A.Fourmaux : « Hâte de voir la suite en WRC-3 »



Après avoir découvert le rallye en 2017 grâce à Rallye Jeunes, Adrien Fourmaux a survolé le championnat de France Junior cette année, remportant les cinq premières épreuves du calendrier, raflant du même le coup titre de champion.

A deux épreuves de la fin la saison, le pilote nordiste a donc tué le suspense, prouvant une nouvelle fois sa pointe de vitesse mais aussi sa fiabilité sans faille affichée en 2018. Successeur de Jean-Baptiste Franceschi, le jeune nordiste va lui aussi évoluer en championnat du monde des rallyes dès la saison prochaine.

Avant ce changement de dimension, Adrien est revenu avec nous sur cette saison parfaite, marquée par un grand chelem entre Touquet, Antibes, Vosges, Langres et enfin Lozère.

Ta saison 2018 c’est : cinq victoires en cinq rallyes et un titre décroché deux manches avant la fin. Franchement, que pouvais-tu espérer de mieux ?

Je ne pouvais pas rêver mieux pour cette saison. C’est juste top, avec toutes ces victoires gagnées cette saison, c’est génial. Cela récompense tout le travail fourni avec Rallye Jeunes depuis deux ans.

J’ai hâte de voir la suite en WRC-3 la saison prochaine. Il faudra continuer à travailler dur pour toujours progresser car le niveau s’annonce très élevé dans ce championnat.

Parmi ces victoires, as-tu une que tu retiens particulièrement ? Ce Lozère restera forcément dans tes têtes pendant un moment.

Je dirais que ma victoire la plus marquante été à domicile avec le rallye du Touquet. Cela a parfaitement lancé la saison devant ma famille et mes amis.

Celle-ci au Lozère, est évidement aussi marquante. L’an passé, cela avait été mon pire rallye de la saison, on avait eu quelques problèmes et j’avais eu du mal sur ce terrain. Jamais je n’aurai imaginé gagner le titre et la victoire sur ce rallye un an plus tard.

Sur ce rallye Terre de Lozère, j’avais vraiment dans la tête d’aller au bout, tout en se faisant plaisir. On a pris la tête en début de rallye et Mathieu Franceschi a connu des problèmes dans l’après-midi, en sachant que Victor Cartier avait abandonné dans la matinée. Il fallait absolument préserver la mécanique et trouver le bon tempo pour éviter les problèmes.

Dimanche matin, on a continué sur un bon rythme pour se « protéger » en cas d’une crevaison. Dans la dernière boucle, on a soulagé pour rallier l ‘arrivée.

D’extérieur, on pourrait se dire que ta saison a été facile avec cinq victoires en autant de manches. Quand est-il vraiment ?

Il a vraiment fallu chercher chaque victoire. Peut-être que la plus facile a été au Touquet en début de championnat. A Antibes ensuite, c’était chaud face aux sudistes. Dans les Vosges, la course était mal partie avec une crevaison d’entrée et trente secondes de retard. Nous avons fait une belle remontée, j’aime bien les conditions glissantes donc cela tombait bien.

A Langres ensuite, c’était une énorme bagarre avec Matthieu Franceschi. Le samedi soir, nous sommes en tête pour seulement un dixième de seconde et à l’arrivée, on l’emporte pour cinq secondes, c’était top.

Avec ce titre déjà en poche, vas-tu finir le championnat de France Junior avec cette Ford Fiesta R2J (Coeur de France et Cardabelles) ?

Il faut en discuter avec les partenaires et la FFSA. Jean-Baptiste Franceschi (champion 2017) avait notamment roulé au Var sur une « grosse » Fiesta R2, on verra pour moi. Début septembre, je vais rouler dans ma région au rallye national de Béthune avec justement une Ford Fiesta R2T, un modèle identique à la saison prochaine en WRC-3.

Terre ou asphalte ?

La terre, c’est vraiment un sentiment génial, j’aime quand la voiture vit et bouge. Dans ces conditions glissantes, il vraiment garder le plus de vitesse possible et savoir être propre sans en rajouter.

Cette année, tu fais équipe avec un nouveau copilote : Kevin Parent. Voilà un duo imbattable !

L’entente à été top avec Kevin, nous avons la même volonté d’aller de l’avant. Au Touquet d’entrée, c’était tout de suite très bien, à Antibes, il fallait continuer à se caler, comme par exemple pour le rythme ou le nombre de répétitions sur certaines notes.

Kevin a amené son expérience dans l’habitacle, c’est quelqu’un de très serein et c’est vraiment quelque chose d’important avant d’attaquer les spéciales. Si Kevin est OK pour la saison prochaine, on poursuivra logiquement ensemble.

Et tes études dans tout ça ?

J’avais un rendez-vous avec ma faculté début juillet. Si je remportais le titre, il était prévu de faire une année blanche. Je m’arrête provisoirement après avoir quasiment validé ma quatrième année de médecine, le rallye est ma priorité pour l’instant.

A mon âge, les études peuvent encore attendre un peu mais pas le rallye, cela passe vite.

En 2019, tu vas donc évoluer en WRC-3. Que t’inspire ce mot « WRC » ?

Premièrement, le rallye Monte-Carlo où je suis présent chaque année en spectateur avec mon frère. C’est un grand rêve d’y participer, on verra bien avec mon programme 2019.

Je pense aussi à deux autres rallyes qui me font rêver : la Suède et la Finlande. J’ai quand même hâte que ça commence (rires). L’attente va être longue !




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bazire
bazire
2 années il y a

Fantastique toutes ses victoires dans ce championnat , faut pas attendre Malcom ou la FFSA pour lui donner une bonne auto pour les rallyes de fin de saison puisqu’il est pratiquement déjà champion …..

kubika
kubika
2 années il y a

Bravo et bien joué dans espérance de vous retrouver le plus rapidement dans les épreuves du championnat du Monde