La méthode Loeb




15 ans, ou encore 5471 jours (si l’on en croit Volkswagen) que cela n’était pas arrivé. De quoi sortir des oubliettes, la victoire de Tommi Makinen au San Remo 1999, qui semble déjà appartenir à une époque que les moins de vingt ans ne peuvent pas connaître.

uvent pas connaître.

Plus qu’une belle victoire agrémentée d’un resserrement significatif au championnat, c’est un véritable exploit qu’a signé ce week end Jari Matti Latvala. En s’imposant le pilote finlandais a même avoué qu’il s’était inspiré d’un pilote qu’il a longuement côtoyé, prouvant ainsi qu’il était en mesure de s’imposer sur toutes les surfaces.

78 victoires en carrière, dont plus d’une trentaine sur l’asphalte, Sébastien Loeb a véritablement fait office de référence sur cette surface depuis une dizaine d’années. Rarement à la limite et quasiment imbattable, le pilote français a pu grâce à son style de pilotage s’imposer et se démarquer à bien des reprises, provoquant ainsi l’admiration de ses adversaires.

Conscient de la marge qui le séparait encore de la victoire, il y a peu, Jari Matti Latvala se souvient : « C’est incroyable. En 2008, en Catalogne, avec la Focus, je finis à six minutes de Sébastien Loeb qui gagne le rallye. En 2009 et 2010, j’étais également très loin du rythme. ».

Déterminé à devenir un jour champion du monde, il ajoute : « Si on veut remporter le championnat, il faut pouvoir se battre dans toutes les conditions. On ne peut pas être seulement un spécialiste de la neige ou de la terre. Il faut être un pilote complet. C’est ce que j’ai vraiment voulu et j’ai travaillé pour cela. »

Victorieux ce week end, le pilote finlandais a reconnu : « J’ai donc regardé comment pilotait Loeb. En visionnant ses vidéos, j’ai étudié ses trajectoires et j’ai appris comment piloter sur asphalte. De lui, j’ai appris que si l’on n’est pas sûr qu’une portion doit être passée à fond, il vaut mieux lever le pied plutôt que freiner. Le freinage fait perdre plus de vitesse, tandis que quand on reprend une accélération on peut garder un peu plus de vitesse et moins déséquilibrer la voiture. »

Grâce à ce succès, Jari Matti Latvala entre donc de plain-pied dans le cercle très fermé des pilotes ayant triomphé sur les trois surfaces.





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  1. didier dit :

    c’est un bon pilote asphalte, car au vue des résultats obtenus depuis les années passées
    il était souvent très près de la 1ère marche. 2012, 3 fois second derrière Loeb, 2011, il a dû souvent s’effacer pour laisser les points à Hirvonen.

  2. briwan dit :

    sans sa poisse latvala pourrait tres certainement devenir champion!!! il a aujourd’hui les capacités l’auto et le team autour de lui pour réaliser son rêve!! y’a plus qu’a …………….

    • Kaizer Sauzée dit :

      Sa « poisse » comme tu dis, ce sont très (trop !) souvent de grosses erreurs de sa part, comme en Allemagne, alors qu’il avait course gagnée…

      • FABRIZIO dit :

        tout à fait d’accord avec toi !

      • D dit :

        c’est clair 100% d’accord ! cette année plus particulièrement il a montré qu’il pouvais être rapide, précis et régulier, mais il faut juste qu’il apprenne à gérer quand il mène un rallye…
        Jpense que ça va donner la saison prochaine !

      • DJ KiiM dit :

        c’est clair 100% d’accord avec vous ! Il a particulièrement montré cette année qu’il pouvais être rapide, précis et régulier ! vivement l’année prochaine !!!!!

    • iceman dit :

      Mener un rallye WRC avec + de 50″ d’avance sur son + proche poursuivant qui a une WRC – performante, càd se retrouver sans pression et bêtement sortir de la route … je n’appelle pas ça de la « poisse » (Allemagne 2014).Où alors il faut que je revoie la définition au dico.

  3. Lacave75 dit :

    Si Latvala bat Ogier en fin d’année, il pourra dire « Merci Sébastien ».

    • iceman dit :

      C’est vrai que lorsqu’on est Champion du Monde en Tire, largement en tête du Championnat, sortir 2 x dans un même rallye (la 2e fois, alors qu’il n’a aucune pression – sauf de rallier l’arrivée pour essayer de prendre 3 pts à la Power Stage) on peut dire que c’est « jouer avec le feu » ….(Allemagne 2014). Tandis qu’en Alsace , c’est la mécanique qui a décidé (sauf le pointage de 4′ en avance …)