80 km en plat de résistance



L'édition 2016 du rallye du Mexique marque un événement dans l'histoire du WRC, puisqu'elle propose une spéciale de 80 kilomètres.

En effet – et c’est là l’événement – il faut remonter à la dernière édition du Safari rallye en WRC*, disputée en 2002, pour trouver trace d’une spéciale dont la distance était supérieure.

Coutumière du fait, l’épreuve africaine, qui proposait régulièrement des spéciales de plus de 100 kilomètres, s’était terminée, lors de sa dernière apparition en championnat du monde, par un secteur chronométré de 81,84 kilomètres.

À cette époque, et alors qu’il ne comptait qu’un podium en WRC (Rallye Sanremo 2001) et un titre mondial en JWRC, c’est Sébastien Loeb qui avait signé le scratch en 36min35s1 à plus de 134 km/h de moyenne. La Xsara WRC, qui portait alors le numéro 21 sur ses portes, avait terminé la spéciale de Seyabei – Kerrerie avec près d’une minute d’avance sur la Ford Focus de Markko Martin et deux minutes sur la 206 de Gilles Panizzi. L’alsacien remportait au passage sa douzième victoire de spéciale en carrière (4 au Sanremo 2001, 5 au Monte-Carlo 2002 et 3 au Safari 2002) et terminait au cinquième rang d’un rallye remporté par Colin McRae.

Suite à la suppression de l’épreuve africaine du calendrier, les distances se sont sensiblement réduites depuis, même si plusieurs rallyes ont tout de même proposé des spéciales dont la longueur était supérieure à 50 kilomètres. Seule l’édition 2012 du rallye d’Argentine avait programmé une spéciale de 65 kilomètres.

Lors des reconnaissances, qui ont débuté ce mardi, Marc Marti (copilote de Dani Sordo) a d’ailleurs rempli plus de 88 pages de notes, alors que Hayden Paddon a confié avoir passé plus d’une heure et demie, uniquement dans cette spéciale. Guanajuato (80 km) représente à elle seule, plus de 35,3% de la distance parcourue en Suède lors du dernier rallye.

Toutes ces statistiques semblent dérisoires face aux 786 kilomètres de la spéciale “Transmarocaine” du rallye du Maroc 1975 qui reste à ce jour, la spéciale la plus longue de l’histoire du championnat du monde des rallyes.

Une spéciale que Timo Makinen, au volant d’une Peugeot 504, avait remporté après plus de 7h50 d’efforts.

*Pour les puristes qui excluent le Safari Rally et son profil atypique, il faut remonter à l’édition 1986 du Tour de Corse et la spéciale de Liamone – Suaricchio pour retrouver un secteur chronométré de plus de 80 kilomètres. Une spéciale longue de 83,16 kilomètres, qui à l’époque, avait été remportée par François Chatriot et sa Renault 5 Turbo en 1h07min19s.




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  1. rallyeplaisir dit :

    Rallye-sport, vous êtes au top. Merci pour toutes ces informations.
    Cette spéciale est très intéressante et demeure dans le véritable esprit du rallye parce qu’elle soumet à rude épreuve équipages es et machines et on en redemande. Plus qu’un handicap artificiel, voire injuste, ce profil de spécial peut créer des rebondissements et permettre un résultat inattendu dans la spéciale et en fin de rallye.
    Le rallye devrait avoir tout type de profil car au final, c’est ce que nous rencontrons, dans une certaine mesure, au quotidien comme conducteur sur la planète.

  2. Kaizer Sauzée dit :

    Le risque est qu’on assiste une course d’attente, que les équipages se placent en attendant ce juge de paix final.
    Et malheur à celui qui va balayer…

    • sebenfer dit :

      Ca me parait quand même difficile de se placer sans les split. JML et Neuville sont dans une excellente position pour les deux premières étapes. S’ils font du bon boulot, ils devraient avoir suffisamment d’avance sur Ogier pour résister ensuite le dimanche.

  3. Boris STi dit :

    80 kilomètres sa doit être éprouvant physiquement. Je me fais pas trop de souci pour les pro mais plus pour les amateurs.