#8- Le plein d’enseignements (Les Carnets de Victor)



Après avoir pointé en retard pour récupérer son carnet au rallye des Canaries, nous sommes cette fois à l’heure pour publier les premiers carnets de l’année de Victor, habituel copilote de Florian Bernardi, et engagé cette année en ERC.  

Victorieux sur l’asphalte des Canaries début mai, le duo Bernardi/Bellotto découvrait cette fois la terre avec un voyage périlleux en Pologne. De la première séance d’essais, à l’arrivée finale, Victor vous fait revivre cette épreuve riche en sensations et découvertes.


Jour 0

Voilà 1 an et 9 neuf mois que j’attendais ce retour. Ce retour sur terre. Après des mois et des semaines à réfléchir, trouver des solutions, à travailler en coulisse, nous avons enfin pu officialiser notre participation à la prochaine manche de l’ERC, le Rallye de Pologne. Nous avions (déjà) utilisé nos 2 jokers de la saison aux Açores et en Lettonie et il nous était impensable de ne pas mettre toutes les chances de notre côté pour jouer ce titre en ERC3. Changement de décor donc pour toute l’équipe.

L’acclimatation s’est faite en plusieurs temps pour Florian. Il a d’abord profité des conseils de Christian Domergue et Laurent Clutier à l’école de pilotage terre de Drive Control à Monteils (30) il y a près d’un mois. Le but était de le préparer aux spécificités de cette surface et de consolider les bases. Tout cela sur des voitures de tourisme équipées de pneus de série. Puis, la veille du grand jour, j’ai rejoint Florian pour effectuer une première journée de travail sans la Clio. Son père nous avait prêté la voiture familiale qui sert pour le Terre du Vaucluse annuel et pour le prochain Terre du Haut Var. L’occasion de découvrir la nouvelle piste rallye de presque 3,7km et de travailler les notes et l’application des méthodes apprises 1 mois plus tôt. Mais c’est bien ce mercredi 12 Juin qui validera toute la théorie.

7h05. Départ pour Monteils afin de retrouver notre Clio dans a nouvelle version et le reste de l’équipe. La veille, nous avions visionner avec Florian beaucoup de caméras embarquées afin d’échanger sur les spécificités de l’épreuve: les hautes vitesses et les sauts. Trouver un code pour les ciels qui sautent, ceux qui délestent, pour les ornières, les repères de freinage, l’annonce des notes. Bref il y a du travail.

8h35. Nous arrivons sur place et la belle est déjà sur chandelles. Fred et Thomas peaufinent les derniers détails avec Daniel Giroud tandis que Jean Michel et Erik installent les caméras. L’équipe FAC a fait un très beau travail sur la préparation avec toutes ces protections, une nouvelle trousse à outils et on hésite à aller salir tout cela !

10h00. Premier rodage de la Clio R3T sur le circuit de Rallycross. Six tours afin que tout se mette en place et vérifier aussi l’ennemi de cette surface: la poussière ! Une voiture étanche, c’est une voiture dans laquelle on peut attaquer !

10h50. Cette fois nous y sommes. Après un tour de « liaison », nous partons en mode spéciale sur ce tracé de Monteils. Assez varié, on y trouve du sinueux, du sablonneux, du très rapide et du « mi-vite » comme dirait Laurent Clutier. Le terrain en Pologne est tellement spécifique que l’important est avant tout de rouler au maximum pour ce sentir à l’aise dans l’auto. Pourtant dès la fin du 2ème tour, Florian est déjà dans l’analyse et dans l’amélioration du comportement général. Les présentations avec cette nouvelle surface auront été brèves.

13h20. J’ai laissé ma place à Daniel afin que nous soyons trois à pouvoir échanger sur nos ressentis. Tout est passé en revu entre les ressorts, les barres, les clics, les pressions de pneus. Florian est d’ailleurs surpris d’arriver à ressentir chaque légère modification sur un terrain plutôt cassant par endroit. C’est un bon signe.

