A.Levratti : « Impossible de débrancher »



Fidèle à la famille Burri, Anderson Levratti accompagnait Olivier, le père, sur les routes de ce Monte-Carlo 2018 à bord d’une Skoda Fabia R5.

A l’arrivée, le duo terminait à une très belle douzième place, juste derrière les autres Skoda Fabia de Jan Kopecky et Kalle Rovanperä. Pour Anderson, le Monte-Carlo reste un rêve, un mythe, lui qui a été bercé très tôt dans son enfance par ce rallye incomparable.

Retrouvez le dernier « Road-book d’Anderson » à travers cette nouvelle interview.

Habituellement copilote de Michaël Burri, tu étais cette fois aux côtés de son père Olivier. Ce lien de parenté se ressent-il également en spéciale ? 

« En terme d’habitude et de système de notes oui ! En pilotage, Olivier roule un peu plus propre que Michael qui a tendance à être un peu plus spectaculaire avec un peu plus de glisse ! En réaction Olivier est un peu plus « impulsif » que Michael. »

En tant que passionné de rallye, quelle est la première image qui te vient à l’esprit quand on évoque le Monte-Carlo ?

« Sans aucun doute le départ du Moulinon, habitant à côté chaque année lorsque le rallye passé en Ardèche j’y étais! J’ai une photo où j’ai 2 semaines et je suis déjà au bord de la route ! D’ailleurs, c’est à cet endroit que mes grands parents sont venus me voir lors de mon premier Monté Carlo. »

Y a t-il un moment précis qui a marqué ta semaine en rallye ?

« Il y en a eu quelques uns, mais notamment le regroupement avant la Power Stage, la commune de Peïra-Cava nous avait mis à disposition du café etc et nous avons pu discuter très longtemps avec Ogier, Ingrassia, Neuville, Gilsoul et Bouffier c’était un bon moment rempli de convivialité ! »

Evoquons un peu ta performance avec ton pilote. 12e à l’arrivée, 3e en R5 avec une régularité exemplaire. Que demander de plus ?

« C’est difficile de demander mieux en effet ! Le seul regret est que nous finissons 2ème amateur derrière Kalle Rovanperä qui est sous contrat avec Skoda… Hormis cela c’est juste exceptionnel !

Nous n’avons commis aucune faute, nos ouvreurs on fait un boulot incroyable, le staff aussi ! »

Certains parlaient d’une édition 2018 particulièrement difficile. Quel est ton avis là-dessus ?

« J’ai eu la chance de le faire en 2011, 2013 et 2016 mais en effet cette année a été très dure !

Les conditions météo on été très compliquées, il n’y a jamais eu un choix de pneus parfait à faire, il fallait faire le meilleur compromis et rouler avec la tête, ne pas partir le couteau entre les dents et ne pas ce poser de questions tellement il y avait des pièges de partout ! »

Le Monte-Carlo est le défi ultime pour les copilotes. Sur une journée complète de rallye, arrives-tu parfois à te poser sans écrire, sans être au téléphone, tout simplement à souffler et « débrancher » ?

« C’est clairement impossible !
On est sans cesse au téléphone avec nos ouvreurs, notre ingénieur, nos personnes qui sont dans les ES pour les infos météo.
À l’assistance on mange très vite puis debreaf avec l’ingénieur, on regarde que tout aille bien sur l’auto etc. Le seul moment où l’on « coupe » c’est lorsqu’on dort et encore on arrive à se réveiller en plein milieu de la nuit de peur d’avoir oublier de se réveiller ! »

Le retour à la « vie normale » doit être « violent » non ?

« Un peu oui ! Le lundi ça va encore car nous avons encore pas mal de messages de félicitations ou autre mais dès le mardi le téléphone sonne moins, nous retrouvons nos habitudes de la vie de tous les jours qu’on oublie assez vite lorsque le rallye commence ! »

Est-ce que parfois, on se demande vraiment ce qu’on fait là, à enchaîner les journées sans trop dormir, avec beaucoup de pression et le besoin d’être toujours irréprochable ?

« Pas vraiment, on est tellement pris qu’on as pas le temps de penser à autre chose que le set up de l’auto, s’occuper des notes, des ouvreurs etc.

Et cette obstination d’être irréprochable nous préoccupe tellement qu’on fait tout pour l’être, on a pas vraiment le temps de se demander ce qu’on fait la ! »

En 2017, on avait rapidement évoqué cette saison 2018. As-tu des projets en vue ?

« Le championnat Suisse sera la priorité cette saison avec Michael Burri, j’espère faire quelques rallye aussi avec Olivier. Pour le reste c’est en discussion mais je vais devoir moins rouler car j’ai un projet professionnel qui va me prendre pas mal de temps. »





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  1. Riv dit :

    C’est dur de se faire moucher par un jeune de 17ans!!
    Allez allez il ne s’est pas mis sur le toit lui!

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