Lefebvre : « Je vais aller à bloc »



Sans contrat officiel en main, une première depuis 2014, Stéphane Lefebvre arrive au Touquet détendu, prêt à se faire plaisir sur le seul rallye pour l’instant au programme de sa saison.

Avant le lancement du rallye du Touquet, le pilote nordiste a évoqué son intersaison mouvementée et la fin de sa collaboration avec Citroën. Revenu dans la peau d’un pilote privé, Stéphane Lefebvre doit désormais retourner à la chasse aux partenaires pour constituer un programme.

Comment se passe ce début de saison, finalement assez étrange pour toi ?

« Je ne vois pas mon début de saison très différemment de d’habitude. Je viens au Touquet sans pression, je vais plus vivre au jour le jour cette année. On va essayer de trouver des partenaires pour faire des rallyes, il n’y a pas d’enjeu particulier, hormis la victoire. »

Cette intersaison devait être assez particulière pour toi.

« C’est délicat oui, mais c’est le jeu. J’ai eu la chance d’être pilote officiel pendant quatre ans…mais certains n’en auront jamais de leur vie, on peut le voir comme ça. C’est compliqué, je vais essayer de rebondir, monter un programme WRC-2, dans des championnat nationaux peut-être en Belgique, je n’ai rien de défini. Tout ce que je peux faire cette année, je le ferai et voilà.

Je n’ai pas de team défini, ni d’auto, ce sera la meilleure opportunité que je prendrais. On voit de plus en plus des copilotes qui trouvent des budgets pour rouler, notamment en Belgique, donc on ne sait jamais. »

L’an passé, ta saison WRC-2 a été bien décevante avec Citroën. Comment s’est déroulé cette fin de partenariat avec les Rouges ?

« Dès l’Espagne, pour notre dernier WRC-2, je savais très bien qu’il n’y aurait certainement plus de contrat. C’était un feeling. Au vue de la situation au cours de la saison, j’ai compris qu’ils étaient pas à 200% pour que tout marche comme je le voulais, donc à partir de là, c’était difficile. Je m’entendais très bien avec tout le monde dans l’équipe. On avait pas les moyens des plus grosses équipes et pour la compétition clients, cela a été plus restrictif, et moi je n’étais pas là pour ça, mais pour gagner. Donc j’en avais un peu gros sur la patate. Ils continuent de bosser avec Yoann (Bonato) et j’espère que ça marchera pour eux.

Il y a plein de choses à finir, Citroën a été un peu trop pressé de vendre la voiture. Quand on compare avec VW qui a pris le temps de la finir et l’aboutir à 100%, je pense que si nous avions pris six mois de plus, cela aurait été pas mal. »

As-tu eu des offres intéressantes pendant cet hiver ?

« Il y avait une possibilité de programme en championnat de France avec une Skoda Fabia R5 de chez FJ. Finalement, cela ne s’est pas fait, je n’avais pas de partenaires suffisants pour la saison. Pour le Touquet, j’ai trouvé des partenaires locaux. Je voulais m’engager sur une voiture que je connaissais afin de ne pas devoir faire plus d’essais, ce qui demande un budget supplémentaire. Je connais cette C3 par coeur donc c’est une façon de réduire les coûts.

Il ne restait plus que cette C3 de disponible chez PH Sport. Jean-Charles Beaubelique m’a donné un coup de main pour ce rallye et ainsi porter les couleurs de Minerva. Cet engagement s’est fait sur le tard, le 28 février je crois, donc le timing était serré. »

Tu vas retourner un peu à l’époque de la 208 Rally Cup où il fallait lutter pour trouver des budgets.

« En effet, ça fait un paquet d’années que j’ai, entre guillemets, pas eu besoin de chercher des partenaires. C’est un métier à part, il faut savoir se vendre, promouvoir les sponsors et ça, c’est un boulot totalement différent que d’attaquer. »

Du coup, on a oublié d’évoquer vraiment le Touquet. C’est quoi ton objectif ce week-end ?

« Je suis là pour gagner clairement. J’ai assuré la voiture, je suis prêt. Je pense que Sylvain et Yoann seront de gros adversaires. Après, difficile de dire le niveau des Polo, mais je pense qu’elles vont être performantes. On est cinq à pouvoir gagner, donc il ne va pas falloir être endormi, ça s’est sûr.

Je vais aller à bloc cette année et on verra. Il peut y avoir des faits de course, mais je ne pense pas qu’on ne soit pas dans le rythme ce week-end. »





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