15h08. C’est au tour de Laurent de monter dans mon baquet. L’oeil du moniteur ne fait pas de cadeau et nous sommes impatients d’avoir son retour à leur arrivée sous la tonnelle. Debriefing positif autant au niveau de l’auto que du pilotage de Florian. La confiance s’améliore au fur et à mesure quel le setup évolue. Et il en faut de la confiance sur le milieu du tracé quand on allume 2, voire 3 diodes rouge sur le 6ème rapport et les 4 roues en l’air !

16h12. Nous décidons de changer de sens afin de remettre toutes nos certitudes à plat. La topographie change presque radicalement avec plus de montée, des nouveaux virages (même si ce sont les mêmes !) et surtout des sauts différents. Et le sentiment est toujours positif sur le comportement de notre Clio qui se comporte à merveille. Je sens Florian nettement moins sur la retenue: il essaye des choses quitte à se tromper, il « joue » d’avantage avec l’auto et saisi la façon d’aller vite.

7h03. Après 100 km et 6 pneus bien entamés, nous clôturons notre journée de test. Une journée très positive avec une belle synergie entre tous qui nous a permis de comprendre cette voiture sur la terre. Irréprochable de fiabilité, la Clio R3T préparée par FAC sera un atout précieux dans notre quête de points. La piste étant plus proche de Chypre que de la Pologne en fin de journée, nous a aussi permis d’éprouver les protections et les moyens de les améliorer encore. J’ai la banane car je vais enfin pouvoir incrémenter mon compteur de rallyes sur terre qui s’était arrêté à 31 rallyes / 2643 km. Rendez vous dans 15 jours pour une nouvelle aventure qui promet d’être … spectaculaire  !

JOUR 1

Retour à Mikołajki. Après une première participation avortée en 2015 et deux éditions comme coordinateur sportif, me voici de nouveau dans ce coin de la Mazurie pour continuer notre belle série avec Florian. Arrivés lundi dans la nuit, nous avons pu profiter d’une journée off hier pour se reposer et nous mettre en mode rallye. Avec tous ces lacs et cette verdure, on se croirait presque dans la région des 1000 lacs, en Finlande.

8h06. Convocation pour les vérifications administratives dans l’immense Hotel Gołębiewski qui doit héberger 80% de la caravane de l’ERC et une grande partie de l’enclave russe toute proche. Finalement plus coulée que dans mes souvenirs en WRC,  nous sortons rapidement avec nos précieux sésames et nous dirigeons au parc d’assistance pour l’installation du GPS.

8h32. Journée terminée ! Boutade bien sûr mais retour au camping pour attendre l’heure d’ouverture des reconnaissances programmée à 13h00. Le temps pour moi de trier tous les documents, stickers, préparation du bolide de reconnaissance et pour Florian de se préparer mentalement à ce qui nous attend.

10h42. Arrivés à l’assistance avec le matériel et la Clio, nous allons récupérer les chauffeurs de l’extrême pour leur éviter d’attraper une insolation. Pendant ce temps, nous préparons à manger pour les accueillir comme il se doit. La chaleur est au moins aussi pesante que dans le reste de l’Europe actuellement et cela risque d’être un facteur déterminant dès vendredi.

12h35. Un plat de pâte et une banane plus tard, nous prenons la direction du circuit de Mikołajki (rallycross ?) pour attaquer le vrai travail. Cette première partie est une mise en bouche et les 2,5kms d’asphalte ensuite, une légère inquiétude avant d’attaquer enfin ce pourquoi nous sommes là : la terre. Ou plutôt le sable.

15h47. Nous venons de terminer notre premier passage dans Uzranki et on commence à se frotter la tête. Autant les deux premières sont compréhensibles malgré les gros pièges au départ de l’ES11/14 Gmina Mragowo, autant celle-ci nous rappelle bien où nous sommes. Dans le temple de la vitesse et du gros cœur. Comment voulez-vous tout prévoir à 80km/h alors qu’on sera facilement au-delà de 150km/h les trois quarts du temps ? Heureusement, les notes nous paraissent parlantes et limite trop précises et surtout, Florian se sent à l’aise. Espérons que ce sentiment perdure en course.

17h23. Retour au camping et moi à mes notes. Je profite que la journée fut courte pour terminer ma mise au propre sur le cahier de l’étape 2. Trois heures après, entrecoupé d’un repas convivial et d’une bonne mousse fraiche de fin de journée, nous rejoignons nos chambres pour être d’attaque pour la longue journée de jeudi. Alors à demain !

