Avantage Loeb en Sardaigne




Malgré leur position d’ouvreurs, Sébastien Loeb et Daniel Elena ont parfaitement géré la première journée du Rallye d’Italie, disputé en Sardaigne. Meilleur performer de la...

ptuple Champion du Monde compte 33’’ d’avance sur Petter Solberg et Chris Patterson. Sur l’autre DS3 WRC du Citroën Total World Rally Team, Sébastien Ogier et Julien Ingrassia se sont positionnés au quatrième rang, à 2’’4 de la troisième position.

Avec huit spéciales totalisant 131 kilomètres chronométrés sans retour au parc d’assistance principal, la première étape du Rally d’Italia Sardegna constituait un véritable défi. Au delà de l’habituelle gestion des ordres de départ pour la deuxième journée de course, les équipages devaient ménager leur mécanique sur des spéciales inédites en Championnat du Monde.

Leaders du classement général avant ce rallye, Sébastien Loeb et Daniel Elena avaient le redoutable privilège d’ouvrir la route lors de cette étape. Au point stop de l’ES1, leur modeste huitième temps laissait augurer une journée des plus difficiles. Pourtant, la réaction du duo ne se faisait pas attendre. Deuxièmes de l’ES2, ils alignaient deux scratches dans les spéciales suivantes et s’emparaient de la tête du rallye à l’issue de la première boucle. « Ces spéciales sont tracées sur un sol plus dur que ce que nous connaissons habituellement en Sardaigne. Il y a un peu de gravier, mais certaines portions ont été nettoyées par le passage des voitures en reconnaissances », analysait Sébastien lors de l’assistance éloignée, installée dans le village de Siamanna. « Au bout du compte, ça ne va pas si mal pour nous. Je vais devoir continuer à attaquer cet après-midi pour creuser un écart sur nos adversaires. Nous n’avons pas d’autre solution. »

Malgré un meilleur temps ex æquo avec son équipier dans l’ES3, Sébastien Ogier connaissait un début de rallye moins flamboyant : « Je suis parti prudemment ce matin, trop peut être. C’est ce qui pourrait expliquer mon manque de feeling avec la voiture. Aller plus vite nécessiterait de prendre plus de risques, et je ne pense pas que ce soit une bonne idée tant les pièges sont nombreux sur ces spéciales », reconnaissait le vainqueur des deux derniers rallyes.

Lors du second passage dans les spéciales, Sébastien Loeb appliquait la stratégie la plus simple : celle de l’attaque. Une nouvelle fois le plus rapide dans Monte Grighini Nord et Alta Marmilla (ES6 et 7), le pilote du Citroën Total World Rally Team faisait le break. Il achevait cette première journée en ayant porté son avance sur Petter Solberg à plus de trente secondes.

« Je suis un peu surpris d’avoir été dans le coup aujourd’hui », reconnaissait le leader à son retour au parc d’assistance, installé sur le port d’Olbia. « Les écarts sont bien marqués, mais j’estime que tout le monde est encore en lice pour la victoire. Le balayage aura plus d’influence demain et notre avance n’est théoriquement pas suffisante pour conserver l’avantage. Mais si nous parvenons à conserver un rythme similaire à celui d’aujourd’hui, nous aurons notre mot à dire. »

Deuxième à l’issue de l’ES7, Sébastien Ogier se laissait glisser au quatrième rang lors de la dernière spéciale du jour. A 55’’5 de son équipier, il vise avant tout une place sur le podium : « Le bilan de cette étape pourrait être meilleur, mais il pourrait être pire quand on constate le nombre d’abandons. Nous avons pris la décision de passer en quatrième position dans l’intérêt de l’équipe, puisque nos adversaires ont perdu une voiture. Notre objectif est de nous battre pour la deuxième position. Nous sommes bien placés pour cela. Il faudra toutefois que nous parvenions à trouver un meilleur feeling pour attaquer un peu plus demain. »

Communiqué de presse Citroën Racing





Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *