A la rencontre de Raphaël Astier




Huitième du championnat de France Junior l’an passé, Raphaël Astier pilote une originale BMW Z3 M sur les routes de la Coupe de France.

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Après avoir signé deux podiums en début de saison, ce jeune pilote ardéchois envisage de rouler en championnat de France l’an prochain, toujours sur cette monture.

Carte d’identité

Nom : Raphaël Astier
Age : 23 ans (Né le 22/01/1991 à Le Teil en Ardèche)
Région : Rhône Alpes
Copilote : Valentin Suchet et Simon Collin
Voiture : BMW Z3M (GT10)
Métier : Mécanicien
Début en rallye : 2010 (205 GTi N2)

Bonjour Raphaël, comment es-tu arrivé au rallye en 2010 ?

Mon père était en très bonne relation avec Stéphane Poudrel à l’époque où il était champion de France. De là, il m’a mis au karting pour rouler le week-end en essais mais jamais en compétition. En 2004, j’ai perdu mon père quand j’avais 14 ans et je n’ai plus trop goûté au sport automobile ensuite. A 18 ans, j’ai acheté une BMW 320i deux ou trois mois après avoir eu le permis et je m’amusais bien.

Je n’ai pas vraiment eu d’idole en rallye mais mon père suivait particulièrement Colin McRae donc moi aussi.

Tu débutes avec une 205 GTI en classe N2 avant de passer à une BMW 325i Z15 jusqu’en 2012. Ce choix est peu commun pour un jeune pilote, explique-nous.

J’avais toujours cette BMW pour m’amuser le  week-end donc j’ai voulu passer à une vraie BMW pour rouler en rallye, on arrivait à bien s’amuser et on commençait à faire des temps intéressants avec cette auto.

En 2013, tu te lances dans le championnat Junior en Twingo R1 : un podium au Limousin, un top 6 et deux abandons pour une huitième place finale.

1526446_1452818261629273_1778177395750405325_nNous avons un sponsor assez important (DI Projection) qui est fan de sport automobile (aide notamment Bryan Bouffier). Il était plus intéressé par le championnat de France que par la Coupe de France. Ils ont acheté une Twingo pour nous et après je me suis débrouillé pour trouver le budget.

A mi-saison (4e du championnat au classement provisoire), nous étions assez contents avec un podium au Limousin mais ensuite nous avons enchaîné les problèmes. Nous avons eu un souci de pompe à essence au Rouergue et au Mont-Blanc dans la dernière spéciale de la première journée, on sort et on fait une caisse. En un mois et demi, on rachète une voiture et on là remonte entièrement mais aux Cévennes, je n’étais pas dedans. Je comptais déjà revendre cette auto car Renault arrêtait le championnat de France, j’étais sans doute un peu ailleurs, les chronos n’étaient pas bons.

Pour être au top dans ce championnat, il aurait fallu plus de budget afin d’avoir des pneumatiques neufs à chaque fois.

Au Var, nous n’avons pas roulé car ça ne servait plus à rien, et nous avons réussi à vendre l’auto. Nous nous sommes posés la question de passer en DS3 R1 mais les récompenses étaient moins intéressantes que chez Renault et il fallait retrouver un budget.

En 2014, c’est encore un grand changement avec le pilotage d’une BMW Z3 M. Dès le premier rallye, c’est un podium aux Vins du Gard puis une belle quatrième place au Venasque et enfin la seconde à l’Ecureuil. Pourquoi ce retour chez BMW et parle-nous un peu du pilotage particulier que demande cette auto ?

J’ai toujours voulu revenir sur une BMW car j’adore les propulsions. Le top aurait été d’acheter une BMW M3 E36 mais elle n’est pas homologuée en France. Il y avait aussi cette BMW Z3M qui avait également un gros moteur. Stéphane Poudrel m’a bien convaincu dans cette voie là, il fallait trouver le meilleur rapport performance/prix/fiabilité.

C’est une voiture d’origine, très fiable, à 20 000 € et avec beaucoup de potentiel.

