Parce-que Jari-Matti




Sixième manche du calendrier, le WRC débarque en Sardaigne du coté d’Alghero, une petite bourgade du nord ouest de l’île.

Ciao Olbia, la ville hôte habituelle qui accueillait le rallye depuis son apparition au calendrier, il y a de ça déjà dix ans, bon anniversaire !

ire triste puisque cet hiver, s’est produit dans la région d’Olbia d’importantes inondations causant le décès de plus d’une quinzaine de personnes.

Passons, quatre jours de course composent donc le rallye cette année, dont un aller-retour Alghero-Cagliari, le premier jour (soit quasiment 450 kilomètres) pour à peine plus d’un kilomètre de gymkhana sur un parking. L’ouverture vers une discipline plus proche de ses spectateurs est en route (mais à première vue les instances pensantes semblent s’être tromper de route dès la première intersection, d’où parfois des choix plus ou moins judicieux). Pour le reste, peu de changements à signaler, du classique avec les spéciales de Terranova (coupée en deux tronçons cette année) Crastazza, Castelsardo, etc… Un gros morceau sera tout de même proposé aux équipages avec les soixante kilomètres de Monte Lerno et son saut devenu chaque année de plus en plus mythique.

« Parce-que Toulon » ! Cette année, le club de rugby varois a réalisé un authentique exploit en remportant coup sur coup la Coupe d’Europe (une ligue des champions rugbystique) et le championnat de France. Un doublé révélateur d’une domination sans partage sur l’Europe du rugby qui, par quelques raccourcis bien trouvés je vous l’accorde, rappelle d’autres dominations  dans certaines disciplines qui nous sont beaucoup plus familières. Il est bien vrai, cette année, que les quatre championnats du monde majeurs en sport mécanique sont ultra dominés par un pilote ou une équipe au détriment du spectacle.

« Parce-que Jari Matti » ! Alors que le rallye d’Argentine n’avait pas encore livré son résultat, cette chronique sarde s’intitulait « Seul au monde ». Sébastien Ogier se voyait affublé du rôle de Tom Hanks dans le film du même nom, et la Sardaigne aurait largement fait office d’ile déserte tant la domination du pilote français semblait infaillible. Oui, mais les certitudes sont faites pour être …déstabilisées, chamboulées, renversées …et la course de Jari Matti Latvala en Argentine nous a permis de retrouver de l’espoir dans cette océan de domination morose. Rarement depuis une dizaine de rallyes, un pilote avait réussi à dominer Sébastien Ogier d’une manière si limpide ! Un exploit, oui mais non, car bien aidé par le règlement (qui pénalise le leader du championnat, en lui imposant l’ouverture de la route lors de la première journée) le pilote finlandais s’est forcément vu avantager. Le règlement, toujours le règlement, parlez en à Red Bull en Formule 1, Mercedes vous dira merci !

« Parce que le balayage ». Avec plus de 160 kilomètres, le premier jour devrait encore permettre à la hiérarchie de se voir bouleverser, tant la pluie semble ne pas s’être présentée en Sardaigne depuis belle lurette. Un motif de satisfaction bien maigre finalement puisque le seul suspens à l’heure actuelle, semble se résumer à voir le meilleur incapable de se battre à armes égales…

 Chronique par Arnaud Guygrand





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  1. quoique... dit :

    ben voila…ça c’est dit…
    y’a quelqu’un qui écoute la haut???
    pas sur hein… pourtant jean todt…mimi mouton…
    ALLEZ BON RALLYE QUAND MEME

  2. HenriMasseyFerQuiCogne dit :

    Merci Arnaud pour ces infos et ces petits « piques »… En espérant qu’ils tombent sur les BONS lecteurs! 😉

    Et fait nous des clichés de dingue…!