Le VHC nous ouvre ses portes



Encore peu habitué aux rallyes historiques, nous avons pris la direction de Bastogne la semaine dernière pour découvrir les fameuses Legend Boucles, si réputées de l’autre coté de la frontière. A cette occasion, nous avons pu vivre de l’intérieur la « vie » de l’équipe belge Glory & Legendary, suite à l’invitation de son dirigeant, Jean-Louis Meynart.

Au départ de cette épreuve, près de 300 voitures étaient présentes, dont six voitures engagées par « notre » équipe d’un week-end avec notamment Jean-François Mourgues, champion de France VHC en tête, Maxime Vilmot, copilote professionnel préférant ici prendre le volant plutôt que son carnet de notes, et nul autre que le patron, Jean-Louis Meynart. Pour la mélodieuse Mazda RX-7 de Mourgues, l’équipe Glory était chargée du soutien logistique, de la zone assistance et des pneumatiques.

Sur cette course, quatre catégories étaient répertoriées avec le Demo, catégorie ouverte aux voitures modernes mais non chronométrées, puis ensuite les Legend avec des pilotes reconnus tels que Bouffier, Duval ou encore Munster qui affrontent le chrono, les Classic avec une moyenne à respecter de 60 km/h et enfin les Challenger, nouveauté de cette édition, avec une moyenne de 80 km/h.

Tout comme sur de nombres épreuves historiques, les Legend Boucles proposaient des zones d’assistance variables et un camion d’assistance suivant continuellement « sa » voiture pour intervenir rapidement en cas de besoin.

Présente dans les trois dernières catégories, le team Glory & Legendary a vécu un week-end logiquement chargé. Directeur de l’équipe, Jean-Louis voulait fêter dignement son 50e anniversaire et s’est offert un magnifique cadeau en pilotant l’une de ses Escort proposée à la location.

Reposé après un week-end riche en intensité, Jean-Louis nous présente son entreprise et avoue son amour pour l’historique : « Depuis mon plus jeune âge, j’ai été attiré par l’automobile, mon grand-père était un marchand de pneus reconnu sur Bruxelles, mais trop jeune je n’ai pu reprendre le flambeau ! »

« Après plusieurs années de travail dans différents domaines, j’ai créé cette entreprise G&L sur un coup du sort en quelque sorte, suite au décès d’un de mes associés, nous avons du stopper notre activité. Alors en vacances en Corse avec ma famille et mon ami corse Michel, j’en ai profité pour parcourir des spéciales mythiques du Tour de Corse et je suis passé devant la stèle de Henri Toivonen et Sergio Cresto. Rapidement, j’ai eu l’idée de créer une marque Glory & Legendary, en mémoire aux gloires et aux légendes du rallye. De toutes mes expériences en sport auto, le rallye m’a toujours fait rêvé… le public, les autos, les mécanos , la proximité et de vrai pilote ou le talent peut s’exprimer.

J’ai fait le choix de l’Historique car je suis amoureux de mécanique et je privilégie toujours les rapports humains. C’est ce que j’ai trouvé dans l’historique avec une atmosphère vraiment unique. A l’atelier, nous proposons le suivi technique, l’assistance en course, la préparation, ou encore la construction d’une voiture de A à Z. Je précise que pour la confection des moteurs nous faisons appel à des prestataires techniques spécialisés mais nous nous occupons de l’entretien global. Nous sommes spécialistes des Ford Escort MKI, MKII et nous en proposons 4 à la location. Cette voiture représente à nos yeux le meilleur qualité/prix/performance en historique et c’était une évidence pour moi de choisir cette voiture pour son plaisir de pilotage en prime. Enfin, je tiens à remercier nos partenaires comme les pneumatiques Vedestein, AZ Partners, ou encore Sam Tools qui nous soutiennent depuis plusieurs années. »

Engagé sur une Ford Escort MKI du team en catégorie Challenger, Edouard Proffit, agriculteur de profession, n’effectuait que son deuxième rallye avec cette équipe et ne regrette pas son choix. Amoureux des « vielles » mécaniques depuis quelques années, il désirait absolument évoluer au volant d’une Ford Escort MKI.

« J’ai acheté cette voiture car je suis fan de cette auto et je voulais absolument trouver un préparateur spécialisé dans les Escort de ce type. Je n’ai rien trouvé en France et je me suis donc tourné vers la Belgique. Le feeling est vite passé avec Jean-Louis et l’équipe est rapidement venue voir la voiture en France. Après s’être mis d’accord, mon Escort a été reprise et terminée dans leurs ateliers en un peu plus d’un an. Cette équipe est rapidement devenue comme une famille et pendant tous les travaux, j’ai régulièrement appelé Jean-Louis et Nico, son mécano, tout en partageant quelques restaurants avec eux.

Ce rallye était seulement mon deuxième avec Glory mais j’ai déjà pu recevoir énormément de conseils du boss, notamment au niveau du pilotage. Le travail est réalisé en temps et en heure, et toujours dans la bonne ambiance, ils savent toujours trouver un système D si besoin. »

Terminons enfin cette découverte de l’historique et de cette équipe sur une note moderne. L’équipe possède une communication web simple mais performante. J’ai ainsi été invité à suivre leur week-end via un groupe WhatsApp où tous les membres de l’équipe, sans exception, ont pu communiquer les informations importantes du team, que ce soit au niveau des chronos, des retards ou d’éventuels problèmes.

A notre départ de la Belgique, les images de la foule gigantesque présente le vendredi soir, défilaient encore dans notre esprit. Pour ce jour de « parade », 300 concurrents ont remonté la rue du Neufchâteau, route, concentrant les commerces majeurs de la ville. Garées en file indienne le long des trottoirs,les voitures ont pu être admirées et parfois même effleurés par des spectateurs de tout âge. A 21h, les premiers moteurs se sont faits entendre, chaque voiture devant se frayer un chemin au milieu d’une foule digne d’une étape montagneuse du Tour de France. Au passage, on soulignera évidemment la gentillesse d’Edouard Proffit, qui le temps d’un instant, nous a laissé embarquer dans son Escort MKI pour vivre ce moment inoubliable et parcourir la liaison suivante dans cette voiture emblématique de l’histoire des rallyes.





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  1. P911 dit :

    la Belgique offre une liberté de préparation pour les « VHC » qui n’a rien en envier aux GrF de chez nous de l’époque…, et qui n’a rien avoir avec ce qui est autorisé en France au niveau voiture ou assistance…. la même remarque pourrait être faite pour les « VH » en Italie ou Irlande. ces voitures sont quasi in homologable en france. Ils ont de plus des moyens qui sont assez largement supérieur à ce que nous avons en France (le sponsoring est bien plus fort en Belgique pour les VH ou les modernes d’ailleurs).
    La question à laquelle je n’ai pas de réponse, est il mieux d’avoir des voitures tres proches des config de l’époque ou des caisses au look retro mais avec une tecno moderne tout en restant des propulsion qui sont par nature plus spectaculaires??

  2. Fab dit :

    Les VHC, c’est d’abord pour le plaisir de revoir des autos qui ont fait l’histoire des rallyes. Si en plus, y a moyen d’en voir passer certains par les portières, c’est déjà du bonus.
    C’est en tout cas mon point de vue.

  3. Kmarco dit :

    Super d’avoir fait un article sur le VHC Belge ,bravo RS.
    Vous auriez juste citer le tarif des engagements , ça motiverait certains frontaliers.
    En tout cas ça reflète parfaitement l’ambiance amicale, de TOUS les pilotes et spectateurs.
    Pour Jewel ou JP :
    déplacez vous en Belgique… déjà eux vous accueilleront dignement , et toujours avec une chope.
    De plus , genre une manche comme le Condroz, vous changerez vite d’avis concernant leur soit disant lenteur.