JOUR 2

7h45. Après une mise en bouche la veille, cette fois c’est une journée de reconnaissances « normale » qui nous attend. Enfin si notre carte SD le veut bien. Une fois le souci réglé, nous attaquons la spéciale de Paprotki, la vraie première spéciale de ce rallye. Et quel beau morceau sur une surface très propre, sans verticale mais avec des vitesses toujours aussi élevées.

11h47. Nous en terminons avec le premier passage d’Olecko et ses 28,34km, le plus long chrono de cette 76ème édition. Les 4 derniers kilomètres se feront littéralement « pied au plancher » en prenant soin de maintenir nos roues dans la fine bande de terre balayée. Ecart de trajectoire interdit ! Ce qui nous donnera beaucoup de mal au début à tous les deux ce sera probablement le rythme à adopter : prendre un peu d’avance pour anticiper mais pas trop pour ne pas se décaler. Ajouter à cela le fait que je serais dans une position très basse dans la Clio et vous comprendrait mon état d’esprit avant nos premiers tours de roues demain.

13h10. Pause déjeuner terminée au bord de l’eau. Encore le gros morceau puis il nous restera seulement la spéciale de qualification et la super spéciale de Mikołajki. Les recos se font tellement vite et bien qu’on a constamment l’impression d’oublier quelque chose. Avec la pluie de cette nuit et qui continue aujourd’hui, pas de poussière ce qui est une bénédiction lorsqu’on se suit à la file indienne.

17h12. Recos terminées. Direction l’assistance pour voir enfin à quoi cela ressemble. Cette année, toute la surface est bitumée ; on sera donc à l’abris des embourbements ou de la poussière. A peine me suis-je installé pour continuer mon travail sur les notes, qu’il a fallu avec Florian et l’équipe gérer les consommables : pneus, essence, refueling. Travailler avec des prestataires différents suivants les courses amène du stress et quelques sueurs froides mais nous finissons par y arriver, non sans mal.

19h25. Premier repas tous ensemble sous la structure. Tarik, le cuistot partagé avec une autre équipe, nous régale. Cela fait du bien de prendre le temps avant les prochains jours qui seront éprouvants. J’attaque mes listes de choses à faire, à ne pas oublier, à solutionner, à vérifier entre deux pages de notes.

21h36. Fin du premier briefing et retour au mobil home. Il me reste encore à relire tous les additifs, préparer ma liste principale pour la journée de demain et taper ce 3ème carnet  Il ne me restera plus que la longue spéciale à mettre au propre mais j’aurais besoin de refaire une passe pour être sûr de mes enchainements et mes annotations. Pour l’heure au dodo, la température est passée de 34°C hier à 20°C aujourd’hui, le bonheur. La nuit promet d’être plus agréable. Bon courage à ceux restés dans l’hexagone, sortez couvert ou ne sortez pas du tout !

Jour 3

6h45. Nous aimons tellement être au coeur de l’action que notre camping se trouve juste après le départ de la spéciale de qualification. Il a donc fallu négocier la veille pour passer avant 7h au lieu des 5h prévu pour la fermeture de route. Arrivés à l’assistance, il reste encore un peu de travail avant de s’élancer pour nos grands débuts ensemble sur la terre.

9h27″21. Point stop de la Free Practice 1. Je ne dirais pas que l’habituelle boule au ventre et toutes les questions que nous nous posons sont définitivement évacuées mais cela nous rassure malgré tout. 2min15 puis finalement 2min08 en qualification, nous améliorons de 13s sur 3,25km, plutôt encourageant. L’engagement nécessaire, le grip, les rails, le sable, les sauts, nous avons dû tout découvrir avec à peine 3 passages dans cette spéciale de Talty. Tout ce que l’on veut éviter sur asphalte permet d’aller vite sur terre en résumé.

13h22. La voiture n’est toujours pas libérée du parc fermé alors nous profitons du temps avant la cérémonie pour travailler sur les notes et analyser nos premières impressions avec l’équipe et Daniel Giroud de R.Tec. Finalement relâchée à 14h20, il nous reste moins de 30min pour faire un check rapide de la belle avant de l’amener au centre ville de Mikołajki.

