Une 2ème place frustrante pour Ogier



Invaincu au Mexique depuis trois ans, Sébastien Ogier n'a jamais pu véritablement défendre ses chances cette année.

Pour son 100e départ en WRC, le français espérait forcément un autre résultat qu’une deuxième place et n’a pas caché sa frustration tout au long du rallye.

« C’est sûr, ce n’est un secret pour personne, c’était un week-end frustrant pour nous. Nous avons fait du mieux possible et nous terminons à la seconde place. Cependant, nous marquons encore beaucoup de points au championnat. Je vois Jari-Matti comme mon principal rival cette année, mais vous le savez, je n’aime pas accepter cette frustration.

Samedi était la journée la plus difficile avec beaucoup de gravette et j’ai perdu plus de temps ce jour là. Ce dimanche, j’ai finalement eu une bonne position et j’ai fait deux belles spéciales. Si la différence avait été de 30 secondes, nous aurions pu essayer de faire quelque chose. Mais reprendre 1min30s sur 80 kilomètres, c’est une tâche insurmontable.

J’ai bien piloté ce week-end et finir le rallye avec trois points supplémentaires dans la Power Stage, c’était parfait. En Argentine, ça pourrait être la même situation, sauf si la météo m’aide. En disant ça, je ne veux pas gagner avec ce genre d’avantage. On verra bien ce qu’il se passe. »

Toujours aussi loquace en conférence de presse, Julien Ingrassia est revenu sur quelques rencontres imprévues en spéciale, tout en évoquant le chrono de Guanajuato et ses nombreuses pages de notes.

« Je suis un meneur de vaches maintenant.  Nous n’étions pas seuls sur les spéciales, il y avait des chèvres, des chiens et quelques vaches. C’était un sacré défi mais le Mexique est toujours un super rallye, les routes sont belles à piloter et l’atmosphère est toujours la même avec un public enthousiaste. Comme mes collègues, j’avais beaucoup de boulot. Les roues sont belles mais bosselées et je ne pouvais pas écrire les notes parfaitement. Même avec mon célèbre oreiller magique sur mes genous, ce n’était pas facile.

Sur la spéciale de 80 kilomètres, j’avais 106 pages de notes. Mikka avait 78 pages et j’ai été surpris car John Kennard en avait seulement 57, soit la moitié par rapport à moi. Donc samedi soir, j’ai vérifié le road-book pour vérifier la spéciale ! »




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