BOS Suspension, le facteur X des Toyota WRC



Depuis le retour de Toyota en championnat du monde des rallyes en 2017, BOS Suspension, entreprise toulousaine spécialisée dans les suspensions, est le fournisseur exclusif des amortisseurs des Yaris WRC.

Pendant ce break estival, et avant la reprise au rallye de Finlande, nous avons voulu en savoir plus sur les méthodes de travail d’une équipe d’usine WRC, et savoir comment s’articule cette collaboration entre une entité spécialiste de la liaison au sol et l’équipe championne du monde en titre WRC. Connaissant l’importance capitale de la liaison au sol dans la performance globale d’une WRC actuelle, nous avons voulu percer les secrets de l’entreprise toulousaine pour savoir pourquoi la Toyota dominait à ce point la concurrence depuis le début de la saison….Visite guidée :

Pour BOS Suspension , la partie la plus importante du travail intervient lors de chaque séance d’essais avec le déplacement de deux hommes : un ingénieur et un technicien. Thibaut Rentière, ingénieur chez BOS Suspension en charge de l’activité WRC, évoque justement son travail : « Lors des essais, je suis en communication permanente avec les ingénieurs et le pilote. On fait un débriefing dans le camion Toyota après chaque run, le pilote donne son ressenti et à la fin, je pose des questions supplémentaires si nécessaire. Je tire les conséquences de ces discussions et je détermine ensuite les modifications internes à faire sur l’amortisseur avec mon technicien. Et je repars ensuite pour suivre run après run. Cela demande de l’expertise, beaucoup de rigueur, et le plus dur, savoir déchiffrer les pilotes ! « 

Après ce travail effectué en essais, BOS Suspension déplace également un ingénieur sur chaque épreuve : « En plus de participer à l’ensemble du développement, je me rend sur chaque épreuve les semaines de course, où le travail est moins intense que lors des essais, mais tout aussi important : pas de droit à l’erreur ! Je suis intégré à l’équipe officielle Toyota à part entière, et j’ai un suivi précis à faire pendant le week-end, ainsi que l’encadrement de toutes les manipulations qui touchent de près ou de loin aux amortisseurs. En cas de problème, je dois vite réagir et relever les problèmes. Au Portugal par exemple, où mon collègue Romain m’avait remplacé au pied levé, il a du très vite réagir pour comprendre les problèmes survenus sur les voitures de Latvala et Tänak. Dès le lundi matin suivant, une modification était déjà sortie pour corriger rapidement le problème. »

A ses côtés en essais, Cyrille Coulon, technicien chez BOS Suspension, est « collé » à son camion pour travailler directement sur les amortisseurs : « Avant de partir sur des essais, on prépare tout pour emmener généralement 5/6 jeux d’amortisseurs. Sur place, je suis à l’écoute des demandes des ingénieurs (mon collègue Thibaut et celui de Toyota). En fonction de ça et pendant que la voiture roule, je dois démonter et préparer des amortisseurs avec des changements de clapets par exemple. En fonction du lieu des essais, notre préparation peut être un peu différente, tout comme notre voyage (camion / avion). Sur place, Toyota gère toute la logistique et c’est vraiment bien organisé. En Finlande, pour les 3 jours de tests, je n’ai pas eu beaucoup de travail car ils ont trouvé les bons réglages rapidement. Cela devrait être différent pour les prochains essais en Grèce en vue de la Turquie, où nous devons apporter de la performance par rapport à notre retour d’expérience de l’an dernier, qui était la 1ère édition de ce rallye pour le retour de la Turquie en WRC. »

Pour la Finlande, le travail était spécifique avec un terrain bien différent des autres manches : « La Finlande, c’est toujours un peu atypique : moins besoin de grip ou de traction comparé à un rallye comme le Pays de Galles par exemple. On travaille principalement sur la balance voiture, mais également sur l’énergie absorbée à chaque réception des jumps.«  commente Thibaut.

Outre cette activité majeure en WRC, véritable vitrine de leurs savoir-faire, BOS Suspension est en pleine restructuration, et propose également des produits pour tous les engins à 2 ou 4 roues, avec ou sans moteur ! Vélo (VTT), Moto (Cross/Enduro) et Auto (Rallye, Offroad), la gamme élargie récemment de BOS Suspension répond à toutes les exigences et à tous les budgets. N’hésitez pas à aller visiter leur tout nouveau site internet (www.bos-suspension.com).

Nous les remercions pour cette immersion, et leur souhaitons bonne chance pour la fin de saison !





Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

  1. Pat dit :

    Bonjour à tous , un grand MERCI à RS pour nous faire connaître les acteurs dans l ombre de la scène du WRC, c’est vraiment super qu’ une entreprise française soit le chaînon indispensable aux résultats du constructeur en titre, preuve que le savoir faire français est d une certaine qualité !!

  2. Denis dit :

    Hey Boss ! Les suspensions ? Le facteur Y comme « Y’a quelquechose qui va pas ! » des C3 ?

    @Joebarf16
    Merci pour l’info. Effectivement, la liaison au sol était la « marque de fabrique » des Peugeot, dont la marque aux chevrons aurait dû hériter. Mais, la gouvernance en a décidé autrement avec ses choix économiques. A court terme.
    Bilan : une C3 avec un moteur qui n’a peut-être pas grand chose à envier à la concurrence mais, « inconduisible ».
    Dommage pour fêter le Centenaire avec une possible 4éme place au Championnat.
    Amen.

  3. sylvio1er dit :

    Par rapport aux Ingenieurs de chez Bos les ingenieurs de Citroen ne sont pas aux tops

    • p106 dit :

      ou t as vu que citroen fabriquait ses amortisseurs ? ohlins et reiger depuis la demande d ogier mais surement pas citroen

      • Joebarf16 dit :

        Bonjour p106.

        Nous avons déjà échangé sur le sujet il y a quelques temps.
        PSA a décidé de fermer son usine de conception/fabrication d’amortisseurs il y a des années, perdant un savoir faire précieux en la matière. Certains ingénieurs et techniciens ont été recyclés en interne, d’autres sont partis voir ailleurs si les billets sont plus verts.

        A une époque pas si lointaine les suspensions « made in Peugeot » étaient effectivement une référence en compétition. Mais ça c’était avant.

        Bonne journée à tous et à bientôt pour les 1000 lacs.

      • Raphaël dit :

        p106 !?!?!?

  4. natlin dit :

    on peut dire que ca bos dur, ah ah