15h11. Avec Thomas, nous patientons dans la file avant l’entrée du parc de départ mais c’est déjà l’affluence sur la route des vacances. Quand je comprends que nous n’irons pas plus loin, j’abandonne mon chauffeur et retourne à pied à l’assistance pour remettre mon habit de lumière et revenir avec mon pilote principal.

18h25. A notre tour de nous élancer dans cette super spéciale, au moins je suis déjà allé plus loin qu’en 2015 ! L’organisation nous a fait le plaisir de créer un gué artificiel dans les longues lignes droites juste derrière les sauts. Difficile de lire le grip sur ce béton recouvert de graviers mais pas de bêtises. On sait que c’est vraiment demain que le rallye s’élancera. Ce fut une bonne journée dans l’ensemble avec une mise en route progressive et positive surtout.

21h05. Même à des milliers de kilomètres, on supporte notre équipe nationale tout en écrivant ce nouveau carnet. Encore un peu de travail de caméra et demain nous devrons faire le job ! Allez les bleues ! (déjà 0 – 1 …)

Jour 4

8h45. Après une journée plutôt positive la veille, nous savons qu’aujourd’hui nous entrons dans une autre dimension. La liaison est courte jusqu’à Paprotki et Florian, comme toute l’équipe, sentent que je suis tendu ce matin. Les anciens souvenirs resurgissent quelque peu, beaucoup trop de questions en fait. Ce matin, c’est encore plus tendu qu’à l’accoutumé.

10h02. Nous en terminons avec l’ES2, assez perplexe. Pas en confiance avec les notes dans le rapide, certaines trop optimistes et d’autres sous notées, nous ne sommes pas encore passé en mode « gravel ». Pilotage trop en ligne, recherche de belles trajectoires ou freinages encore hésitants, la sanction est lourde mais logique. Direction Stare Juchy avec un profil encore différent et un besoin de repartir de l’avant.

12h04. Fin de cette première boucle avec les 28,62km d’Olecko et sa dernière partie ultra rapide. Après 60km, on peut déjà tirer les premiers enseignements et avoir une bonne idée de ce qu’il faut améliorer. On a changé les cartos pédale, d’anti-patinage, rouler sur le goudron, le sable, dans les fines traces où s’en écarter peut-être rédhibitoire lorsque vous flirter avec les 180km/h, voir au-delà. On a également pu checker nos notes et éviter les pièges. La longue liaison de plus de 2h nous laisse le temps de contacter Frédéric Anne et Daniel Giroud pour debriefer et trouver des solutions.

14h34. Sur les conseils de Michelin, nous partons dans la seconde boucle avec la nouvelle gomme proposée, le LTX. La pause, le repas concocté par notre cuistot Tarik et une grosse remise en question, nous permettent de repartir dans l’ES6 avec un nouvel état d’esprit. Et cela se ressent immédiatement. L’engagement est bien supérieur, Florian se force à jouer d’avantage avec l’auto, à faire confiance au grip et en définitive, les notes maintenant corrigées sont assez parlantes. Sur cette étape, les routes restent dans un excellent état et heureusement à la vue des vitesses moyennes … Les sensations sont dingues et on se demande où sont les limites.

18h17. Quelques kilomètres en amont, nous avions de fort doute quant à notre capacité à rejoindre l’arrivée de cette ES8. Dans cette partie entre les champs où seule une épingle et un croisement nous ralentissent sur presque 5km, on ne rentre pas assez dans une corde, l’arrière chope les graviers et nous venons nous poser en équilibre sur 2 roues entre la route et le champ et cela toujours sur le 6ème rapport ! Les 5s suivantes durant lesquelles le rétro de Florian balayait les pousses de blé et moi qui était 1m plus haut que lui, nous ont paru interminable et nous redoutions tous les deux le moment où notre parechoc avant irait rencontrer un rocher, une buse en béton ou un trou. Finalement, notre Clio remonte sur la route et nous pouvons souffler.

