Les constructeurs veulent (res)sortir d’Europe



En sport mécanique, et plus particulièrement en WRC, les souhaits des constructeurs changent en permanence et alors que la saison 2021 est celle des restrictions avec seulement deux rallyes hors Europe, les prochaines saisons pourraient être très différentes.

Dans un interview accordé à Autosport, Yves Matton, directeur rallye à la FIA, dévoile en effet que la FIA, mais également les constructeurs, aimeraient rouler dans de nouveaux pays hors Europe.

“Le promoteur du WRC  soutenu par la FIA – travaille avec les ASN ([autorités sportives nationales) et les organisateurs d’événements du monde entier pour voir les opportunités.

Le WRC se nourrit de la diversité et tire le meilleur parti des conditions particulières de chaque terrain. Nous continuerons donc à recevoir des propositions innovantes du monde entier, la stratégie est toujours d’avoir une empreinte mondiale.

Cette approche globale n’est pas seulement l’objectif de la FIA, mais aussi celle des constructeurs, ils demandent à se rendre en Chine, en Amérique du Nord, en Russie et, à l’avenir, dans des pays comme l’Inde.”

Malgré les coûts supplémentaires représentés par de tels déplacements sur des épreuves lointaines, Richard Millener, team principal chez M-Sport, estime que l’investissement vaut certainement le coup face aux avantages représentés par de telles nouveautés.

“Il a toujours été important d’explorer de nouveaux événements dans de nouveaux pays. Nous ne pouvons pas rester inactifs, et si le sport doit évoluer et se développer, nous devons nous assurer d’attirer de nouveaux publics et de nouveaux investissements.

Le potentiel doit être là et l’infrastructure en place pour organiser une manche du Championnat du monde des rallye aussi, mais nous avons toujours été ouverts et désireux d’explorer de nouveaux marchés et d’élargir la portée de notre sport.

Ce ne serait pas un championnat du monde si nous ne roulions qu’en Europe, donc les épreuves long-courriers font partie intégrante du WRC. Bien sûr, il existe un juste équilibre pour garantir que nous pouvons intégrer ces événements de la manière la plus rentable, mais les organisateurs et le promoteur sont tous deux très proactifs et trouveront souvent des moyens de soutenir les équipes.”

Après avoir intégré de nouveaux événements dans des temps records pour faire face à la pandémie de COVID-19 (Estonie, Ypres ou encore Monza), la FIA compte bien retrouver une sélection plus naturelle dès la saison prochaine avec des choix plus vastes parmi des candidatures qui n’ont jamais semblé aussi nombreuses !




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jimmie
jimmie
22 jours il y a

Avec toutes les mesures sanitaires imposées par beaucoup de pays même en Europe, ils peuvent toujours le dire mais le faire sera une toute autre histoire. Espérer retourner en Nouvelle Zélande, ils peuvent toujours rêver, ça ne pourra pas se faire avant au moins 2 ans, l’Australie, le Chili et l’Argentine de même. C’est encore une idée de Matton pour dire qu’il fait quelque chose pour le WRC.

The_stig33
The_stig33
24 jours il y a

ok pour quitter un peu l’europe , mais à condition d’avoir 50% asphalte-terre 50%asphalte.. ( genre le retour de l’irlande, SAN REMO, ADAC, RACC )