Pellier : « Un programme national ne me déplairait pas »



Après avoir évoqué le rallye Terre des Cardabelles en début de semaine, Laurent Pellier, nouveau champion de la 208 Rally Cup 2017, revient plus globalement sur cette saison riche en succès et évoque son avenir en tant que pilote officiel Peugeot.

Quels sont les moments clés de ta saison qui t’ont amené vers ce titre ?

« Je pense qu’il y a eu 5 moments clés pour décrocher cette victoire: La première, la confiance de Jean-Denis Piccini et William Odoux, qui nous ont permis de réaliser cette saison. Sans eux, j’aurai vécu une année sabbatique ou presque. Bien évidemment, nos partenaires nous ont suivis pour nous permettre de réussir et nous avons porté au plus haut leurs couleurs !

La deuxième, la création d’une équipe de choc chez Easy Rally. Adrien, l’ingénieur du team à fait un boulot de malade avec Julien mon chef de voiture et Flo qui le secondait. Après notre Diois mitigé, tout le monde s’est remis en question. Nous avons donc essayé différents réglages sans pour autant faire des milliers de kilomètres. Tout était programmé, on savait tous ensemble où on allait et nous n’avions presque plus besoin de se parler pour se comprendre ! C’est ouf, le lien créé est fort, en moins d’une année et c’est vraiment toute une équipe qui a gagné au Cardabelles !

La troisième clé est je pense notre Diois mitigé. Aux Causses on débarque et on gagne, au Charbo on crève mais on termine quand même deuxième. Au Diois on était ultra favori et on passe totalement à côté de notre course. On a tous pris un coup derrière la tête, mais on s’est relevé et au Rouergue on est monté à plus de 30 secondes d’avance malgré un tout droit… Je suis un perfectionniste, le Diois m’a rappelé que personne n’était imbattable et nous les premiers. Des fois ça fait du bien de ne pas être devant !

La quatrième est je pense la fiabilité. Pendant les épreuves nous n’avons jamais eu de problèmes techniques sur l’auto. Mon chef de voiture vous dira que je ne suis pas « chabrac » avec la voiture. Cela contribue aussi à la réussite, avec, par exemple, un rallye comme le Terre de Lozère très exigeant mécaniquement. Mais aussi sur l’ensemble d’une saison car tout ne peut pas être neuf à chaque épreuve !

Le cinquième et dernier est : mon entourage et mon copilote. Mon entourage m’aide surtout entre les épreuves, à ne rien oublier, à bien me préparer, ils me soutiennent dans ce que je fais et c’est tout ces petits détails qui permettent d’aller plus loin. Ensuite pendant les épreuves, ils s’effacent totalement. On ne se parle plus ou presque. Benoit prend le relais, et me gère autant en spéciale qu’en dehors. C’est important car je sais que je peux me concentrer à 200% sur ma course. »

En 2018, c’est quoi le plan ? Quelle serait ton envie si tu avais par exemple le choix entre l’ERC ou du championnat de France en 208 T16 ?

« Pour le moment je ne connais pas le programme 2018 et je pense qu’eux non plus. Il faut que l’on en discute, voir où chacun à des intérêts, Peugeot Sport bien évidemment mais aussi les partenaires de la Peugeot Rally Academy et nous même. Ce qui est certain est que j’aimerais participer à un championnat complet pour essayer de le gagner, que ce soit en France ou ailleurs. Honnêtement un programme national ne me déplairait pas. Je pense que cela me permettrait de prendre de l’expérience avec la voiture et pour un budget similaire viser 1 ou 2 piges à l’international en milieu/fin de saison. A l’inverse, ce qui me fait douter est que, si tu gagne le championnat de France et que tu n’as rien derrière… Autant faire des manches en WRC2 ! J’aurais au moins eu la chance de faire des rallyes mythiques dans une voiture mythique ! Quoi qu’il en soit je fais confiance au groupe PSA pour nous orienter vers une belle saison 2018, ils ont l’habitude de suivre et faire monter des jeunes comme nous. »

Peut-on espérer te voir au Var sur une plus grosse auto (on passe forcément à la 208 T16), ou veux-tu honorer ton titre en cherchant une nouvelle victoire ?

« Le règlement nous impose de le faire en 208 R2, donc cela sera en R2. Au-delà du règlement, financièrement cela aurait été compliqué également ! L’objectif est clair, nous voulons remporter le Var. Je ne sais pas si Llarena pourra être présent, mais en tout cas il y a quelques noms sympas qui circulent, notamment le tchèque Filip Marès que j’ai rencontré pendant l’ERC JUNIOR EXPERIENCE, et qui était en bataille pour le titre de Champion d’ Europe. Il y aura aussi mon pote Benj Perrin et tous les fous furieux de la Cup. Je suis sûr que cela sera sympa car il y aura de l’attaque pure et dure, il n’y aura plus à calculer mais n’oublions pas que le Var reste l’une des épreuves les plus difficiles de la saison ! »





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  1. Tymy dit :

    Nombreux sont les pilotes a penser a un programme en championnat de france l’annee prochaine (Bonato, Gilbert, Arzeno et maintenant Pellier) il suffirait que 2-3 pilotes se rajoute a la liste avec un bon programme aussi (Rossel? Michel? Ancian voir Loubet) et on aurait un championnat de france d’exception l’annee prochaine…je reve peut etre un peu, mais ca serait vraiment cool