  4. Slate dit :

    @RS … c’est plutôt Henri Toivonen qui a perdu la vie au TdC.
    Son frère Harri est toujours actif.

    • Rallye-Sport.fr dit :

      Ouff..Passer autant de temps sur un tel article et le gâcher par une telle faute. Sans doute la ressemblance des prénoms, mais ça reste une belle erreur. Merci d’être là pour « repasser » derrière nous !

  5. renebon romain dit :

    En Belgique le niveau du VHC est spectaculaire… en France 90% des pilotes VHC sont en promenade sur des routes fermées
    https://www.youtube.com/watch?v=mvD_hrEJ2I4

    • Monégasque dit :

      Ben écoute prends le volant d’une Porsche et montre nous ce que tu peut faire…

    • jewel dit :

      En France nos vieilles frites « une fois » roulent sur de l’asphalte sec .
      En Belgique « une fois » vos routes ressemblent plus à des champs de patates qu’à une route classique donc pas étonnant de voir vos vielles frites faire les 4 coins de la route tout en donnant l’impression d’attaquer…

      • Joël G dit :

        Vous êtes mal renseigné et vous n’avez probablement pas vu d’autres ES que celles forestières ou terre. La majorité du parcours est sur des routes classiques. Quant au niveau, il y a encore quelques années, quand le rallye était encore basé à Spa (une seule étape forestière) il était de coutume d’inviter un ex très, très grand, qui avait roulé, et gagné, en mondial sur ces voitures à l’époque de leurs jeunesses. Les bagarres en « légend » étaient très, très serrées!
        Déjà en « challenger » avec une moyenne à 80 km/h, il ne faut pas traîner, alors en « légend » où c’est chronométré et où c’est bagarre….

        • vince16s dit :

          Pour être frontalier et vu pas mal de rallyes Belge, le niveau VHC est plus élevé, plus intéressant, plus spectaculaire (même en moderne) qu’en France, certes les pilotes sont beaucoup plus jeunes aussi mais, ce qui est bien chez eux, c’est que les VHC comptent dans le classement général, c’est pas mal de voir les performances d’une mamie au beau milieu des modernes.

    • rh74 dit :

      Ca me fait rire ce genre de commentaire! As tu seulement eu l’opportunité de conduire ne serait-ce qu’une fois ce genre de voiture? Moi oui et j’ai énormément de respect pour ces pilotes qui ne bénéficient d’aucune assistance au pilotage! Et c’est aussi ce qui fait le charme du vhc à savoir le mélange entre des très bons (tu vas me dire qu’un jf mourgues ou un jm almeras se trainent peut être?) et des vrais passionnés qui s’y mettent sur le tard.
      Sois bien content de voir ces plateaux accompagner les modernes. C’est une parenthèse nostalgique et poétique qui doit être appréciée à sa juste valeur.

      • le jeune qui sait rien dit :

        Houlà ! j’ai rien contre Mourgues ou Alméras, mais de là a parler de très bon….On va dire que même très jeune, ils faisaient pas parti des grands pilotes .
        Le vhc est juste une discipline différente.

        • rh74 dit :

          tout est une question de curseur. Pour moi quand tu participes une petite dizaine de fois au mans notamment au volant d’une porsche 962/C, oui tu fais partie des grands pilotes .

        • coucou dit :

          tous les top pilotes ne se reconvertissent pas dans le WHC ,tout comme il n’y a pas que des super pilotes en WRC ,alors je ne vois pas ou est le probleme .
          Ces critiques de la part de gens qui n’ont pour la plupart jamais mis le cul dans un baquet sont ridicules

  6. renebon romain dit :

    En Belgique le niveau du VHC est spectaculaire… en France 90% des pilotes VHC sont en promenade sur des routes fermées