Un peu de nettoyage pour évacuer le blé et la terre, raccrocher un peu le parechoc meurtrie et nous revoilà sur la liaison. Cette deuxième boucle était complètement différente de celle du matin avec des améliorations de près de 2s/km. Florian avait le retour d’informations de la voiture qu’il attendait, les notes lui parlait, j’étais également plus dans mon rôle de chef d’orchestre que d’analyse globale et le pilotage s’approchait de la vérité. Tous ces facteurs ont augmenté le plaisir et la performance générale. Mais nous étions encore en queue de peloton et quand vous avez une âme de compétiteur, le constat est dur à avaler. Pourtant, passer de 3,8s/km à 1,6s/km en quelques heures sur une épreuve telle que la Pologne est déjà une performance en soi.

21h50. La voiture est désormais en parc fermé. Nous avons utilisé au mieux les possibilités de la flexi-assistance qui nous permettent de préparer en amont le travail et maximiser ainsi le temps d’assistance. A peine rentrer au camping, nous repassons en revue les spéciales du lendemain pour ajuster les notes après l’enseignement appris aujourd’hui. Coucher 23h30, c’est une fatigue psychologique qui me terrasse. La concentration nécessaire pour envoyer les notes dans le bon tempo alors que je n’ai aucune visibilité sur la route, que vous êtes basculé à droite et à gauche sans interruptions, sans parler des ciels, sauts qui vous perturbent les repères, on a tous les deux beaucoup donné sur cette première étape. Finissons le boulot demain.

Jour 5

9h39. Partir plus loin au classement nous donne au moins l’avantage de dormir un peu plus. Bien que plus courte, la deuxième étape est probablement encore plus compliquée car malgré les vitesses élevées la veille, on dénombre très peu d’erreurs. Pour la 4ème fois, nous reprenons le tracé de Mikołajki Arena qui est maintenant très dégradé. Partis sur un bon rythme malgré les rails et compressions surprises, nous heurtons une racine ou une grosse pierre dans un droite qui nous crève instantanément le pneu. Avec 4km à faire, nous roulons jusqu’à l’arrivée pour limiter la casse. Sans roue de secours, les deux prochaines spéciales se feront « cul serré ».

12h04. Fin de cette boucle qui a fait des dégâts : Llarena, Talas, Hokkanen en restent là et nous progressons au classement. Les spéciales du jour sont nettement plus techniques et dégradées et la marge d’erreur se réduit encore. Beaucoup y sont allés de leur crevaison, tout droit, touchette ou sortie.

15h43. Nous sommes bloqués au départ de la dernière ES de ce rallye suite à plusieurs sorties de route. De quoi vous mettre en confiance. Nous partons avec l’envie de réduire l’écart en dessous de la 1s/km pour terminer cette manche sur une bonne note. Malgré nos efforts, notre engagement, la dégradation du terrain, le besoin impératif de terminer nous fera échouer proche du but. Mais l’objectif est largement atteint.

17h12. Après une brève assistance pour dépoussiérer notre Clio R3T, nous attendons notre tour dans le centre de Mikołajki pour monter sur le podium final. Plus habitués à fêter l’arrivée au champagne ces derniers mois, il nous faut relativiser sur la montagne que nous avions à gravir ici en Pologne : pas d’expérience de la terre pour Florian, peu de roulage de la Clio sur cette surface, un terrain hyper spécifique et qui demande beaucoup d’engagement à ces vitesses stratosphériques, il aurait été compliqué de faire beaucoup mieux. Nous repartons malgré tout avec 2 points supplémentaires et surtout une grosse expérience pour la suite.

Il est temps pour moi de remercier toute notre équipe sur place, Frédéric, Philippe, Thomas, Daniel, Sylvain et Erik, Daniel Giroud de chez R.Tec à distance, Tarik notre cuistot, nos partenaires et vous tous pour les messages d’encouragements et de félicitations malgré une place finale inhabituelle. A Rome, nous serons en terrain connu.





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  1. filip dit :

    Super, le rallye vu de l’intérieur ! Merci et à très bientôt…

  2. HondaN600 dit :

    merci RS pou ces carnets passionnants qui nous permettent de réaliser vraiment ce qu’est la vie d’un équipage de rallye sur une épreuve.
    ça me rappelle des souvenirs (même si je ne courais en rallye moto, il y a des points communs)

    En tout cas, on en redemande