Les Michelin RallyDays ont animé l’été



Alors que la reprise du rallye en France était programmée début août, Michelin a permis à un bon nombre d’amateurs de regoûter à la joie du pilotage, à travers des journées d’essais organisées dans cinq régions différentes de France.

Avec Julien Vial, responsable des produits compétition client chez Michelin, nous avons voulu en savoir plus sur l’organisation et le déroulement de ces « Michelin RallyDays », sessions d’essais uniques en France.

En quelques mots, peux-tu nous présenter le principe des Michelin RallyDays ?

« En prenant en compte qu’il n’y avait plus de rallyes organisés jusqu’en août, on a voulu donner l’opportunité aux passionnés de rouler avant la reprise. Il fallait trouver une route avec l’aide et les conseils de locaux et en amenant sur place un coordinateur, un conseiller technique et un pilote ambassadeur Michelin. Adrien Fourmaux, Yoann Bonato, Jean-Baptiste Franceschi et Eric Camilli se sont succédés dans ce rôle. D’ailleurs, ils ont tous très bien travaillé et pourraient faire carrière chez Michelin !

Pour le coordinateur, nous avons fait confiance à Benjamin Boulloud (copilote de Yoann Bonato). C’était quelque chose de nouveau pour lui et cela a très bien fonctionné. Il était responsable des relations avec les concurrents et l’organisation locale.

Ce programme était vraiment pensé pour les amateurs avec un partage de connaissances entre les différentes personnes sur place. »

Comment est née cette idée finalement ?

« Après le confinement, on a vu que quelques séances d’essais étaient programmées et que beaucoup de personnes étaient intéressés pour rouler. Donc on s’est dit qu’il fallait faire quelque chose. En 2/3 semaines, il fallait tout organiser. J’ai rapidement contacté Benjamin (Boulloud) pour monter ce programme en quelques jours. »

Pendant un mois, de week-end en week-end, vous avez ainsi organisé cinq sessions d’essais. Comment s’est déroulé cette organisation ?

« A la base, nous étions partis pour en faire trois, mais nous avons eu de nombreuses demandes, et n’avons pas pu tous les accepter, notamment une dans le Nord. Pour des questions de planning, ce n’était pas possible. On a parfois fait des mélanges de région pour contenter tout le monde en fonction des demandes des ASA. Pour Rodez, c’est par exemple l’équipe du rallye du Vallon de Marcillac qui a oeuvré, pour Thiviers, celle du Foie Gras et de la Truffe, alors que pour Chinon, Cédric Mondon (copilote d’Eric Brunson), a pris les choses en main.

Pour organiser tout ça, nous avons pu nous appuyer sur des ASA locales avec le plaisir commun d’organiser des choses. C’était super de voir l’engouement de chacun et le partage autour du rallye après une telle pause forcée.

D’autre part, nous avons également organisé deux sessions en Italie avec de très nombreux participants à chaque fois. La Belgique est aussi au programme pour les prochaines semaines avec une séance organisée par Kronos et un coach qui devait logiquement être Bruno Thiry. »

Et comment s’organiser avec les mesures liées au COVID-19 ?

« Pour nous, il était bien sûr essentiel de respecter toutes les consignes sanitaires pendant cette organisation, et notamment les distanciations sociales. Avec le COVID-19, on a eu l’occasion de tester de nouvelles façons de travailler. »

Le seul regret finalement pour nous est de ne pas avoir pu communiquer les emplacements des essais aux spectateurs, mais face au COVID-19, c’était essentiel. »

En début d’année, aviez-vous prévu un tel programme avec l’apport de coachs comme cette année ?

« Non, ces séances n’étaient pas au programme cette année. Par rapport aux séances organisés les saisons précédentes, le format était différent avec notamment une personne responsable des suspensions en moins. Le tarif proposé était de 200€ par pilote avec un minimum garanti de 40 kilomètres alors que certains en ont fait jusqu’à 70. »

Quelle a été l’affluence ?

« Au final, 10 concurrents étaient présents en moyenne, hormis sur une journée avec un peu moins de monde pour diverses raisons. Sur certaines séances, on a refusé du monde par contre. On ne voulait pas trop d’attente pour les concurrents donc on avait fixé une limite à 15 participants. »

Est-ce que ce concept pourrait être reconduit ?

« En travaillant avec des constructeurs, pourquoi pas.  Nous ne voulons pas faire de concurrence aux organisateurs d’épreuves, donc il faut viser des mois comme celui de février ou mars avec idéalement les ressources techniques d’un constructeur pour faire rouler les concurrents d’une formule de promotion. »




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jmb17
jmb17
1 mois il y a

Comme pilote ambassadeur, Yoann est un bon atout