Fourmaux : « Un peu comme si je repartais de zéro »



Auteur de débuts rêvés en championnat du monde lors du Monte-Carlo, Adrien Fourmaux arrive en Suède avec moins de pression sur ses épaules, lui qui pilotera une Ford Fiesta R2T. 

À 23 ans, le nordiste va débuter sur la neige dès son deuxième rallye WRC, une extrême rareté en championnat du monde. Avant de s’envoler vers les forêts suédoises, Adrien a répondu à nos questions.

Quels sont tes objectifs pour cette nouvelle manche ?

« Ils sont quasiment identiques au Monte-Carlo. J’aimerais bien monter en puissance progressivement et apprendre au maximum. Je vais arriver en Suède sans pression particulière. J’ai une voiture moins puissante que les autres Ford Fiesta R2 (engagées en JWRC), qui ont aussi une boîte plus longue. Je vais rouler avec une R2T de 2018, comme les JWRC de la saison dernière. Apparemment, cela ne servira pas à grand chose de comparer les chronos de l’an passé car les conditions jouent beaucoup sur les temps. »

Après un gros Monte-Carlo, on attend déjà beaucoup de toi cette année. N’est-ce pas trop perturbant ?

« Il ne faut pas vouloir se prendre au jeu, de vouloir bien faire et absolument signer un autre bon résultat après le Monte-Carlo. Le but est vraiment d’aller bout. C’est un peu comme si je repartais de zéro, c’est une expérience complètement différente. Le but est de prendre un maximum d’expérience en espérant que cela serve pour l’année prochaine. »

Comment vois-tu cette épreuve en terme de pilotage avec cette Fiesta R2T ?

« Je connais tout de même bien la R2T, j’ai pu rouler à deux reprises avec (Béthune / Cardabelles). Je découvrirai la neige bien sûr, on m’a dit que ça se rapproche de la terre en terme de pilotage et de grip. C’est la première fois que je roulerai avec de vrais pneus clous.

Je vais tout découvrir au shakedown, sans le moindre kilomètre d’essais sur neige. J’ai eu quelques conseils de mon coach Nicolas Bernardi. J’ai aussi pas mal regardé de caméras embarquées, mais malheureusement, ce ne sont que des 4 roues motrices.

J’ai pu voir qu’il y avait beaucoup de ciels, ce qui demandera de l’anticipation et des modifications au niveau des notes. Il faudra rajouter une 3e dimension on va dire, et anticiper les ciels dans la note justement. Ça ressemble à un Finlande en moins haut ! Les murs de neige peuvent être très traitres et je vais devoir les utiliser à bon escient. »

Comment s’est passé ta première épreuve avec Renaud Jamoul, ton nouveau copilote ?

« Agréablement surpris franchement car cela a été très bien d’entrée. Il y a un respect commun entre nous. Chacun sait ce qu’il a faire, et fait son boulot, mais cela ne nous a pas empêché d’avoir quelques délires ensemble. »





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  1. Jeff Boulet dit :

    50 ans après l’exploit de Jean Luc Thérier, Adrien Fourmaux vient à son tour de rendre une copie parfaite lors de sa première apparition sur les routes du Monté Carlo. Adrien s’ajoute ainsi à une liste de pilotes qui ont en commun d’avoir été très performants lors de leur première participation tout en ayant, sans exception, réussi à rejoindre Monaco. Ses illustres prédécesseurs ont tous – sauf un – remporté le plus prestigieux rallye du monde au cours de leurs carrières. Ce ne sont pas des héros. Ils ne sont ni Jean Moulin ni Nelson Mandela, juste des conquérants de l’inutile qui ont éclaboussé ce rallye de tout leur talent alors qu’ils découvraient toutes les spécificités et difficultés de cette épreuve hors norme qui demeure un juge de paix. Adrien rejoint ainsi Jean Luc Thérier en 1969, Walter Rohrl en 1973, Henri Toivonen en 1981, Didier Auriol en 1989, Tommi Makinen en 1992, Sébastien Loeb en 2001, Sébastien Ogier en 2009. A cette liste, on pourrait aussi rajouter Ragnotti, Vatanen, Biasion, Delecour ou Liatti qui ont su allier vitesse et fiabilité dés leurs premiers tours de roues sur ces tronçons légendaires. Puis y triompher. Nul ne sait si le nordiste gravera un jour son nom dans le marbre du rocher mais il semble bien qu’il est l’étoffe des champions.
    Les statistiques ne sont que des chiffres mais du bord de la route, ce qui me frappe en voyant rouler Adrien, c’est ce mélange de facilité et de fiabilité qui se dégage de son pilotage. La Suède devrait confirmer ce talent.

    • Maxime dit :

      Tu peux rajouter stephane lefebvre son 1er monte carlo il gagne le groupe R en twingo avec Nicolas Gilson à ses côtés ! Et il gagne le r5 avec la Citroen ds3 au monte carlo pour sa première participation !

    • Joebarf16 dit :

       » Ce ne sont pas des héros. Ils ne sont ni Jean Moulin ni Nelson Mandela, juste des conquérants de l’inutile qui ont éclaboussé ce rallye de tout leur talent alors qu’ils découvraient toutes les spécificités et difficultés de cette épreuve hors norme qui demeure un juge de paix. »
      Bravo c’est bien dit, le genre de propos comme on aimerait en lire plus souvent ici.
      +1

  2. Loïc du 42 dit :

    Si la ffsa continue de le soutenir et avec Ogier qui le conseille, fourmaux peut être la relève des 2 Seb, et l’avenir du groupe psa pour le futur

  3. bazire dit :

    C’est bien qu’il fasse ce rallye pour l’expérience mais ont croises les doigts pour l’année prochaine avec une wrc2……
    Et ça c’est moins sûr vu la conjoncture actuel pour les espoirs français ….

  4. didier dit :

    En voici un jeune de talent, avec un programme étoffé.
    A suivre de près cette année

  5. ericc dit :

    moi aussi , le futur boss c est lui

  6. Fred dit :

    Il est bien ce petit. Moi j’y crois !!!!!