut-être un peu floue, mais je me rappelle très bien de devoir relâcher, freiner et placer la voiture… »

Tout comme Sébastien Loeb ou Jari-Matti Latvala, l’estonien a piloté les WRC de première génération (Escort, Corolla) et peut pleinement comparer les progrès effectués depuis.

« À chaque époque, les pilotes prennent ce qu’ils ont pour en extraire le maximum. C’est ce que nous faisions quand j’y étais et c’est ce qu’ils font maintenant. Le but du jeu est de tirer le meilleur du matériel mis à notre disposition. L’aérodynamique et le surplus de puissance ne sont que des dimensions différentes. »





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  1. jeanfrancois dit :

    A mes yeux pilote exceptionnel .
    au vu de sa prestation je pense être dans le vrai
    Que de souvenirs

  2. Slate dit :

    Il n’y a pas que Loeb qui a piloté les 2L, les 1.6L puis les specs 2017… Il me semble que Latvala était déjà pilote officiel Ford sur les Focus ?
    Et Ogier à fait une saison sur la c4…

    • Rallye-Sport.fr dit :

      Latvala zappé en effet, pour Ogier par contre, la C4 c’était une caisse moderne comparée à la Corolla WRC pilotée par les pilotes cités. Enfin bref, c’est mal tourné de toute façon !

      • Slate dit :

        En effet, c’etait toujours une 2l mais 10 ans plus jeune… Un peu l’écart entre la c4 et les wrc 2017.

        Mais les corolla pilotées pas ces pilotes était des voitures clients du début de leurs carrière. La majeur partie de leurs carrières à été faite sur d’autres voitures plus modernes. Markko arrête sa carrière de pilote officiel après 6ans en 2005, la c4 sortie 2ans plus tard seulement.

      • SUB dit :

        Il y’a aussi Sordo qui a commencé en wrc sur la xsara

      • Slate dit :

        Pas de soucis… C’est un bon article qui rappel des souvenirs. Merci

  3. natlin dit :

    martin, un tout bon, polyvalent, le niveau pour etre champion du monde, la quadrette loeb, solberg, martin grolhom dans les annees 20000, c’etait quelque chose, jamais compris pourquoi il est parti chez peugeot alors que ford lui proposait 4 ans avec la focus

  4. yyyeeeaaahhh dit :

    Je ne suivais pas Martin particulièrement, mais qu’est-ce que ça m’avait fait ch*er de le voir quitter la scène mondiale suite décès de Michael Park, en indiquant qu’il ne voulait plus rouler au niveau mondial. Il a quand même fait de belles choses dans le milieu rallye depuis , et je suis bien content de le revoir en tant que sujet principal d’articles en tant que pilote d’une WRC 🙂