Niveau pilotage, c’est forcément incomparable. J’avais déjà piloté une BMW avant donc le pilotage d’une propulsion reste identique avec le réflexe du contre-braquage. Au début, je pensais que 340 chevaux sur les roues arrières, ce serait très physique et difficile à maîtriser mais finalement pas du tout. Avec la BMW 325i, il y avait moins de puissance mais c’était beaucoup plus léger à l’arrière. Sur la Z3, je m’atttendais à pire mais en fait la voiture s’asssoit sur l’arrière et la glisse est plus facile à maîtriser. Je pense que cette voiture a vraiment un gros potentiel, elle demande par contre une grande concentration car ça va beaucoup plus vite. Avant, on pouvait parler en spéciale pour corriger des notes mais là j’ai beaucoup de mal.

Le seul défaut de cette voiture est le poids avec 1400 kg. Dans le rapide, ça fait un peu « effet bateau » et ce n’est pas forcément agréable. Il y avait un gros travail à faire sur les amortisseurs. J’ai fait l’avant chez DA Compétition avant l’Ecureuil sur les conseils de Stéphane Poudrel.

Maintenant, on va avoir l’arrière aussi pour la suite de la saison. Niveau freinage, il y a beaucoup d’inertie et on a tendance à bloquer les roues assez facilement avec le frein moteur à l’arrière, c’est le truc surprenant au début et il faut s’y faire.

Quels sont tes objectifs pour la suite de la saison. Une participation à la finale des rallyes est-elle envisagée ?

Nous nous sommes fixés 4-5 rallyes pour développer la voiture petit à peu. On roulera au Drôme Paul Friedman mi-juillet avant de faire une grande pause jusqu’en novembre pour rouler à l’Ardèche qui est de retour. Avec le soutien d’autres partenaires, on espère aller au Var en fin d’année.

L’année prochaine, on compte retourner en championnat de France pour disputer le trophée des Michelin avec cette BMW Z3M.

Parle-nous un peu de tes copilotes.

Raphale Astier-Vins-du-Gard-2014-2J’ai débuté avec Simon Collin, dans la première BMW, lui aussi débutait. Ensuite, j’ai connu Valentin Suchet avec qui on a roulé en Trophée Twingo car Simon était moins tenté par la Twingo.

Pour cette saison, Valentin recherchait un pilote avec un programme plus important donc j’alterne entre les deux.

Je n’ai jamais eu eu de copilote d’expérience, on partait de zéro à chaque fois. J’aimerai bien essayer de rouler un jour avec un copilote d’expérience, voir s’il a un plus à m’apporter.

Quelle voiture de rallye te fait rêver ?

Sur terre, ce serait un rêve de rouler avec une Fiesta ou une DS3 WRC. Si l’on me paye une manche du championnat asphalte, je partirai plus avec une Porsche GT+ plutôt qu’une WRC. Je pense que niveau plaisir, je m’amuserai davantage avec la Porsche.

Parlons des autres maintenant. Parmi les espoirs du rallye français, qui va aller le plus loin selon toi ?

On entend beaucoup parler de Camilli en ce moment. Je miserai plus sur un Axel Garcia qui pourrait vraiment être très fort, il m’a vraiment impressionné en championnat Junior. C’était sa première année en championnat de France et il a gagné le trophée.

Avec plusieurs années de rallye derrière moi, j’étais loin derrière.

Tout ce qui est WRC et ERC, je pense qu’il faut l’oublier pour quelqu’un comme moi, car sans budget rien n’est possible quelque soit le talent.

Enfin, profites-en pour remercier les personnes qui te soutiennent (amis, sponsors).

Je remercie déjà toute mon équipe Robert/Astier et mon assistance qui me suivent depuis mes débuts. Je remercie également DI Dauphiné Isolation Projection, SARL Marcelin, Mistral Karting, Vulca Service, Stéphane Poudrel, et les garages Suchon et St Christophe.

Page Facebook de l’équipe

Rallye de l’Ecureuil
Rallye du Venasque




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  1. arnaudm3 14 dit :

    A quand Antoine Margely ? :))