PL.Loubet : « L’absence d’essais s’est fait ressentir »



Après sa prestation prometteuse en Estonie, Pierre-Louis Loubet a eu moins l’occasion de s’illustrer en Turquie, d’abord gêné par des réglages peu adaptés, puis en étant arrêté tôt dimanche matin à cause d’un problème moteur.

Au lendemain de son abandon, le français est revenu sur ce week-end globalement décevant.

Après un Estonie très convaincant, voilà un Turquie qui l’est moins…

« C’était dur dur, dans le sens où on a pas pu montrer grand chose le jour où l’on ouvrait la route. J’allais à fond dans la voiture mais les chronos n’étaient pas au rendez-vous. 

Le samedi soir, on a fait de gros changements sur la voiture grâce aux conseils de Florent Peronnet mon ingénieur. Avant, je n’étais pas à l’aise dans la voiture, les temps n’étaient pas là et pourtant j’attaquais fort. Le dimanche matin, dans la première spéciale, je suis dans le top 3 après une vingtaine de kilomètres dans les partiels et on rencontre un problème moteur juste après à cause d’une petite pièce défaillante.

Avec les nouveaux réglages, la voiture était plus réactive, on avait gagné plus de grip latéral. C’était une vision un peu différente du début du rallye et c’est là que l’absence d’essais s’est fait ressentir. »

Comment as-tu vécu d’être aussi loin en début de course ?

« Quand tu prends 1 à 2s au kilomètre, tu comprends ne pas trop, surtout que j’attaquais, ça faisait chier. Le dimanche, j’avais besoin de moins d’attaquer avec les nouveaux réglages et c’était plus naturel. »

Quel est ton avis sur ce rallye que tu découvrais ?

« J’ai bien aimé ce rallye, même si mentalement ce n’est pas facile. Je l’ai apprécié différemment avec mon rythme. Ce rallye a sa place dans le calendrier avec des spéciales incroyables. Tous les rallyes ne sont pas faits pour être lisses. J’ai bien aimé l’ambiance, les gens sont très sympas. Au final, cela faisait longtemps que je n’avais pas vécu un week-end aussi difficile. »

Tu as ouvert la route sur la majorité de ton rallye puis abandonnait très tôt le dimanche. Est-ce que tu as pu apprendre des choses concrètes sur ce rallye ?

« On apprend toujours, c’était comme une séance d’essais grandeur nature. Au moins, on arrivera en Sardaigne avec de bonnes bases. J’aurais voulu me battre avec les Ford, c’est comme ça, je ne comprenais pas ce mauvais rythme. »

Comment vois-tu la Sardaigne maintenant ?

« J’ai toujours été performant en Sardaigne et je m’attends à être plus performant qu’en Estonie. Tout le monde connaît bien les spéciales donc il n’y aura pas de différences d’expérience, contrairement à ici. »




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Bazire
Bazire
1 mois il y a

Ses partiels étaient très bon avant son abandon , mieux que les Ford , quel dommage cette abandon mécanique ….
J’imaginais qu’il bénéficiait de plus de moyens pour rouler même s’il a une Hyundai ancienne génération …
Faut espérer un meilleur matos pour l’an prochain car il le mérite …
Avec Fourmaux il représente nos meilleurs espoirs pour remplacer nos 2 Seb….

aywé
aywé
1 mois il y a

faudra etre patient rouler je pense 2 ans avec la voiture pour commencer a etre dans le rythme sur chaque rallye